L’USM dans les compétitions de la LOFA (de 1919 à 1942)

SAISON 1919-1920

CHAMPIONNATS DE DISTRICT, DIVISION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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L’USM S’AFFILIE À LA LIGUE DE L’OUEST

Depuis le 7 avril 1919, le CFI (Comité Français Interfédéral) a laissé officiellement la place à la Fédération Française de Football-Association. Après douze mois de réflexion, le premier travail de l’USM consiste, dès le début de la saison, à déposer sa demande d’affiliation à la ligue de l’Ouest au siège à Rennes, le 1er août 1919. Comme c’est le 59e club à adhérer à la ligue, elle se voit attribuer le numéro 59.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardien : Henri Saffange.

Défenseurs : Blondel, Martin, Doucet, Boucher, Michelet, Schmitt et Robert.

Milieux : Gustave Barbet, Berget (c), Hubert, Cocagne, Cavrois et Gondard.

Attaquants : Henri Billeau, Garnier, Doré, Legars, Malherbe, Marodon, Travers et Lebreton.

Elle dispose aussi de Hersent, Dauven, Gougeon, Ménager et Châtelain.

 

En match de préparation, le dimanche 5 octobre 1919 à 14 h 45, l’USM, renforcée par quelques joueurs, rencontre le Sporting Club de Paris. Sont présents sur le terrain, Saffange, Doucet, Boucher, Cocagne, Berget, Sadowski (sélectionné du Comité de Picardie), Marodon (international du CFI), Travers, Shmitt (du Red Star) et Hersent. Ils l’emportent, 1-0. L’USM rencontre ensuite deux fois le Stade Lavallois (le 12 octobre 1919 : défaite, 2-0 et le 19 octobre 1919 : défaite, 1-3). Ces derniers jouent en vert et blanc.

 

LA COUPE DE FRANCE

Les “grands” clubs tentent de limiter l’accès à l'épreuve à une élite élargie sur le modèle anglais, mais la Fédération reste inflexible. L’augmentation importante du nombre d'inscrits oblige l'organisation à mettre en place des tours préliminaires avant les 1/32e de finale. Un premier tour préliminaire est ajouté lors de l’édition 1919-1920. Dans la 3e Coupe de France (114 clubs sont engagés dont pour la première fois, des clubs du Nord et de l'Alsace-Lorraine, que la victoire de 1918 a rendue à la France). La revue “Lecture pour tous” parraine l’épreuve. Lors du tour préliminaire, le 2 novembre 1919, l’USM élimine l’AS Cheminots de Rennes 4-2. Ceux-ci “jouent en noir à parements blancs avec sur le côté gauche, une locomotive blanche”. Le CSB Angers sort l’USM dès les 1/32e de finale, le 7 décembre 1919 au Mans, 3-2.

 

LE CHAMPIONNAT DU DISTRICT D’ALENÇON

Le championnat de Beauce et Maine de l’USFSA n’existe plus. C’est définitif. Il laisse sa place au championnat du District d’Alençon organisé maintenant par la ligue de l’Ouest. Le championnat du District d’Alençon se dispute sous la forme d’une poule à trois avec l’Union Sportive du Mans, Club Sportif d’Alençon (fondé en 1917) et le tout jeune Sport Athlétique de Flers (fondé cette année) en matchs aller et retours. La Ligue de l’Ouest attribue 3 points au vainqueur, 2 points en cas de match nul et 1 point au match perdu mais joué. Ceci permettra de faire la différence avec un match perdu sur forfait qui ne verra en ce cas aucun point d’attribué. L’USM commence ce championnat, le 23 novembre 1919 à Beaulieu, en rencontrant le SA Flers qui joue en bleu ciel à parements noirs. Les manceaux l’emportent, 2-0. Cette rencontre est le premier match officiel du club depuis son inscription à la FFFA, le 1er août 1919. Cela mérite bien de citer tous le joueurs de cette équipe : Pléau, Robert, Shmitt, Doucet, Gondard, Berget (c), Barbet, Chevallier, Legars, Marodon et Anthon (remplaçants : Hubert, Bouju, Rebichon et Marty). Puis le 12 décembre 1919 à Alençon, l’USM bat le CS Alençon jouant lui en jaune et noir, 6-1. Ces deux victoires font que l’USM se retrouve en tête à la fin des match-allers avec 6 points, devant le SA Flers (4 points) et le CS Alençon (2 points), après une petite interruption dans le calendrier sportif, qui voit le 23 décembre 1920, l’USM battre le CSB Angers (3-2) et le jour de Noël 1919, organiser une petite fête avec un match de football contre les Cheminots du Mans, des courses à pieds et un concert. Les festivités du nouvel an se terminent le 2 janvier 1920, à Beaulieu, avec la victoire de l’USM sur l’US Suisse, 5-3. Le championnat reprend ses droits et le 24 janvier 1920 à Beaulieu, l’USM bat le CS Alençon, 4-0. Fin janvier, on peut lire dans “La Sarthe” : “Sur 14 matchs depuis le début de la saison, l’USM en a gagné 11”. Le 8 février 1920 à Flers, l’USM bat le SA Flers, 2-1. Avec 12 points (sur 12 points possibles) l’USM I remporte haut la main, le championnat du District d’Alençon. Sa petite sœur, l’USM II remporte également le titre le championnat de District Maine et Orne. Ce titre, à priori modeste constitue la première ligne du palmarès de l’Union Sportive du Mans au sein de la toute jeune FFFA. Le titre de Champion de la ligue de l’Ouest devient la prochain objectif du club mais il faudra attendre pas mal de saisons sportives pour y arriver.

