PREFACE

 

C’est avec beaucoup de fierté que j’ai accepté d’écrire la préface de ce livre. Cela m’a obligé de me replonger avec nostalgie dans les années que j’ai passées avec le club du Mans et je me suis quand même posé la question : pourquoi moi ?

 

Bien sûr, j’ai pensé de suite au match amical contre Toulouse, au but que j’ai marqué grâce au super centre de Jean-Luc Gautier. Ce fut pour moi le départ d’une belle aventure. J’ai tout de suite senti que je vivrais quelque chose d’intense, d’inoubliable. Bien sûr, je suis fier aussi d’être toujours le meilleur buteur avec 60 buts à mon palmarès en matchs officiels. Mais surtout, ce dont je me souviens, c’est l’accueil de Bernard Guédet et de Thierry Froger. Ils m’ont de suite fait confiance lors de mon arrivée. Je ne peux oublier aussi Régis Beunardeau, notre “skipper” (qui se moquait de mon accent flamand), Christian Penaud (“Kiki”), à qui je ne pourrai jamais assez dire merci pour son accueil et la gentillesse de sa famille. J’ai aussi une pensée particulière pour Eric Garcin qui a signé son contrat la même semaine que moi. Une anecdote assez drôle nous lie : nous avons eu un malentendu dans nos 16 mètres, sur un corner de nos adversaires et nous nous sommes bagarrés tous les deux. Dans le stade, un silence de mort régnait. Plus un bruit, les spectateurs étaient attentifs à la suite des événements. Notre premier match ensemble n’est pas passé inaperçu ! C’était peut-être ces caractères forts qui manquaient alors à l’équipe, ces moments de folie dont elle avait besoin pour se maintenir en super D2. Eric est devenu par la suite mon meilleur ami. En lisant ce livre, j’ai appris que je n’étais pas le seul Belge qui était passé au Mans. A leur époque, les Thys, Wauters, De Grootte et Berckmans ont aussi laissé une belle image au Mans. J’adore quand on parle de mon pays !!!

 

Le jour de mon départ restera longtemps dans ma mémoire. Ce fut un événement émouvant qu’on ne vit que rarement. Je me souviens que mon camarade de chambre, Olivier Pedemas, avait les larmes aux yeux (quelle super mentalité celui-là !). Les supporters m’avaient préparé des témoignages de leur sympathie et me rendaient le bonheur que je leur avais procuré sur le terrain. Ce fut une fête à la hauteur de leur reconnaissance.

 

Je profite pour saluer tous les joueurs, le staff technique, les supporters et les dirigeants avec M. Merdrignac qui m’ont donné la force de me battre pour les couleurs du MUC 72. Ce livre retrace l’histoire des 100 ans de football au stade Léon Bollée. Je le conseille, non seulement aux supporters du Mans, mais aussi pour ceux qui connaissent moins ou pas du tout le foot manceau. Ce livre est accessible à tous ceux qui veulent connaître l’origine du foot au Mans grâce à la famille Bollée. Ce mémorial permet, en particulier, de retrouver l’ambiance familiale qui régnait dans ce stade aux débuts du MUC et l’entêtement du staff pour qu’il y ait une parfaite cohésion entre les joueurs, l’encadrement, les bénévoles et les supporters qui ont mis leur “fanatisme” au service de leur équipe. C’est pour moi, ce qui fait la force de ce club lors de mon passage au Mans. Pour finir, je voulais remercier et féliciter Patrick Martin pour m’avoir fait l’honneur d’écrire la préface de ce magnifique ouvrage.

 

 

 

 

Mes félicitations

Patrick Van Kets

 

 

 

 

 

Patrick Van Kets se pose la question : pourquoi lui ? Eh bien, à ce jour, il est le joueur ayant marqué le plus de buts pour le MUC 72. J’ai dénombré 53 réalisations en championnat. Dans cette préface, Patrick confirme ce chiffre. En plus de son talent (dont Marseille se souvient), je l’ai choisi aussi parce que ce joueur est un modèle de gentillesse et de dynamisme. Pour toutes ces raisons, et comme il a laissé un très grand souvenir au Mans, personne d’autres que lui (à part Didier Drogba ou Laurent Bonnart, les plus connus) ne pouvait rédiger cette préface.