La fin de l’USM (de 1981 à 1985)

SAISON 1981-1982

QUATRIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LA CRÉATION DE LA LIGUE DU MAINE

... le 1er Juillet 1981, suite à une décision administrative de la Fédération, la Sarthe et la Mayenne sont réunies au sein de la ligue du Maine. Celle-ci regroupe les associations affiliées à la FFF de ces deux départements qui appartenaient depuis sa création (en août 1918) à la ligue de l’Ouest. Les gamins des clubs sarthois ou mayennais jouant au niveau Critérium apprécieront la décision. Ils n’effectueront plus les longs déplacements pour aller affronter les équipes de Brest ou de Quimper. Les départements bretons sont maintenant entre eux, tout en restant orphelins de la Loire-Atlantique toujours liée au Maine-et-Loire. Gilbert Béhier change de présidence. S’occupant de la LOFA depuis novembre 1976, il prend les commandes de la nouvelle ligue du Maine. Son successeur, Jean Mezière assurera la fonction pendant seize ans avant de passer le relais, le 3 octobre 2008, à Gérard Loison. “Merci Présidents !”

 

ANDRÉ GUTTIERREZ

Le Président Jean-François Stévenot confie le poste d’entraîneur à André Guttierrez. Cet ancien attaquant a joué en 1e Division à Sochaux en 1977-1978. Il arrive d’Agde pour une durée de trois ou quatre ans. On verra. Trigano sera le sponsor-maillot de l’USM.

 

Départs : les clubs sarthois les plus huppés accèdant aux divisions de la nouvelle Ligue du Maine ont besoin de bons joueurs locaux. C’est ainsi que Jean-Pierre Pasquier (Mamers), Philippe Haran (Coulaines), Raymond Mahé (Yvré-L’Evêque), Philippe Troadec (Sablé-sur-Sarthe) s’en vont. Patrick Dréano (Menton), Yves Flohic et Christophe Pottier partent aussi.

Arrivées : Philippe Rundstadler (21 ans) vient de Montluçon, Ante Hammerschmidt (US Orléans en 2e Division), Marc Barré (un gardien de but de Rennes) et Thierry Savignard (un pur manceau de 21 ans, qui a joué aux CS Sablons puis au SCO Angers pendant 2 ans, comme aspirant puis stagiaire-pro).

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Jacques Deschamps et Marc Barré.

Défenseurs : Claude Brossier, Philippe Rundstadler, Roger Bertin, Pierre Bajoc, Pascal Froger, Jean-Pierre Ropéro

et Frank Eon.

Milieux : Michel Raulin, André Gutteriez (c), Jacques Lequellec et Thierry Savignard.

Attaquants : Ante Hammerschmidt, Freddy Bruteul, Jean-Michel André, Patrick Sénellier, Frédéric Teil et Mour M’Bengué.

 

LE CHAMPIONNAT DE FRANCE QUATRIÈME DIVISION (GROUPE D)

L’USM joue en 4e Division. Elle est affectée au Groupe D. Comme adversaire local, elle retrouve les SA Mamertins. La sauce Gutteriez commence à prendre le 5 octobre. Alors 13e avec 2 points, l’USM remporte ensuite six victoires successives et remonte au classement. Le 5 décembre 1981 au stade Léon Bollée, l’USM reçoit le leader l’US Concarneau, première place du championnat en jeu ! Malgré un but d’Ante Hammerschmit, l’USC bat l’USM, 3-1. Le 23 janvier 1982 à Mamers, pour le match-retour, l’USM espère bien se venger de la défaite concédée lors du match aller, le 12 septembre 1981 au stade Léon Bollée (0-1). Suite à une faute de Gilles Sepchat sur Jean-Pierre Ropéro, celui sort pour de faire soigner. C’est à ce moment que de l’ancien manceau, Jean-Pierre Pasquier marque le but de la victoire. Finalement, les deux derbys se terminent par deux victoires des mamertins, 1-0. A la fin du championnat, l’USM termine 7e, alors que le SA Mamers, termine 3e du Groupe D.

 

LA COUPE DE FRANCE

L’USM effectue un tout petit parcours, cette saison. Elle est éliminée dès le 3e tour (1er novembre) par la Sportive de Sainte-Jamme, 2-1. Elle laisse la vedette en Sarthe, à l’équipe de l’Anille Calaisienne menée par Gilles Vannier. Les “jaunes et noirs”, locataires de la 1e Division du District de la Sarthe éliminent deux équipes de DRH (Bessé et Vibraye), puis trois équipes de DH (AS Sablé, SO Maine et Sainte-Jamme). Elle tombe au 6e tour (17 décembre 1981) face au CS Alençon, 2-1. Une petite pensée affecteuse et un gros bravo rétroactif à toute la famille Salaün : Roger (le papa, secrétaire), Alain, Hervé et Patrick (les fils, tous joueurs, “un par ligne”) ainsi qu’à la maman Roberte et tous leurs copains dans les tribunes.

 

LE PREMIER CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR DE LA LIGUE DU MAINE

De son côté, le SO Maine remporte le classement du premier championnat de DH de la ligue du Maine. Ce titre permet au SOM d’accélérer dans sa progression au sein du football régional. A l’autre extrémité du classement de cette DH, la pauvre B de l’USM termine 12e et dernière.

 

LA COUPE DU MAINE

Avec la création de la ligue du Maine, une nouvelle compétition apparaît : la Coupe du Maine. Il me semble indispensable de parler de la première édition de cette compétition locale. L’USM n’entre en jeu que pour les 16e de finale, disputées le 16 janvier 1982, pour échouer en finale face à Évron, le 20 mai à Mayenne, 2 buts à 1.

 

POISSON D’AVRIL !

Dans le numéro du 1er avril 1982, les lecteurs manceaux peuvent goûter à l’humour du “Maine Libre”. Voici le poisson d’avril de l’année : Le Mans Olympique Club (le MOC) jouera l’année prochaine en 4e Division. Et Le journal continue : “La volonté de Jean-François Stévenot et l’opiniâtreté de Roland Grandier ont fini par avoir raison des querelles mesquines, de la rancœur et de la mesquinerie qui existaient entre les deux clubs. Alain Jacotin, Gabriel Réolid, Patrick Labbé, Joel Rousseau, Christophe Langot et autres trouveront assurément une place dans l’équipe fanion du MOC... Une gigantesque école de football sera aussi “construite” à la Californie. Voilà une décision qui réjouira tous les sportifs Sarthois.” Patrice Saint-Venant (alias PSV) revient à la charge en mettant sur pieds cette gigantesque farce. Tout cela pour faire avancer le “shmilblic” ! Un bon nombre de lecteurs tombent dans le piège. Les principaux responsables des Mutuelles s’émeuvent. Quant à la Rédaction du Maine-Libre, elle éclate de rire. Mais finalement, le “piège” a fonctionné à merveille et sur la place du Mans, petit à petit, l’idée fait son chemin...