 

LE CHAMPIONNAT DE LIGUE : LA DIVISION D’HONNEUR

Pour espérer remporter le championnat de Ligue, l’USM doit ensuite affronter les autres Champions de District de la ligue de l’Ouest suivant une formule par élimination directe. En 1/4 de finale de ce championnat de Ligue, le 22 février 1920, l’USM bat le Stade Briochin UC, 2-1. Legars et Barbet marquant les deux buts manceaux. La semaine suivante à Beaulieu, “devant plusieurs milliers de spectateurs”, les briochins prennent leur revanche et éliminent l’USM, 3-0.

 

UNE AMBIANCE BIEN BRETONNE MAIS PAS TRÈS SPORTIVE

Mais tout n’est pas si rose ! En effet, la finale du championnat de Ligue oppose ce jour-là indiscutablement les deux meilleures équipes de la ligue : le Stade Rennais UC (champion du District Rennes-Laval) et l’Union Sportive Servannaise (champion du District de Bretagne-Nord). Elle doit se dérouler en deux rencontres aller et retour. Malheureusement, ce match aller, disputé à Rennes le 28 mars 1920, à la suite de nombreux incidents qui entraînent la sortie du terrain des rennais, est annulé et à rejouer. Dans un premier temps le Stade Rennais UC se voit refuser un but pour hors-jeu, ce qui génère de vives contestations. Peu de temps après, coup franc contre le Stade pour mauvaise entrée en touche et, à nouveau, coup-franc contre Scoones. Nouvelles réclamations. Attaque de l’US Servannaise. Cafouillage devant le but Rennais... et la balle rentre ! L’arbitre, M. Poivrel, valide le but de l’US Servannaise. Y-a-t’il hors-jeu comme le prétendent les Rennais ? On remet la balle au centre mais le public envahit le terrain. Les joueurs du Stade Rennais UC rejoignent les vestiaires et malgré les efforts des dirigeants, y restent. L’arbitre arrête la partie. La Commission Sportive décide qu’il sera rejoué à Rennes, le 11 avril 1920. Finalement, le Stade Rennais UC remporte ce match à rejouer : 4-1. Il enlève également la seconde finale retour, à Saint-Malo, le 25 avril 1920, 0-1.

 

 

 

1919-1920

 

CHAMPIONNAT DU DISTRICT D’ALENÇON :

 

23/11/19 à Beaulieu : USM bat SA Flers 2-0 Travers, Cocagne

07/12/19 à Alençon : USM bat CS Alençon 6-1 ..?..

25/01/20 à Beaulieu : USM bat CS Alençon 4-0 ..?..

08/02/20 à Flers : USM bat SA Flers 2-1 ..?..

 

La victoire rapporte 3 points, le match nul 2 points et la défaite 1 point.

L’USM termine 1e sur 3 avec 12 points (statistiques : 4 matchs joués, 4 victoires).

Elle se qualifie pour le championnat de Division d’Honneur.

 

CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR :

Formule “Coupe”, à élimination directe.

 

1/4 de finale :

22/02/20 à St-Brieuc : USM bat le Stade Briochin UC 2-1 Legars, Barbet

29/02/20 à Beaulieu : Stade Briochin UC bat USM 3-0

 

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

02/11/19 à Beaulieu : USM bat AS Cheminots Rennais 4-2 Marodon (2), Travers (2)

 

1/32e de finale :

07/12/19 à Beaulieu : CS Bessoneau Angers bat USM 3-2 après prolongation.

Schmitt (2)

 

 

 

 

SAISON 1920-1921

CHAMPIONNATS DE DISTRICT, DIVISION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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L’INAUGURATION DU STADE LÉON BOLLÉE

Au début de 1920, avec l’aide de quelques bénévoles, on aménage le Stade de Beaulieu afin qu’il puisse être homologué par la LOFA et accueillir davantage de spectateurs. Le 30 mai 1920, à la fin de la réunion composée de courses cyclistes et d’athlétisme et en présence du préfet Pons, du colonel Chirot de l’État-Major, commandant le 4e Corps d’Armée, du maire (élu, depuis peu, le 17 janvier 1920), Monsieur Auguste Castille et les dirigeants de l’USM inaugurent le nouveau stade rebaptisé stade Léon Bollée en souvenir du “grand homme, de l’inventeur de génie et du membre de l’Union” qu’il fut. Décédé au début de la Grande Guerre (le 16 décembre 1914), aucune cérémonie d’envergure ne fut dédiée, à l’époque, à sa mémoire. Il est assez curieux de constater que Léon Bollée n’a jamais beaucoup apprécié le football. Il considérait un peu cela comme un passe-temps un peu débile. A propos de ce jeu, son raisonnement était proche de celui-ci : “il n’y a qu’à donner un ballon à chacun d’eux !”. Son neveu, Gérard Bollée dira de lui : “S’il s’intéressait aux ballons, c’était aux plus légers que l’air”. A l’occasion de ce “Memorial Day”, on dévoile une plaque en l’honneur des “unionnistes” tombés au front, lors de la Grande Guerre. Madame veuve Léon Bollée (Charlotte) qui a offert les fonds nécessaires à la réfection d’un virage de la piste, dépose une gerbe de fleurs au pied de la plaque. Cette plaque est située sous la tribune officielle. Une plaque similaire à celle-ci est scellée face à l’entrée du lycée Montesquieu. Des noms sont communs à ces deux listes, preuve supplémentaire que l’USM comptait dans ses rangs beaucoup de lycéens de Montesquieu. Cette plaque a été réinstallée dernièrement à proximité de l’entrée du Stade située rue Claircigny face à la salle Claircigny.