 

1981-1982

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE QUATRIÈME DIVISION (groupe D) :

 

Entraîneur : André Gutierrez

29/08/81 à Léon Bollée : USM et AS Cherbourg 1-1 Rundstadler

05/09/81 à Cholet : SO Cholet bat USM 2-1 Raulin

12/09/81 à Léon Bollée : SA Mamers bat USM 1-0

19/09/81 à Quimperlé : FC Quimperlé et USM 1-1 Savignard

26/09/81 à Léon Bollée : Stade Léonard Kreisker bat USM 2-0

05/10/81 à St-Nazaire : USM bat AC Saint-Nazaire 3-1 Savignard, André (2)

12/10/81 à Léon Bollée : USM bat FC Nantes (C) 3-0 Sénellier (2), M’Bengué

19/10/81 à Luçon : USM bat Stade de Luçon 2-1 Hammerschmit, Sénellier

26/10/81 à Léon Bollée : USM bat ES Ingrandes 7-2 André, Gutteriez (2), Hammerschmit (2),

Savignard, Sénellier

07/11/81 à Léon Bollée : USM bat Olympique de Saumur 3-1 csc, Hammerschmit, Sénellier

22/11/81 à Redon : USM bat USSC Redon 3-1 Hammerschmit (2), Sénellier

05/12/81 à Léon Bollée : US Concarneau bat USM 3-1 Hammerschmit

12/12/81 à Morlaix : Stade de Morlaix - USM Match reporté (conditions météo)

09/01/82 à Léon Bollée : SO Cholet bat USM 2-1 Sénellier

16/01/82 à Morlaix : Stade de Morlaix et USM 3-3 André, Sénellier, Gutteriez

23/01/82 à Mamers : SA Mamers bat USM 1-0

30/01/82 à Léon Bollée : USM bat FC Quimperlé 4-0 Hammerschmit (3), Bertin

06/02/82 à St-Pol de Léon : Stade Léonard Kreisker bat USM 2-1 Savignard

20/02/82 à Léon Bollée : USM bat AC Saint-Nazaire 2-1 Sénellier, Hammerschmit

27/02/82 à Nantes : FC Nantes (C) et USM 1-1 Savignard

06/03/82 à Léon Bollée : USM et Stade de Luçon 2-2 André, Savignard

20/03/82 à Ingrandes : ES Ingrandes bat USM 4-2 Froger (2)

27/03/82 à Saumur : USM bat Olympique de Saumur 3-2 Hammerschmit (2), Savignard

03/04/82 à Léon Bollée : USSC Redon bat USM 1-0

17/04/82 à Concarneau : US Concarneau bat USM 2-1 Sénellier

24/04/82 à Léon Bollée : USM bat Stade de Morlaix 1-0 Hammerschmit

01/05/82 à Cherbourg : AS Cherbourg et USM 1-1 Raulin

 

L’USM termine 7e sur 14 avec 26 points.

Statistiques : 10 victoires, 6 matchs nuls et 10 défaites. Buts pour : 47, buts contre : 38, différence : + 9.

 

COUPE DE FRANCE :

 

3e tour :

01/11/81 à Ste-Jamme : Sportive de Sainte-Jamme bat USM 2-1 Froger

 

COUPE DU MAINE :

 

1/16e de finale :

19/12/81 à Allonnes : USM bat JS Allonnes 3-0 Gutteriez (2), Savignard

 

1/8e de finale :

13/02/82 à Sablé-sur-Sarthe : USM bat AS Sablé-sur-Sarthe 3-1 Savignard, Raulin, Leroi

 

1/4 de finale :

10/03/82 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois (C) 1-0 Sénellier

 

1/2 finale :

08/05/82 à Gorron : USM bat FC Gorron 2-1 Gutteriez (2)

 

Finale :

20/05/82 à Mayenne : CA Évron bat USM 2-1 Savignard

SAISON 1982-1983

QUATRIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LE DÉCÈS DE BOB PURKHISER

La saison commence par une bien mauvaise nouvelle pour les Manceaux amoureux du sport ! En plein mois de juillet, rentrant de Taïwan et sans doute fatigué par 29 heures de voyage, l’entraîneur du Sporting Club Moderne, l’américain Bob Purkhiser, se tue avec sa BMW du côté de La Suze. Il était âgé de 35 ans. Un mémorial sera érigé à Washington, son premier club. Chez nos fooballeurs, après son titre en DH du Maine, le SO Maine monte encore d’un cran en accédant, cette saison à la 4e division. Son équipe fanion rattrape ainsi celle de l’USM. La longue course-poursuite entamée après-guerre est terminée. Nous aurons donc droit, cette année, en championnat, à deux derbys inédits entre l’USM et SOM. Cela nous rajeunit de vingt ans et nous rappelle les derbys USM-COP des années soixante. Hein Pépé ?

 

Départs : Freddy Bruteul (Saint-Lô), Patrick Sénellier (CES Tours), Mour M’Bengué (SO Maine) et Jean-Pierre Ropéro (La Suze puis SO Maine). Jacques Deschamps laisse sa place en A et jouera dorénavant en B.

Arrivées : Philippe Bornais, un gardien qui vient de Strasbourg, le remplacera en équipe A. Pascal Bonnet (Rouen) et le jeune Thierry Barbaray (17 ans) qui vient d’Allonnes complètent l’effectif. Un jeune formé à l’USM, Thierry Guermeur jouera en équipe A alors que Marc Lerebours à 32 ans, est de retour au Mans. Son “métier” lui permettra peut-être de faire oublier les années...

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Philippe Bornais et Marc Barré.

Défenseurs : Claude Brossier, Philippe Rundstadler, Roger Bertin, Pierre Bajoc, Pascal Froger et Frank Eon.

Milieux : Michel Raulin, André Gutteriez (c), Jacques Lequellec, Thierry Savignard et Thierry Barbaray.

Attaquants : Ante Hammerschmidt, Pascal Bonnet, Jean-Michel André, Marc Lerebours, Frédéric Teil et Thierry Guermeur.

 

LE CHAMPIONNAT DE QUATRIÈME DIVISION (GROUPE B)

Finalement, avec l’USM, les SA Mamertins et le SO Maine, le groupe B de 4e Division sent la poudre. Nous avons donc droit, cette année, à six derbys entre clubs sarthois. L’USM, après une mise en route assez moyenne trouve son rythme de croisière. Lors des matchs aller, elle ne connaît la défaite que trois fois, à Mamers (25 septembre, 2-1), au stade Léon Bollée face au CA Lisieux (3 octobre, 1-3) et à Poissy (11 décembre, 3-1). A Noël, l’USM se classe 4e. L’opération au ménisque d’André Gutteriez, à la mi-décembre oblige celui-ci à laisser ses hommes se débrouiller seuls pendant trois mois. A l’occasion des match-retours, l’USM est une nouvelle fois battue par Mamers (5 février, 0-1) et par le SO Maine (le 13 mars 1983, 3-0 à la Californie). Le CA Lisieux termine premier de ce championnat de 4e Division. L’USM se classe 4e sur 14 avec 29 points (13 victoires, 3 nuls et 10 défaites, 36 buts pour, 28 buts contre). Les “bleus et blancs” devancent le SO Maine et le SA Mamers, respectivement 5e et 6e, avec 28 points départagés par des différences de buts qui sont respectivement de +6 (29 buts marqués, 23 buts encaissés) et +1 (29 marqués, 30 buts encaissés).