 

LA LIGUE DE L’OUEST, LA DEUXIÈME DE FRANCE

A l’attaque de la saison 1920-1921, 200 clubs sont affiliés à la LOFA. Ce nombre va encore augmenter. Ceci en fait pour le moment, la deuxième Ligue de France derrière celle de Paris. En début de saison 1920-1921, le territoire de la LOFA est divisé en six districts, la Sarthe étant rattaché au District d’Alençon. C’est cette saison que commence l’histoire des Sports Athlétiques Mamertins.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardien : Henri Saffange.

Défenseurs : Coste, Heurtault, Blondel, Martin, Terrouin et Marty.

Milieux : Gustave Barbet, Legars, Perreault, le Lieutenant Vaché et Courchy.

Attaquants : Henri Billeau, Garnier, Doré, Hubert, Malherbe, Marondon, Oguer, Travers, Lebreton, Royer, Gondard et Pradas. Elle dispose aussi d’André, Ménager et Châtelain.

 

Dans le quotidien “La Sarthe” on peut lire en début de saison : “Deux nouvelles recrues semblent être de parfaite valeur : l’un Coste fit au Red Star de Paris de belles parties, se révélant être un puissant arrière, le second, Pradas ... pratiqua comme avant-centre à L’Association Sportive Française et laissa l’impression d’un joueur à suivre particulièrement en raison de la parfaite facture se son jeu.”

 

LA COUPE DE FRANCE

Cette saaison, 202 clubs convoitent la 4e édition de la Coupe de France. Le 19 septembre 1920, la Fédération organise un premier tour éliminatoire et une quarantaine de clubs (grâce à leurs performances antérieures) ont été exemptées de ce tour. Parmi eux, l’USM. A l’occasion du 2e tour éliminatoire, le 3 octobre 1920 à domicile, l’USM élimine le Stade Rennais UC, 3-1. “C’est une très grosse surprise !”. A noter que la défense (composée d’Henri Saffange et de ses deux défenseurs Coste et Martin semble “immuable” pour le journaliste de “La Sarthe”. Malheureusement, les “bleus et blancs” tombent encore une fois au stade des 1/32e de finale, le 7 novembre à Bordeaux, face au Bordeaux AC : 1-0. Le même jour, au stade Léon Bollée, le public manceauun se voit proposé un match de Coupe de France : la très bonne US Servannaise y bat un nouveau club d’Angers, né en 1919 et émanant du Crédit de lOuest, le Sporting Club de l’Ouest, 5-0.

 

LE CHAMPIONNAT DU DISTRICT D’ALENÇON

Pour la 2e fois consécutive, l’USM doit s’imposer dans le championnat du District d’Alençon pour avoir le plaisir de jouer ensuite dans le championnat d’Honneur de la ligue de l’Ouest. La victoire du 28 novembre 1920 contre Flers (7-0) la porte en tête de ce championnat. “Elle devrait conserver son avance car elle doit singulièrement se renforcer avec la venue d’un excellent joueur anglais, du demi-centre de l’AS Strasbourg et d’un joueur breton bien connu...” Mais la fête a failli tourner court pour les manceaux ! Le 5 décembre 1920, à l’occasion du match à Alençon, les joueurs militaires de l’USM autorisés à se déplacer par leur chef de corps sont seulement au nombre de huit ! Et encore deux ne sont que des joueurs de l’équipe réserve. Face à huit manceaux, les onze joueurs alençonnais remportent facilement le match, 3-0. Les deux équipes se retrouvent donc à égalité avant la dernière journée, le 16 janvier. Lors de la rencontre retour, Billeau marque deux fois et Travers une fois. L’USM bat donc le CS Alençon, 3-0. Au lendemain de la visite du CS Alençon au Mans, nous pouvons lire dans le journal “La Sarthe” du 17 janvier 1921 : “Nous tenons à signaler le joli geste des Alençonnais qui, avant la partie sont venus déposer au pied de la plaque commémorative du stade Léon Bollée, une gerbe de fleurs en souvenir de leurs camarades de l’USM, tombés au champ d’honneur”. Ce geste sympathique, tout à l’honneur de nos amis alençonnais, fait de ce championnat une vraie fête sportive.