 

LA COUPE DE FRANCE

Lors des 3e et 4e tour, l’USM élimine l’AS Bessé-sur-Braye (1-3) puis la Sportive de Sainte-Jamme au stade Léon Bollée (2-0). Le 27 novembre, l’USM affronte le SOM à la Californie pour le 5e tour, Les “bleus et blancs” plient face “aux assureurs” mais un but de Raulin en fin de partie (à la 87e minute) leur permet de passer le tour, 1-0. Le 18 décembre 1982, à l’occasion du 6e tour, l’USM est éliminée par Ingrandes qui joue en 4e Division, 3-0, au stade Léon Bollée.

 

LA COUPE DU MAINE

Le club confie la particiaption de ses couleurs à l’équipe B. Le 16 janvier 1983, Vibraye l’élimine, 4-3 après prolongation (2-2 à la fin du temps réglementaire).

 

UNE TABLE RONDE DU FOOTBALL MANCEAU

Le 28 avril 1983, Georges Guérin (alors responsable de la rédaction sportive de “Ouest-France” au Mans) met sur pied une table ronde sur le football manceau. Cette table ronde a lieu dans les locaux du “Maine Libre”. Une sorte de pari susceptible d’évaluer l'intérêt des lecteurs manceaux pour le football de haut niveau. Histoire aussi de démontrer que dans chaque camp mais aussi dans d'autres clubs manceaux dont certains ont des idées susceptibles d'être reprises. Cette table ronde se déroule dans une bonne ambiance. En effet, persuadé que l’USM n’arrivera plus à sortir de la tombe qu’elle s’est creusée, notamment sur le plan purement financier, sachant également que du côté de la Californie, le SO Maine n’a guère de chance de gravir les derniers échelons qui les séparent de la 1e Division (les Mutuelles ne désirant pas augmenter leurs efforts financiers). Personne n’étant insensible aux conversations de la rue, de toute évidence, cette table ronde prend l’aspect et la dimension d’une véritable réunion de travail. Présent, M. Chauvin, le représentant de la mairie, ne s'y trompe pas. Il écoute, prend des notes, avance des arguments. Il en fera part à Pierre Rouzière, l'adjoint aux Sports. Pourtant, l’assemblée n'épargne pas la municipalité : installations inadaptées et insuffisantes mais pas une fois on n'entendit : "Des sous! Des sous!". Incroyable, non ? Chacun semblait conscient qu'une grande équipe au Mans n'était pas forcément synonyme de monnaie "sonnante et trébuchante" mais plutôt de travail, de demande de structures et surtout de changement des mentalités. Hormis le SOM et l'USM, les responsables du CSCM, du COP, du FC Pontlieue, de Sport-Relaxe, du Villaret et de Yoplait ont apporté au cours de cette réunion eux-aussi leur contribution à cette construction. N'étant pas partie prenante, à priori, leurs interventions tendirent à prouver que si un jour un grand club prenait forme au Mans, il deviendrait l’affaire de tous les manceaux, pas seulement l’affaire des deux “gros” que sont le SOM et l’USM. A quand la prochaine réunion de travail ? Il n'empêche que ce MOC inventé de toutes pièces pour les besoins d’un poisson d’avril en 1982, allait se transformer en MUC quelques années plus tard. Georges Guérin et Patrice Saint-Venant tirent les conclusions de cette réunion dans la presse, quelques jours plus tard, le 10 mai 1983 : “Nous sommes intimement persuadés qu'un jour ou l'autre...”

 

LAVAL GAGNE UNE PLACE EN UEFA

Pendant que l’USM s’enfonce en 4e Division, le Stade Lavallois parvient à décrocher la 5e place de la 1e Division en 1982-1983, synonyme de qualification pour la coupe de l’UEFA pour la saison prochaine. Les derbys des années cinquante et soixante sont bien révolus ! L’écart est définitivement creusé entre les deux clubs... Pour le moment, que les manceaux me pardonne, je n’ai plus le cœur à me moquer des lavallois.

 

 

1982-1983

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE QUATRIÈME DIVISION (groupe B) :

 

Entraîneur : André Gutierrez

04/09/82 à Évreux : ALM Évreux et USM 0-0

11/09/82 à Dreux : USM bat FC Dreux 1-0 Bonnet

19/09/82 à Léon Bollée : USM bat AS Mantes 2-0 Hammerschmit (2)

25/09/82 à Mamers : SA Mamers bat USM 2-1 Raulin

03/10/82 à Léon Bollée : CA Lisieux bat USM 3-0

10/10/82 à Bayeux : USM bat AS Bayeux 5-1 Brossier, Hammerschmit (3), André

16/10/82 à Léon Bollée : USM bat SO Maine  2-0 Hammerschmit, Bonnet

30/10/82 à Paris : USM bat AS Police    3-1 Raulin, Hammerschmit, Savignard

06/11/82 à Léon Bollée : USM bat US Normande 2-0 Lerebours, Raulin

21/11/82 à Mantes-la-Jolie : USM bat CA Mantes-la-Ville  2-0 Bonnet, André

04/12/82 à Léon Bollée : USM bat CA Pithiviers 2-0 Bertin, Lerebours

11/12/82 à Poissy : AMS Poissy (B) bat USM 3-1 Lerebours

09/01/83 à Léon Bollée : USM bat AS Deauville-Trouville 3-0 Guermeur, Raulin, Bonnet

16/01/83 à Léon Bollée : USM et FC Dreux  1-1 André

23/01/83 à Mantes : USM bat AS Mantes 1-0 Hammerschmit

05/02/83 à Léon Bollée : SA Mamers bat USM 1-0

27/02/83 à Léon Bollée : USM bat AS Bayeux 3-1 Savignard, Hammerschmit, Renault

06/03/83 à Lisieux : CA Lisieux bat USM 2-0

13/03/83 à la Californie : SO Maine bat USM 3-0

20/03/83 à Léon Bollée : AS Police bat USM 2-1 Gutteriez

27/03/83 à Mondeville : US Normande bat USM 2-0

10/04/83 à Léon Bollée : USM et CA Mantes-la-Ville  2-2 André, Brossier

17/04/83 à Pithiviers : CA Pithiviers bat USM 2-0

24/04/83 à Léon Bollée : AMS Poissy (B) bat USM 1-0

08/05/83 à Trouville : USM bat AS Deauville-Trouville 2-1 André, Hammerschmit

14/05/83 à Léon Bollée : USM bat ALM Évreux 1-0 Hammerschmit

 

L’USM termine 4e sur 14 avec 29 points.

Statistiques : 13 victoires, 3 matchs nuls et 10 défaites. Buts pour : 35, buts contre : 28, différence : + 7.

 

COUPE DE FRANCE :

 

3e tour :

24/10/82 à Bessé-sur-Braye : USM bat AS Bessé-sur-Braye 3-1 Hammerschmit (3)

 

4e tour :

13/11/82 à Léon Bollée : USM bat Sportive de Sainte-Jamme 2-0 Hammerschmit (2)

 

5e tour :

27/11/82 à la Californie : USM bat SO Maine (D4) 1-0 Raulin

 

6e tour :

18/12/82 à Ingrandes : FRE Ingrandes (D4) bat USM 3-0

 

 

 

 

SAISON 1983-1984

QUATRIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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UNE SECTION FÉMININE DE FOOTBALL AU SEIN DE L’USM

La Fédération a reconnu officiellement le football féminin le 29 mars 1970. Rien, depuis cette date historique, n’est passé à l’USM. Cette saison, en matière de football au Mans, il y a du nouveau pour nos compagnes intéressées par la pratique de ce jeu : Gérard Lagrée, dirigeant démissionnaire de l’équipe de football féminin du CS Sablons, monte une section féminine. Le comité de direction de l’USM donne son accord et cette section s’intègre au sein du football masculin. Gérard Lagrée en assume la responsabilité en collaboration avec Catherine Daize.

 

Départs : Ante Hammerschmidt (SOM) et Pascal Bonnet (région parisienne).

Arrivées : Denis Denoyelle (Chaumont) et Alain Sablé (Renazé). Bien qu’ayant signé, Joël Richard (AS Alençon) qui finalement, pour des raisons administratives, ne pourra pas jouer.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Philippe Bornais et Marc Barré.

Défenseurs : Philippe Rundstadler, Claude Brossier, Roger Bertin, Pierre Bajoc, Pascal Froger et Frank Eon.

Milieux : Michel Raulin, André Gutteriez (c), Jacques Lequellec, Thierry Savignard et Thierry Barbaray.

Attaquants : Denis Denoyelle, Alain Sablé, Jean-Michel André, Frédéric Teil et Thierry Guermeur.

 

LE CHAMPIONNAT DE QUATRIÈME DIVISION (GROUPE B)

Si l’an dernier avec l’USM, le SO Maine et le SA Mamers, cela sentait déjà la poudre dans le groupe B de 4e Division, avec l’arrivée du CS Alençon, cette année l’ambiance monte encore d’un cran. Parallèlement aux grandes manœuvres orchestrées par le maire et les deux présidents, pour sauver le club sur le terrain, il faudrait remonter en 3e Division c’est-à-dire, terminer dans les deux premiers du groupe B de 4e Division. Menée par André Gutteriez, l’attaque fonctionne bien et marque 42 buts. Avec 10 buts, Denis Denoyelle se montre le meilleur réalisateur manceau devant Fredéric Teil, Michel Raulin, Alain Sablé, Thierry Savignard et Jean-Michel André. En janvier 1984, les plus optimistes des supporters de l’USM croient que l’accession et le sauvetage sportif de l’USM sont encore possible. A l’occasion du dernier match de la saison, le 14 mai 1984 au stade Léon Bollée, l’USM bat le SOM, 2-1 après deux réalisations de Fredéric Teil et de Claude Brossier. Le “Maine-Libre” titre : “Une victoire de prestige inutile...”. Personellement, je trouve cette réflexion complètement nulle car où se situe la frontière entre ce qui est utile et pas utile dans le football ? Et surtout, une victoire en sport n’est jamais inutile, car pour moi, l’honneur est toujours en jeu quelque soit l’importance de la course ou de la rencontre !

 

Au classement final, l’US Fécamp (36 points) remporte le championnat. Il devance le SO Maine (2e, 34 points), l’AM Neiges du Havre (3e, 32 points), l’USM (4e, 32 points) les SA Mamertins (5e, 32 points). Ces deux équipes étant départagées par leurs goal-average particuliers alors que le CS Alençon (26 points) termine 7e du classement. Dans ce classement final, il ne manque que 2 ou 3 points aux “bleus et blancs”. Ils auraient pu être gagnés au stade Léon Bollée, face à l’AS Deauville-Trouville (le 10 septembre 1983), ou face au FC Dieppe (le 24 septembre 1983), ou encore au FC Paris FC (le 4 février 1984) quand ils n’ont obtenu que trois nuls (1-1) ou bien le 10 mars 1984 quand le CS Alençon les a battu, 1-0. Non seulement, l’USM ne peut monter mais ce sont les joueurs d’en-face, les “assureurs” qui accèdent à la 3e Division !

 

LA COUPE DE FRANCE

Entré au 3e tour, l’USM élimine successivement le FC Cossé-le-Vivien (2-1), l’AS Montenay (2-1) et l’US Flèchoise (2-1) avant d’être battu par une équipe de 3e Division, le FC Longjumeau, 1-0.

 

LE GRAND CLUB DU MANS

Dès août 1983, Monsieur Robert Jarry rencontre lors de multiples réunions, les présidents Roland Grandier (SOM) et François Stévenot (USM) et le projet de “grand club” du Mans prend corps peu à peu. Deux faits essentiels vont permettre de faire évoluer définitivement les mentalités : le constat établi et reconnu par les deux parties qu’aucune des deux équipes ne peut prétendre occuper seule le haut du pavé et surtout, la situation financière de l’USM qui est devenue très préoccupante. Lors de la saison 1983-1984, bien que le club soit aidé par la ville du Mans, les affaires vont au plus mal et les responsables de la municipalité sont opposés à tout effort financier supplémentaire si ses dirigeants n’affichent pas davantage de réalisme. Le moment est venu de passer à la réalisation du projet. On peut regretter qu’une telle initiative n’ai pas été prise dix ans plus tôt. Elle aurait été alors menée à bien beaucoup plus facilement et sans doute à l’avantage de l’USM. Le club doyen évoluait à cette époque en 2e Division et le chemin aurait été moins long pour permettre à notre ville d’accéder à un niveau de football plus qu’honorable. Comme dans tout conflit, le fait d’attendre encore un peu aidera le SOM à être encore plus en situation de force lors des ultimes négociations. C’est peut-être de la logique de bas étage mais c’est la triste réalité...

 

LAVAL EUROPÉEN

Alors qu’au Mans, de grandes manœuvres politiques préparent l’avenir, nos voisins mayennais, sur le terrain, réussissent à faire bonne figure puisqu'après avoir éliminé malgré tout le grand Dynamo de Kiev au premier tour, il tombe face à l’Austria de Vienne, après avoir réalisé un match nul face aux Autrichiens (3-3) à Laval. Je connais au moins un supporter de l’USM qui s’est rendu, contraint et forcé, avec son épouse et son frère, au stade Francis Lebasser voir jouer les tangos ce jour-là. Bof ! Rien à signaler.