 

LE CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR

Comme l’an passé, la phase finale du championnat de ligue réunit les six Champions de District. Dans le groupe A, l’US Servannaise élimine l’US Granville, le Stade Brochin UC et le Stade Nantais. Dans le groupe B, en 1/2 finale, le Stade Rennais UC bat l’USM. Scores des deux matchs : 1-1 à Rennes le 13 février 1921 et 2-1, au Mans le 20 février 1921. De l’aveu même des vainqueurs, l’arbitre du match, le lavallois M. Charlot, “n’étant pas exempt de toutes critiques” lors de cette dernière rencontre... Lors de la finale aller, le 3 avril 1921 à Saint-Malo, l’US Servannaise bat le Stade Rennais UC, 2-0 avant de remporter le match retour, à Rennes le 10 avril 1921 sur le même score. Par rapport à la saison 1919-1920, nous avons donc assisté à la revanche immédiate des “noirs et or” de l’Union Sportive Servannaise.

 

1920-1921

 

CHAMPIONNAT DU DISTRICT D’ALENÇON :

 

28/11/20 à Léon Bollée : USM bat SA Flers 7-0 ..?..

05/12/20 à Alençon : CS Alençon bat USM 3-0

16/01/21 à Léon Bollée : USM bat CS Alençon 3-0 Billeau (2), Travers

23/01/21 à Flers : USM bat SA Flers 3-2 ..?..

 

L’USM termine 1e avec 10 points (statistiques : 4 matchs joués, 3 victoires et 1 défaite).

Elle se qualifie pour le championnat de Division d’Honneur.

 

CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR :

Formule “Coupe”, à élimination directe

 

1/2 finale :

13/02/21 à Rennes : Stade Rennais UC et USM 1-1 ..?..

20/02/21 à Léon Bollée : Stade Rennais UC bat USM 2-1 ..?..

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

19/09/20 USM exempt

 

2e tour :

03/10/20 à Léon Bollée : USM bat le Stade Rennais UC 3-1 Pradas (2), Perreault

 

1/32e de finale :

07/11/20 à Bordeaux : Bordeaux AC (DH) bat USM 1-0

 

 

 

SAISON 1921-1922

DIVISION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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Pour rester dans l’élite du football régional, le gardien de but de l’USM, Henri Saffange signe au Stade Briochin UC pendant l’été 1921. Fidèle à sa stratégie, il rejoindra le Stade Rennais UC pour la saison 1924-1925 et par la suite, l’ASC Dinard. On peut dire que le jeu des transferts commence. Déjà ! L’arrière Martin va jouer dans les buts à la place de Saffange. J’aurais aimé vous donné son prénom car il faut bien le dire : “il y a plus d’un âne qui s’appelle Martin”. L’USM utilise un maillot rayé verticalement bleu et blanc, une culotte blanche et des bas bleus. D’où leur surnom de “bleus et blancs”. Mais quand ils reçoivent une équipe au maillot trop approchant, les joueurs utilisent un maillot rouge.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardien : Martin.

Défenseurs : N. Lemaître, Hersent, Hubert et Terrouin.

Milieux : Gustave Barbet, M. Lemaître, Perreault, le Lieutenant Vaché et Montanger.

Attaquants : Delaveyssière, Heurtault, Moreau, Oguer, Travers, Royer et Willaume.

Que deviennent Henri Billeau et Gondard ?

 

LA COUPE DE FRANCE

Lors du 2e tour de la Coupe de France, le 2 octobre 1921, l’USM et le Stade Olympique de l’Est de Paris n’arrivent pas à se départager (1-1, but de Perreault). Le règlement voudrait que les deux équipes se rencontrent la semaine suivante mais les 9 et 16 octobre 1921 ayant été occupée par des journées de championnat, visiblement, l’USM n’a pas passé ce 2e tour car le 6 novembre 1921 (3e tour) on retrouve le Stade Olympique de l’Est de Paris éliminé par l’Étoile des Deux-Lacs, 1 à 0. Conclusion plausible : pour des raisons qui peuvent surprendre de nos jours, les manceaux ont laissé la qualification à leurs hôtes parisiens. Soyons sport... Non ?

 

LE CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR

Pour la saison 1921-1922, la ligue de l’Ouest met en place un véritable championnat de Division d’Honneur à la place de l’actuelle sélection en deux temps, débouchant sur l’attribution du titre après une dernière finale opposant les deux vainqueurs de groupe. Les 12 meilleurs clubs de la ligue sont divisés en deux groupes vaguement géographiques. L’USM est sélectionnée pour ce championnat après les résultats plutôt flatteurs obtenus lors des deux saisons précédentes. Le classement se fait par addition des points qui seront attribués comme de coutume. C’est à dire pour une victoire : 3, pour un nul : 2, pour un match perdu : 1 et pour un forfait : 0. Pour la première fois, la ligue de l’Ouest tiendra compte du total de buts marqués et encaissés pour départager les éventuels ex-æquo. Le principe des deux groupes séparés permet de les opposer lors d’une grande finale et de préserver ainsi un peu de solennité à l’événement. Finalement, ce sont 11 clubs qui sont sévèrement sélectionnés pour ce championnat. L’USM est affecté au Groupe A qui rassemble les équipes de l’Est de la ligue. L’US Servannaise (27 points) termine devant le Stade Rennais UC (avec 26 points, mais qui a déclaré forfait pour le dernier match contre l’US Servannaise). Avec 19 points, le Cercle Sportif Bessoneau d’Angers suit à la 3e place (fondé en 1912, ce club est l’émanation de l’entreprise du même nom). Ensuite, nous trouvons le Stade Lavallois (4e) et l’AS Cheminots de Rennes (5e). L’USM termine 6e et bonne dernière de son groupe avec 11 points (9 défaites et 1 match nul en 10 rencontres). Différence de buts : 9 marqués et 37 encaissés soit une différence négative de 26 buts ! La seule performance correcte réalisée le 13 novembre par l’USM : un match nul face à l’AS Cheminots de Rennes (1-1, au stade Léon Bollée) permet au journal “La Sarthe” de battre un record de longueur en matière de reportage. Voici le texte complet relatant ce match nul. On ne peut pas faire plus sobre. C’est impossible ! “Hier au stade Léon Bollée dans un match comptant pour le championnat de le ligue de l’Ouest de football-association, Division d’Honneur, les équipes premières de l’USM de l’AS des Cheminots de Rennes ont fait match nul après une intéressante partie, un but étant marqué de chaque côté”. A l’instar des Alençonnais lors de la saison dernière, saluons aussi le joli geste des lavallois qui déposèrent une gerbe de fleurs en souvenir de leurs camarades de l’USM, tombés au champ d’honneur.

 

Le championnat dans ce Groupe A se finit à la limite de la sportivité, car le Stade Rennais UC déclare forfait la veille du dernier match face à l’US Servannaise (le 26 mars) alors qu’elle pouvait très bien inverser le classement final. Voici le détail de l’histoire : dans le but de protéger leur équipe avant la 1/2 finale de Coupe de France, le 2 avril 1922, le comité-directeur du Stade Rennais UC, demande le report du match du 26 mars, l’opposant à l’US Servannaise. Celle-ci n’accède pas à cette requête. Sollicitée, la commission sportive régionale ne peut, elle non plus, donner satisfaction à cette demande. Dans ces conditions, abandonnant sa belle chance de remporter le championnat de la LOFA, le Stade Rennais UC, ne voulant pas déclarer forfait, décide de confier à son équipe réserve l'honneur de défendre ses couleurs. La composition de l'équipe sruciste ayant été rendue publique, l’US Servannaise accepte dans un premier temps, puis refuse, envisageant même de réclamer à la ligue des dédommagements ! Puis, l'US Servannaise accepte les propositions suivantes : le 26 mars, envoyer l'équipe seconde, puis disputer le match de championnat, équipe complète, le 9 avril, les deux déplacements à la charge du Stade Rennais UC. On ne pouvait être plus conciliant mais dans un second temps, l'US Servannaise rejette tout en bloc préférant sans doute enregistrer le forfait pur et simple du Stade Rennais UC. Voilà comment l'US Servannaise gagne sa place de finaliste dans un championnat de la LOFA faussé. C’est chaud en Bretagne !

 

Dans le Groupe B qui rassemble vaguement les équipes de l’Ouest de la ligue, le Stade Briochin s’impose face au Stade Quimpérois, à l’Armoricaine de Brest, au Stade Nantais et au... CS Rennais (bizarrement affecté dans ce groupe, mais c’est vrai que les Rennais doublent ainsi leurs chances d’être champions ! Ils sont malins ces Rennais !)

 

En finale du championnat de la ligue, à l’occasion de deux matchs aller et retour, l’Union Sportive Servannaise écrase à chaque fois le Stade Briochin : 8-2 (le 9 avril à Rocabey) et 0-4 (deux semaines plus tard à Saint-Brieuc) et remporte le premier championnat de Division d’Honneur de la ligue de l’Ouest.

 

LES MATCHS DE COUPE DE FRANCE AU STADE LÉON BOLLÉE

Le 8 janvier 1922 pour les 1/16e de finale, l’Olympique de Paris (gardant sans doute un bon souvenir du Mans) revient au stade Léon Bollée pour battre le Stade Briochin UC, 9-2.

 

1921-1922

 

CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR (groupe A) :

 

09/10/21 à Rennes : Stade Rennais UC bat USM 3-0

16/10/21 à Saint-Malo : US Servannaise bat USM 10-0

13/11/21 à Léon Bollée : USM et AS Cheminots Rennais 1-1 Vaché

20/11/21 à Angers : CS Bessoneau Angers bat USM 4-3 ..?..

18/12/21 à Léon Bollée : Stade Lavallois bat USM 3-1 Vaché

22/01/22 à Léon Bollée : US Servannaise bat USM 4-3 ..?..

29/01/22 à Rennes : AS Cheminots Rennais bat USM 8-1 ..?..

12/02/22 à Léon Bollée : Stade Rennais UC bat USM 2-1 ..?..

19/02/22 à Léon Bollée : CS Bessoneau Angers bat USM 1-0

26/03/22 à Laval : Stade Lavallois bat USM 3-0

 

L’USM termine à la 6e place sur 6 avec 11 points (statistiques : 10 matchs joués, 1 nul et 9 défaites).

Elle ne se qualifie pas pour la poule finale du championnat de Division d’Honneur.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

11/09/21 USM exempt

 

2e tour :

02/10/21 à Léon Bollée : USM et SO de l’Est de Paris 1-1 Perreault

Victoire laissée au SO de l’Est de Paris.

 

SAISON 1922-1923

DIVISION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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Les gros clubs de la région commencent à attirer les bons joueurs. C’est comme cela que Charles Halna (US Servannaise) arrive à l’USM alors que Perreault signe au Stade Rennais UC.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Martin et Leveau.