 

1983-1984

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE QUATRIÈME DIVISION (groupe B) :

 

Entraîneur : André Gutierrez

03/09/83 à la Californie : SO Maine bat USM 4-0

10/09/83 à Léon Bollée : AS Deauville-Trouville et USM 1-1 Gutteriez

17/09/83 à Paris : Paris FC et USM 3-3 Sablé, André, Guermeur

24/09/83 à Léon Bollée : USM et FC Dieppe 1-1 Sablé

01/10/83 à Poissy : AMS Poissy (B) et USM 1-1 Sablé

08/10/83 à Léon Bollée : USM bat US Normande 1-0 Raulin

15/10/83 à Alençon : USM bat CS Alençon 2-1 Teil, Denoyelle

29/10/83 au Havre : AM Neiges bat USM 4-2 Sablé, Raulin

05/11/83 à Bayeux : AS Bayeux - USM Match reporté (brouillard)

12/11/83 à Mamers : SA Mamers bat USM 2-1 Raulin

03/12/83 à Fécamp : USM bat US Fécamp 4-0 Denoyelle, Raulin, Teil, csc

10/12/83 à Garches : USM bat FCM Garches 3-1 Raulin, Savignard, Denoyelle

07/01/84 à Léon Bollée : USM bat AS Bayeux 3-1 Gutteriez, Teil, André

14/01/84 à Mondeville : USM bat USO Mondeville 1-0 Denoyelle

21/01/84 à Trouville : USM bat AS Deauville-Trouville 2-1 Denoyelle (2)

04/02/84 à Léon Bollée : Paris FC et USM 1-1 Bertin

11/02/84 à Dieppe : FC Dieppe et USM 2-2 Savignard (2)

25/02/84 à Léon Bollée : USM bat AMS Poissy (B) 3-0 Denoyelle, Gutteriez, Raulin

03/03/84 à Mondeville : US Normande et USM 0-0

10/03/84 à Léon Bollée : CS Alençon bat USM 1-0

24/03/84 à Léon Bollée : USM et AM Neiges 2-2 Teil, Denoyelle

31/03/84 à Bayeux : USM bat AS Bayeux 2-1 Teil, Denoyelle

07/04/84 à Léon Bollée : USM bat SA Mamers 3-1 Raulin, csc, Savignard

14/04/84 à Fécamp : US Fécamp bat USM 1-0

28/04/84 à Léon Bollée : USM bat FCM Garches  2-1 Teil, Denoyelle

05/05/84 à Mondeville : USO Mondeville et USM 0-0

12/05/84 à Léon Bollée : SO Maine bat USM 2-1 Teil, Brossier

 

L’USM termine 4e sur 14 avec 32 points.

Statistiques : 11 victoires, 10 matchs nuls et 5 défaites. Buts pour : 43, buts contre : 32, différence : + 11

 

COUPE DE FRANCE :

 

3e tour :

15/10/83 à Léon Bollée : USM bat FC Cossé-le-Vivien 2-1 Gutteriez, Teil

 

4e tour :

13/11/83 à Montenay : USM bat AS Montenay 2-1 Gutteriez, Denoyelle

 

5e tour :

26/11/83 à Léon Bollée : USM bat US Flèchoise 2-1 Bertin, Denoyelle

 

6e tour :

18/12/83 à Longjumeau : FC Longjumeau (D3) bat USM 1-0

 

 

SAISON 1984-1985

QUATRIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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BERNARD DEFFEREZ

Dans son contrat, André Guttierrez pouvait effectuer une saison supplémentaire, mais certains membres du Comité Directeur (dont Jean-François Stévenot) poussent pour que Bernard Deferrez devienne l’entraîneur du club le plus tôt possible. On trouve un accord avec André Guttierrez qui quitte Le Mans pour un club de DRH de la banlieue d’Avignon. Jean-François Stévenot abat sa dernière carte : Bernard Deferrez, avec qui il était en contact depuis fort longtemps. Il s'agit d’un “ch'ti” de Tourcoing, un meneur d'hommes, “le sauveur” selon le Président. Bernard Deferrez a joué à son plus haut niveau en 1e Division (à Troyes en 1973-1974) à un poste d’attaquant avant de devenir entraîneur (en 1979-1980 à l’US Corbeil) signe pour la saison, peut-être la dernière du club, vu l’avancement des discussions entamées entres les deux clubs manceaux. Mais au rythme ou vont les choses...

 

Départs : Marc Barré (SOM), Claude Brossier (Nantes), Roger Bertin (Château-Gontier) et Joël Richard (en Sologne).

Arrivées : l’international malien Alou Bakayogo (ex-2e Division à Mulhouse et Saint-Dié), le manceau Jean-Paul Depauw (21 ans, ex-Corbeil et Guimgamp), Jean-Lou Plouzeau (19 ans, venant de Rennes) et Mario Acard (un gardien de 21 ans formé au Havre AC).

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Mario Acard et Philippe Bornais.

Défenseurs : Philippe Rundstadler, Pierre Bajoc, Pascal Froger, Michel Raulin et Frank Eon.

Milieux : Jean-Michel André, Jean-Lou Plouzeau, Jacques Lequellec, Thierry Savignard et Thierry Barbaray.

Attaquants : Denis Denoyelle, Jean-Paul Depauw, Alou Bakayogo et Frédéric Teil.

Qui en était le capitaine de ce groupe ? Deux solutions : Michel Raulin ou Alou Bakayogo ?

Les souvenirs de Mario Acard et de Thierry Savignard divergent.

Cet effectif senior restera dans les mémoires comme étant le dernier de l’Union Sportive du Mans.

 

LE CHAMPIONNAT QUATRIÈME DIVISION (GROUPE D)

Dans les buts, Philippe Bornais s’impose suite à la lourde blessure de Mario Acard à l’épaule. Le jeune normand ne fera son retour dans les buts de l’équipe A qu’en février. Très vite, Bernard Deferrez veut devenir le “Guy Roux” du Mans. Mais sur le terrain, tout au long de la saison, l’équipe ne parvient pas à prendre la tête de son groupe pour rejoindre le SOM en 3e division.

 

LA COUPE DE FRANCE

Très petite performance pour les “bleus et blancs”, cette année. Au 4e tour, au Stade d’Hilard, l’US Laval (anciennement US Beauregard) bat l’USM, 2-1. Pressé par les attaquants lavallois, Pascal Froger marque le premier but lavallois contre son camp. Le but de Bagayogo ne pourra rien faire...