Défenseurs : Rocheron, Hersent, Mézières et Terrouin.

Milieux : Gustave Barbet (capitaine), Moreau, Roullier (Roger, le papa de Claude ?), Maffray et Travers.

Attaquants : Henri Billeau, Charles Halna, Lemaître (lequel ?), Oguer, Urvoy, Royer et Gondard.

 

LE MAILLOT DE L’USM

Sur la photo jointe, on peut observer que le maillot de l’USM possède des rayures bleues et blanches de largeurs égales et qu’il se porte moulant. Le short arrivant presqu’au genou reste blanc, pendant que les chaussettes sont bleues alors que les moustaches, bonnets et écharpes restent facultatifs... Il arrive que cet équipement disparaisse avec le joueur. La “liberté” ne lui est alors accordée que contre-remboursement. En match de préparation, le 7 octobre 1923, l’USM bat l’Association de la Jeunesse Laïque et Républicaine Sarthoise, une équipe mancelle née dans la “période folle” de l’après-guerre qui joue au “Petit Funay”.

 

LA COUPE DE FRANCE

Comme toutes les équipes de Division d’Honneur, l’USM se trouve exemptée de 1er tour (10 septembre 1922). Le jour du 2e tour (1er octobre 1922), elle rencontre en match amical l’US Beauregard à Léon Bollée et essuie une lourde défaite, 7-0. Seule explication possible : l’USM ne semble pas avoir été inscrite à cette édition de la Coupe de France.

 

LE CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR

Principale modification pour la saison 1922-1923 par rapport à la saison dernière : on affecte les douze équipes à trois groupes de quatre au lieu de deux groupes de six. Les modestes joueurs de l’US Beauregard (Laval) remplacent au pied levé ceux du Club Sportif Rennais absorbé par le Stade Rennais UC.

- Groupe A : l’Armoricaine de Brest, l’AS Cheminots de Rennes, le Stade Quimpérois et le Stade Briochin.

- Groupe B : l’Union Sportive Servannaise, le Stade Lavallois, l’AS Brest et l’US Beauregard.

- Groupe C : le Stade Rennais UC, le CSB Angers, le Stade Nantais UC et l’USM.

 

Pour l’USM, la saison commence bien mal le 8 octobre 1922 à Rennes, au stade de la route de Lorient. Le Stade Rennais UC nous colle une sévère correction : 9-0. Il faut dire qu’il nous manque quatre titulaires. Sur ces neufs buts, le premier est une réalisation mancelle inconnue que l’on n’avait pas encore vue. On appelle cela gentiment en langage footballistique “contre son camp”. Deux semaines plus tard, le 22 octobre 1922 au stade Léon Bollée : USM bat le Stade Nantais UC, 1-0 (but de Travers sur penalty). Arbitre du match : l’excellent M. Branchu. L’USM réédite sa piètre performance de la saison passée et termine à nouveau dernière de son groupe avec 5 défaites et 1 victoire en 6 rencontres (goal average : 5 buts marqués et 21 buts encaissés). Cette nouvelle contre-performance empêchera de retenter l’année prochaine l’aventure de la Division d’Honneur. En effet, la ligue de l’Ouest rétrograde Le Mans avec raison dans le championnat de 2e série. Conclusion après ces trois saisons : l’USM a-t-elle donné le meilleur d’elle même ? J’ai des doutes car aussi bien à Rennes, qu’à Angers, Laval, ou au Mans le malaise des clubs devait être général. Les clubs les plus ambitieux doivent déjà manquer sérieusement de ressources financières... Le temps des généreux pionniers est révolu ! Le nerf de la guerre (l’argent...) commence à se faire sentit...

 

A la fin de saison 1922-1923, la poule des vainqueurs oppose le Stade Rennais UC (1er du Groupe A), l’Union Sportive Servannaise (1er du Groupe B) et l’Armoricaine de Brest (1er du Groupe C). Après deux victoires à Brest (0-1) et à Saint-Malo (0-1) le Stade Rennais UC arrache le titre dans ce mini-championnat. Ses deux autres résultats à domicile : 0-1 (face à l’Armoricaine) et 1-1 (face à l’US Servannaise).

 

Après deux années, au cours desquelles elle s’est couverte de ridicule, l’USM se retrouve logiquement rétrogradée en Première Série du District d’Alençon pour la saison 1923-1924. En match amical, le 22 avril 1923, l’AS Brest chez elle, bat une USM complètement démotivée, 5 à 0. On ferme le ban. Fin de la saison 1922-23.

 

NAISSANCE DES 24 HEURES DU MANS

Après avoir organisé le Grand Prix de l’ACF en 1921 sur le circuit de la Sarthe près du Mans (vainqueur Jimmy Murphy sur Duesenberg), l’Automobile-Club de l’Ouest œuvre depuis cet événement à la réalisation d'une compétition dont le caractère doit contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l’automobile. Finalement, en mai 1923, a lieu un nouveau type de compétition : une épreuve d'endurance, les “24 Heures du Mans”. Pendant l’épreuve, deux pilotes par voiture se relayent jour et nuit. La première édition, avec 33 équipages, se déroule les 26 et 27 mai 1923 mais à partir de 1924, l’épreuve aura lieu à la mi-juin. Il n’y aura donc aucune gène pour les amateurs du football, les saisons se terminant toujours au mois de mai. Par contre, si on considère le côté financier (le nerf de la guerre), les budgets municipaux dont dépend l’USM n’étant pas extensibles et pour relancer la grande épreuve automobile en 1949, quand il faudra reconstruire les installations du circuit détruites pendant la guerre, cela représentera indiscutablement un énorme frein pour l’équipe professionnelle de football de l’époque.

 

1922-1923

 

CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR (groupe C) :

 

08/10/22 à Rennes : Stade Rennais UC bat USM 9-0

22/10/22 à Léon Bollée : USM bat Stade Nantais UC 1-0 Travers

12/11/22 à Angers : CS Bessoneau Angers bat USM 3-1 ..?..

26/11/22 à Nantes : Stade Nantais UC et USM 0-0

14/01/23 à Léon Bollée : Stade Rennais UC bat USM 4-0

21/01/23 à Léon Bollée : CS Bessoneau Angers bat USM 5-3 ..?..

 

L’USM termine à la 4e place sur 4 avec 9 points (statistiques : 6 matchs joués, 1 victoire et 5 défaites).

 

Elle ne se qualifie pas pour la poule finale du championnat de Division d’Honneur.

Pour la saison prochaine, elle est rétrogradée en Première Série.

 

COUPE DE FRANCE

 

L’USM n’a pas dû participer à cette compétition.

 

SAISON 1923-1924

PREMIÈRE SÉRIE (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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Perreault, déçu par son passage au Stade Rennais UC, parle de revenir au Mans.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Martin, Leveau et Logie.

Défenseurs : Rocheron, Mézières, Terrouin, Herrouard et un joueur britannique, Frame.

Milieux : Gustave Barbet (c), Moreau, Lemaître, Roullier, Maffray, Travers et Mézières.

Attaquants : Henri Billeau (sélectionné en équipe de la LOFA), Charles Halna, Royer, Bertrand, Lemaître (le frère), Oguer, Gondard, Urvoy, Romé et Garreau.

 

LA COUPE DE FRANCE

A l’occasion du 1er tour de la Coupe de France, le 14 octobre 1923 au stade Léon Bollée, l’USM bat l’US Orléans une bonne équipe méconnue au Mans. Celle-ci encaisse quatre buts de la part de notre attaque. Le 2e tour de cette Coupe de France, fut disputé sur le terrain du Stade Lavallois, le 4 novembre 1923. Le Stade a joué au complet alors que l’Union doit se passer de Lemaître, Maffray et Urvoy. Voici le commentaire de ce match relevé dans “La Sarthe” : “Sur de belles ouvertures de Lebel qui lance Billeau, plusieurs attaques mal terminées mettent les buts Lavallois en danger puis le jeu s’équilibre pendant un long moment. Après une attaque de toute sa ligne d’avants, le Stade Lavallois réussit un but facile à parer. La mi-temps arrive avec un but en faveur des Lavallois. A la reprise, Laval prend la direction de la partie et impose son jeu ; il réussit deux nouveaux buts dont un de très belle facture. Beaucoup se figurent voir l’effondrement des Manceaux mais ceux-ci, effectuent un changement dans leur équipe, Barbet passant avant et Moreau demi ; de suite, la partie change de physionomie et Le Mans, réussit un but très bien amené. Dès le remise en jeu, Lance lin est encore à l’ouvrage et sur un shoot de Roger, sauve une situation bien critique pour son équipe mais ne peut arriver à marquer. La fin est sifflée avec 3 buts à 1 en faveur du Stade Lavallois”. C’est déjà la fin de la saison pour les matchs officiels de l’USM. Nous ne sommes que le 4 novembre !

 

UN MATCH DE 1/32e DE FINALE DE COUPE DE FRANCE AU MANS

Pour remercier le public manceau, la commission de Football Association de l’USM, réussit à obtenir l’organisation d’un match de 1/32e de finale au stade Léon Bollée. Le 16 décembre 1923 (à 15 heures 45 précises), le Stade Rennais UC et l’US Quevillaise viennent au Mans en découdre sur terrain neutre. L’équipe normande a la chance d’être la 1e équipe à avoir sa photo (prise en studio) dans le journal “La Sarthe”, le samedi 15 décembre. Ce match ayant lieu devant “un très nombreux public”, est émaillé de nombreux incidents et si l’avant-centre rennais Gauvin est exclu du terrain 5 minutes avant la fin du match, le théâtre réel des opérations se situe le long des touches entre les partisans des deux clubs. On voit bien alors la ferveur et l’esprit sportif des Bretons ! Bien que finissant à dix, les bretons battent les normands, 2-1. Score acquis à la mi-temps. Les buteurs rennais sont Deloche et Gastiger alors que Winvirson marque pour Quevilly.