 

LA MISE EN PLACE DE LA FUSION USM-SOM

La fin est proche du côté du stade municipal. Les présidents Jean-François Stévenot et Roland Grandier se voient assez souvent, paraît-il. Le premier connaît la situation financière désastreuse de son club et le second sait que les Mutuelles n'investiront pas davantage dans le SO Maine. Celui-ci a déjà rencontré Robert Jarry, maire du Mans, “à titre privé”, déclare-t-il. Pour tous, il devient évident que l’USM a jeté son "chant du cygne". Parlons des hommes maintenant. Les meilleurs joueurs de l’USM dont font partie indiscutablement, Mario Acard et Thierry Savignard auront peut-être la chance d’être retenus pour faire partie du futur club manceau. Pour les autres, chacun négociera au mieux son avenir en fonction de ses qualités, de sa marge de progression et de son âge. Il s’agit un peu d’ "un-sauve-qui-peut général”. C’est dans cette ambiance un peu spéciale que la fin de l’USM approche à grand pas car la machine semble inexorablement lancée. Le lundi 15 avril, le “Maine Libre” parle de la fusion possible SOM-USM. Le 20 avril, les deux présidents des sections football de l’USM et du SOM, provoquent une conférence de presse. Le futur grand club du Mans, comme on l’appelle alors, pourrait continuer en 3e Division (héritage sportif du SOM) et jouer au stade Léon Bollée (apport de l’USM), ce dernier étant plus grand et plus accueillant que celui de la Californie. Robert Jarry et ses adjoints connaissent le déficit apparent des usmistes et ne veulent plus éponger les dettes. Abasourdis à l'annonce du déficit réel d'un club qui vivait au-dessus de ses moyens, Pierre Rouzière, l’adjoint aux sports du Mans, sera mis au courant des factures et des salaires impayés bien plus tard. Les autres sections de l'USM en savent quelque chose, elles qui, durant deux années durent payer les pots cassés et vivre parfois sans le sou. On ne peut reprocher à ces usmistes, convaincus d'une possible résurrection de leur club d’avoir tout fait, tout tenté, pour sauver ce qui était leur raison de vivre. L’Union Sportive du Mans n’est alors plus vendable chez les sponsors et ses principales ressources sortent de la poche du contribuable via la municipalité. Le jeudi 9 mai 1985, on apprend dans France-Football qu’un certain Patrick Delaboudinière (le neveu de Jean), appelé à la rescousse, demande aux fans et ex-fans de l’USM de réagir. D’Oslo où il travaille, il tente de relancer “les bleus et blancs”. Certains se mettent à penser et à écrire qu’il serait susceptible d’apporter la bagatelle de 100 millions de centimes pour sauver l’USM et repartir sous ce sigle. Ce “tonton d'Amérique”, ne fera plus jamais fait parler de lui par la suite.

 

LA “DER DES DER”...

Ainsi titre le “Maine Libre” en faisant référence au dernier match de l’USM. On sent très bien qu’il va se passer quelque chose dans les semaines à venir. La dernière rencontre de l’USM a lieu le 12 mai 1985. En prévision de ce match important contre le SCO Angers (B), Bernard Defferez écarte Mario Acard pour faire plaisir à Philippe Bornais. Malheureusement, la veille, Denis Denoyelle se retrouve alité avec 38° 8/10 de fièvre. Voici la dernière équipe de l’USM : Philippe Bornais, Philippe Rundstadler, Michel Raulin, Pascal Froger, Frank Eon, Jean-Michel André, Jacques Lequellec, Jean-Louis Plouzeau, Alou Bakayogo, Thierry Barbaray et Thierry Savignard. Remplaçants prévus la veille du match : Teil et Baptiste. Mais, Denis Denoyelle, rétabli, entre en jeu à la 12e minute à la place de Bagayogo et marque à deux reprises, à la 37e et à la 60e minute, face à Pageaud, le gardien angevin. Il sera donc le dernier buteur du club. L’USM l’emporte, 2-1. Autre détail : 148 personnes payantes assistent à l’enterrement du football au club. A la fin de la saison 1984-1985, alors que l’US Montagnarde remporte ce championnat, l’USM termine 6e du groupe D de 4e Division avec 29 points (12 victoires, 5 nuls et 9 défaites). La réserve du SO Maine se classe 12e.

 

 

 

 

1984-1985

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE QUATRIÈME DIVISION (groupe D) :

 

Entraîneur : Bernard Defferez

02/09/84 à Angers : USM bat SCO Angers (B) 1-0 Bajoc

09/09/84 à Léon Bollée : USM bat Ancenis RC 1-0 Denoyelle

16/09/84 à Thouars : USM bat CS Thouars 2-0 Depauw, André

23/09/84 à Léon Bollée : USM bat SO Maine (B) 2-0 Bagayoko, André

30/09/84 à La Montagne : US Montagnarde bat USM 3-0

07/10/84 à Léon Bollée : Stade de Luçon bat USM 2-1 Bagayoko

14/10/84 à St-Brévin : USM bat AC Saint-Brévin-les-Pins 1-0 Teil

21/10/84 à Ingrandes : ES Ingrandes bat USM 3-0

04/11/84 à Léon Bollée : USM et Stade de Lannion 0-0

18/11/84 à Concarneau : US Concarneau et USM 2-2 Bagayoko (2)

25/11/84 à Léon Bollée : USM bat FC Nantes (C) 3-2 Bagayoko, Savignard (2)

09/12/84 à Guingamp : En Avant Guingamp bat USM 3-1 André

16/12/84 à Léon Bollée : Stade Briochin bat USM 3-0

26/01/85 à Léon Bollée : USM - CS Thouars Match reporté (priorité à la Coupe)

10/02/85 à Ancenis : Ancenis RC et USM 0-0

17/02/85 à Léon Bollée : USM - US Montagnarde Match reporté (conditions météo)

03/02/85 à la Californie : SO Maine (B) et USM 1-1 Savignard

24/02/85 à Luçon : Stade de Luçon bat USM 1-0

03/03/85 à Léon Bollée : USM bat AC Saint-Brévin-les-Pins 4-2 Rundstadler, André, Barbaray, Bagayoko

10/03/85 à Léon Bollée : USM bat US Montagnarde 1-0 Bagayoko

17/03/85 à Léon Bollée : USM bat ES Ingrandes 3-1 Barbaray (2), André

24/03/85 à Lannion : USM bat Stade de Lannion 2-1 Bagayoko (2)

31/03/85 à Léon Bollée : US Concarneau bat USM 4-1 Denoyelle

08/04/85 à Léon Bollée* : CS Thouars bat USM 1-0

14/04/85 à Nantes : FC Nantes (C) et USM 1-1 Teil

21/04/85 à Léon Bollée : USM bat En Avant Guingamp 1-0 Bagayoko

05/05/85 à Saint-Brieuc : Stade Briochin bat USM 1-0

12/05/85 à Léon Bollée : USM bat SCO Angers (B) 2-1 Denoyelle (2)

 

L’USM termine 6e sur 14 avec 29 points.

Statistiques : 12 victoires, 5 matchs nuls et 9 défaites. Buts pour : 30, buts contre : 32, différence : - 2

 

COUPE DE FRANCE :

 

4e tour :

28/10/84 à Laval : US Laval (DRH) bat USM 2-1 Bagayoko

 

 

LE STADE OLYMPIQUE DU MAINE

(1941-1985)

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Depuis quelques temps déjà, l’Union Sportive n’attire plus les regards des amateurs de football du Mans et le public ne vient plus en masse au stade Léon Bollée. Le Stade Olympique du Maine grignote petit à petit la suprématie sportive du club doyen, comme on l’appelle dans la presse locale. pour finalement prendre l’ascendant. Depuis quelle date exactement ? On peut prendre le 5 janvier 1975 comme date de départ à cette nouvelle distribution des cartes. A l’occasion du 7e tour de Coupe de France à la Californie, ce jour-là, le SOM élimina l’USM, 2-1. Les “bleus et blancs” jouaient pourtant une division au dessus des “assureurs”. Avant de passer à l’histoire du MUC 72 je vous propose un rapide gros plan sur ce club manceau.

 

L’ASSOCIATION SPORTIVE DES MUTUELLES DU MANS (1932-1941)

Les Mutuelles du Mans créent leur propre club omnisport en septembre 1932, sous le nom d’Association Sportive des Mutuelles du Mans (ASMM). Dans un premier temps, son équipe de football-association joue à Coulaines, au stade de l’Herberie. Avec des joueurs tels que Jacques Wyffels et Pierre Rousseau, l’ASMM accède au championnat de Première Division du District de Haute-Bretagne en 1937-1938. A partir de cette saison-là, les “assureurs” jouent au stade de la Californie inauguré le 17 octobre 1937.

 

LES DÉBUTS DIFFICILES DU SO MAINE EN DISTRICT

Suite à une loi du gouvernement de Vichy interdisant d’utiliser la raison sociale d’une entreprise supportant un club sportif, en décembre 1941, à l’occasion d’une simple réunion de club, l’ASMM décide de se mettre en conformité avec cette loi et devient le Stade Olympique du Maine. A la Libération du Mans, le SO Maine joue alors en Première Division du tout jeune district de la Sarthe et rencontre les principales équipes mancelles comme le CO Pontlieue, l’Avia-Club et les Cheminots ce qui donne lieu à des derbys très disputés. Les résultats obtenus lors de la saison 1950-1951 sont si mauvais que l’on parle d’arrêt immédiat de la compétition. Les “jaunes et rouges” terminent tant bien que mal la saison, mais ne peuvent éviter la relégation en 2e Division de district.

 

L’ARRIVÉE DE MICHEL GENDRY

Quand Michel Gendry, arrive de l’USM pour prendre la tête de l’équipe lors de l’été 1952, le président Métois dispose de 17 joueurs licenciés toutes catégories confondues ! Il s’attache alors à développer la section football qui connaît un réel départ. Il commence par demander aux sportifs (notamment aux hockeyeurs) de ne pas emprunter le terrain de football pour rejoindre leurs terrains de jeu car à force, la pelouse est coupée en deux par un véritable sentier. A force de travail, la première satisfaction arrive en 1953-1954 quand le nombre d’équipes engagées en Première Division passe à 14. Le SO Maine y accède. L’équipe termine 2e de ce championnat et monte en Promotion d’Honneur en 1954-1955. Francis Leseignoux qui, après avoir arrêté sa carrière pro et entre-temps, joué à la Phalange-d'Arvor de Quimper est revenu au Mans pour devenir le gardien du Stade de la Californie.

 

LE SOM EN LIGUE DE L’OUEST

Avec ses petits jeunes formés par Michel Gendry, le SO Maine monte ensuite petit à petit dans la hiérarchie du football régional. Après une période de quatre saisons (de 1955-1956 à 1958-1959) passées en Promotion d’Honneur, le SO Maine accède à la DRH en 1959-1960 avec Breteau, Rossi, Roullier (l’éternel “Radadou”), Cabaret, Hedi, Freund, Coutelle, Lefèvre, Gendry, Ben Guigui, Champion, Loison, André, Roche, Guillaume. Robert Normand, né en 1932, a commencé au SOM en 1945 et a joué avec l’équipe A de 1951 à 1961. Il a connu cette époque et garde de bons souvenirs de tous ces joueurs. Le SO Maine monte en Division d’Honneur en 1964-1965. Après une courte pause, la progression reprend de plus belle : le SO Maine termine 1er de la Division Supérieure Régionale en 1968-1969, puis 1er de la Division d’Honneur en 1969-1970, effectuant ainsi deux montées successives. L’équipe qui monte en Championnat de France Amateur se compose d’Yves Daniel, Christian Froger, Daniel Fresnais, Bernard Chalard, Gilles Ferrand, Marc Parage, Claude Bouvier, Guy Jarossay, Jean Sénéchal, Claude Coutelle, Jacques Neveu (un des mes copains de service militaire, classe 71/10), Serge Germain et Francis Gibus.

 

LA MONTÉE JUSQU’À LA TROISIÈME DIVISION

Avec la montée en CFA, groupe Ouest, en 1970-1971, les choses sérieuses commencent. Le recrutement essentiellement local permet de renforcer l’équipe : Christian Rondeau vient du Gazélec en tant que doublure du gardien de but Yves Daniel, Jean-Yves Petitpain (un ailier gauche qui vient lui aussi du Gazélec), Serge Dreyer (un junior qui vient du COP), Gérard Gabet, Philippe Huilery (USM), Gérard Fresneau (Sablé), Patrice Maillard, Joseph Beuvier (un buteur venant de Mulsanne) et Jean-Jacques Causard (Malicorne). Après avoir éliminé l’USM (représentée par son équipe B) le 28 mars 1971, en 1/4 de finale, 3 à 0 (les trois buts sont dus à Claude Bouvier, Claude Coutelle et Marc Parage), le SOM remporte la Coupe de l’Ouest, le 22 mai 1971, après sa victoire en finale contre l’AS Brest 1-0, grâce à un but de Bernard Chalard.

 

LA COUPE DE FRANCE 1974-1975 :

Lors de la saison 1974-1975, le SO Maine effectue le plus beau parcours en Coupe de France de son histoire. Mené par le tandem Michel Gendry - Bernard Guédet (le futur gendre du premier), le SO Maine élimine d’abord l’USM (2-1) lors du 7e tour, le 5 janvier 1975 à la Californie avant de rencontrer à l’occasion des 1/32e de finale, le 2 février 1975 à Laval, la grande équipe de l’AS Saint-Etienne. Philippe Lemarchand, Guy Trottin, les frères Gilles et Philippe Ferrand, Guy Geslin, Marcel Gouin, Gérard Gabet (le fils de Roger), Bernard Chalard, Joseph Beuvier, Guy Jarossay, Philippe Troadec (le fils de Jean), Alain Pouliquen et Serge Jalier portent les couleurs du Mans ce jour-là. A son plus grand regret, Philippe Huilery, blessé ne participe pas à cette rencontre. Les joueurs du SOM font mieux que de se défendre mais les Champions de France en titre l’emportent finalement 2-0 grâce à deux réalisations de Dominique Bathenay et de Gérard Janvion. Le joueur emblématique du club, Thierry Froger formé au SO Maine dès l’âge de huit ans de (1971 à 1978), part à 15 ans au LOSC alors en 1e Division. Il y jouera jusqu’en 1985-1986. Après, il poursuivra sa carrière professionnelle à Grenoble (2e Division) jusqu’en 1988-1989 avant de revenir au MUC 72 pour la fin de sa carrière de joueur.

 

 

LES DERNIÈRES MONTÉES DU SOM

Après la création de la ligue du Maine, le SOM remporte le premier championnat de DH de la ligue au printemps 1982. Le SOM monte encore deux fois de suite : en 1983, en 4e Division et en 1984, en 3e Division. Lors de la saison 1983-1984 : la B du SOM remporte elle aussi, le 3e championnat de Division d’Honneur du Maine et accède elle aussi à la 4e Division.

 

LES GRANDES MANŒUVRES

Comme Roland Grandier souhaite profondément la fusion avec l’USM et que toutes les autres sections du SOM souhaitent aussi le départ de la section football du club afin que chacune d’elle puisse disposer de davantage de moyens financiers, en fin de saison 1984, celui-ci organise un vote et pour être sûr de l’issue de ce vote, il décide de donner un petit coup de pouce au destin et étend le vote à toutes les sections. Après dépouillement, il obtient sans surprise l’accord général du club. Suite à ce résultat, et avant même la fin de la réunion, Michel Gendry qui s’oppose à la fusion, quitte la salle et tire sa révérence. Il a 56 ans. Les sportifs manceaux ne le reverront plus. Ni au SOM, ni à l’USM (où il est interdit depuis juin 1952), ni au futur grand club du Mans. Le SOM lui doit tout de même une fière chandelle. Il a fait venir au club 37 joueurs déjà formés à l’USM.

 

LA DERNIÈRE SAISON DU SOM : 1984-1985

En 1984, la section football a pour président Roland Grandier. Bernard Guédet, un ancien instituteur, remplace Michel Gendry comme entraîneur. Philippe Lallemand (Roubaix), Pierre Crimetz (aspirant au FC Nantes, demi-finaliste de la Coupe Gambardella), Philippe Loison (Cheminots du Mans), Gilles Papillon (La Ferté-Bernard) et Philippe Lisembart (Durtal, le futur papa d’Arnaud) sont les dernières recrues du SO Maine. Attardons-nous sur l’effectif réuni pour cette saison par Roland Grandier et Bernard Guédet. Il sera le dernier du SOM avant la création du MUC 72 mais nous ne le savons pas encore quand le coup d’envoi de la saison est donné le 23 août 1984.

 

Gardiens : Alain Jacotin et Marc Barré.

Défenseurs : Pierre Crimetz, Gabriel Réolid, Joël Creff, Frédéric Guici, Pascal Pierre, Emmanuel Pleurmeau, Éric Mesneguen et Hervé Bordenec.

Milieux : Régis Beunardeau, Alain Oriard, Gilles Papillon, Christophe Jarno et Laurent Desbordes.

Attaquants : Marc Campion, Philippe Loison, Ante Hammerschmidt et Éric Clément.

Tous ces joueurs sont susceptibles de jouer dans le futur grand club du Mans.

 

LA COUPE DE FRANCE

Lors du 8e tour de la Coupe de France, le SOM est opposé à Guingamp qui joue en 2e Division. Sur un terrain enneigé, le gardien de but du SOM, Alain Jacotin, réalise une grande performance. Après 90 minutes de jeu, les deux équipes se séparent sur un score de parité : 2-2. Après prolongation, les tirs au but départagent les deux équipes et le SOM l’emporte 2-1. Au tour suivant, en 1/32e de finale, le 10 février 1985, les joueurs du SOM ne peuvent rien contre l’AS Mantaise, et sont éliminés sur le score de 2 buts à 1, après prolongation.

 

LE CHAMPIONNAT

Après ses deux montées successives, le SO Maine doit se contenter d’effectuer en championnat, une saison 1984-1985 en demi-teinte. A la fin de sa dernière saison, le club se classe à une honorable 11e place du groupe Ouest de 3e Division. L’objectif suivant, la 2e Division, semble très loin. En juin 1985, le SOM ne peut espérer un nouvel effort financier des Mutuelles du Mans. La Municipalité quant à elle ne peut décemment pas aider financièrement un club dit “privé” en lâchant le club municipal, en l’occurrence l'USM. Nous en sommes là quand la fusion devient inévitable.

 

CE SERA “LE MANS UNION CLUB”

Le 13 mai 1985, dès le lendemain de la dernière journée de championnat de France de 4e division, suite à un sondage effectué par le “Maine Libre”, le nom de MUC (Le Mans Union Club) semble retenir l’attention des lecteurs manceaux. Celui-ci a été proposé par une des mes vieilles connaissances, Jean-Yves Lemarchand, cafetier place des Halles. Je l'ai bien connu sur les pistes de karting, notamment lors des 24 Heures de Brignoles en 1974 et 1975. Quel souvenir ! Tout semble en place pour la naissance du futur grand club du Mans. Jean-Yves recevra deux abonnements des mains du Président Roland Grandier. Seul le chiffre 72 a été ajouté pour bien montrer que ce nouveau-né entend bien être le digne représentant d'un département à la recherche d'une identité au plan du football de haut niveau.

 

Le SO Maine s’est déjà déclaré favorable au projet de fusion lors de L'Assemblée Générale du club convoquée à cet effet, à la fin de la saison dernière. Celle-ci s’est déroulé sans incident notoire. On peut dire que le SO Maine souhaite ardemment cette fusion. Mais comme dans toute négociation, il faut se mettre en situation de force par rapport à l’adversaire. Et là, l’adversaire, l’USM, en s’acharnant à vouloir continuer à tout prix, n’a fait que perdre son niveau de football mais aussi perdre du temps et perdre la face vis-à-vis de la volonté affichée par le SOM. Que va décider l'USM lors de son Assemblée Générale de juin 1985 ? La réponse est loin d’être évidente...

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SECTION FOOTBALL DE L’USM

Le 7 juin 1985, l’ordre du jour de l’assemblée générale de la section football de l’USM (305 licenciés de plus de 16 ans) porte sur la fusion avec le SOM. La proposition, pour être acceptée, doit retenir les deux tiers des 299 voix, c’est-à-dire 200. A la fin du dépouillement, le “oui” rassemble 209 suffrages. De justesse donc, la fusion de l’USM et du SOM devient réalité. La section de football de l’Union Sportive du Mans est morte. Vive l’Union Sportive du Mans ! Ses autres sections (aviron, athlétisme, équitation, marche, tennis et pétanque) continuent et continueront de vivre encore longtemps. Une section de base-ball verra même le jour...