 

UNE SAISON DE MATCHS AMICAUX

Le 23 septembre 1923, la réunion générale du Club a lieu au Café de l’Europe, 39 rue des Minimes. Les responsables de la section “football-association” informent leurs licenciés qu’une vaste opération de réorganisation est en cours de réalisation à la ligue de l’Ouest. Le sous-district du Maine doit être créé cette saison et l’USM (dont on sait depuis la saison passée qu’elle ne fait plus partie de la Division d’Honneur de la ligue), comme rien n’existe encore au niveau immédiatement inférieur au dessous de cette division, doit occuper sa saison à jouer une succession de matchs amicaux, hormis ceux comptant pour la Coupe de France. La section “football-association” prend des contacts avec de nombreux clubs. On se croit revenu au temps de la guerre. C’est ainsi que :

- le 7 octobre 1923, au stade, l’USM bat la jeune Association de la Jeunesse Laïque et Républicaine Sarthoise, 3-0.

- le 21 octobre 1923, toujours au Mans, l’USM et le Stade Lavallois “se font match nul”, 2-2.

- le 28 octobre 1923, toujours au stade, face à un sérieux adversaire (l’US Suisse), l’USM connaît la défaite, 0-2.

- le 11 novembre 1923, l’USM joue contre le CS Alençon et l’emporte 5-0.

- le 2 décembre 1923, l’USM joue contre le Association Ouvrière Chartraine (un adversaire plus connu de nos amis rugbymen) et l’emporte encore 6-2. Au vélodrome d’Angers, l’Avant-Garde d’Angers bat l’USM, 3-1 et pour finir dignement l’année, le 25 décembre 1923, jour de Noël, l’USM joue contre le Football-Club de Rouen réserve qui l’emporte de peu, 1-0.

 

A l’occasion des matchs organisés en fin de saison au stade Léon Bollée :

- le 27 janvier 1924, en match amical retour, l’USM affronte le Stade Lavallois qui remporte cette 3e rencontre entre les deux équipes, 5-2. Y participent : Leveau (gardien de but), Herrouard et le britannique Frame (défenseurs), Oguer, Rocheron et le rugbyman Moreau (milieux), Bertrand, Billeau, Royer, Barbet (c), Vadé, Romé et Garreau.

- le 17 février 1924, le PUC de Paris bat l’USM, 2-1.

- avant la fin de la saison, l’USM bat le petit dernier des club angevins, le SCO, par 1 but à 0, alors que la Tour d’Auvergne, beaucoup plus “consistante”, bat une USM “manquante de compétition”, 0-3.

- le 23 mars 1924, Rocheron et Royer marquent les deux buts de la victoire face au Club Français de Paris qui joue à cette époque en rose et noir. Ce match boucle la saison 1923-1924.

 

Dans la division supérieure de la ligue, la Division d’Honneur, le Stade Quimpérois remporte le titre de champion de l’Ouest.

 

LE WM

En 1924, l’International Board modifie la loi du hors-jeu : deux hommes, et non plus trois (c’est-à-dire, le gardien et toute la défense), doivent se trouver entre le joueur et la ligne de but adverse pour qu’il n’y ait pas de hors-jeu. Petite décision : grosse conséquence. Effet pervers de l’application de cette règle, le demi-centre défensif descend d’un cran et devient arrière-central. Ainsi, il commandera mieux sa défense en décidant du moment précis où il faut avoir recours à l’application de cette règle. Maintenant, la défense va pouvoir mettre volontairement les attaquants adverses “hors-jeu”. Avec cette modification de l’organisation de l’équipe, le WM est né. Devant le gardien du but, il y a maintenant trois arrières, au milieu deux demis et un peu devant, les deux inters droit et gauche avec en pointe, les trois attaquants : deux ailiers et au milieu l’avant-centre. Des années 20 aux années 50, ce sera le mode d'organisation privilégié.

 

1923-1924

 

Le championnat de l’Ouest de Première Série n’est pas encore mis sur pied par la Ligue de l’Ouest de Footbal-Association.

Il ne sera effectif que la saison prochaine. En attendant, le club ne peut disputer que des matchs amicaux.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

14/10/23 à Léon Bollée : USM bat US Orléans 4-2 ..?.., Maffray, Moreau, Lemaître.

 

2e tour :

04/11/23 à Laval : Stade Lavallois bat USM 3-1 ..?..

 

SAISON 1924-1925

PREMIÈRE SÉRIE (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LE CHAMPIONNAT DE L’OUEST DE DIVISION D'HONNEUR

A partir de la saison 1924-1925, la ligue de l’Ouest organise son épreuve-phare de Football-Association, sous le nom de championnat de l’Ouest. Celle-ci est ouverte à tous les clubs affiliés à la LOFA et cinq divisions sont constituées : Division d'Honneur, Première, Deuxième, Troisième Série et Vétérans (tout joueur âgé de trente ans et qui n'a pas encore participé aux épreuves officielles). Pour la saison 1924-1925, la Division d’Honneur est composée de 12 clubs répartis en deux Groupes de 6 : le Stade Quimpérois, le Stade Briochin UC, le Stade Rennais UC, les Cadets de Bretagne, l’Armoricaine de Brest et l’AS Brest (groupe A), l’US Servannaise, le CSJB d’Angers (devenu Cercles Sportif Julien Bessoneau), l’AS Cheminots Rennais, l’US Beauregard, le Drapeau de Fougères et le Stade Lavallois (groupe B). Nous n’y trouvons plus l’USM car, nous l’avons vu, depuis la saison dernière, elle est reléguée en Première Série. Si elle a été acceptée en Division d’Honneur sur “dossier” en 1919, maintenant que tout est mis en place elle devra montrer sportivement sa valeur pour y remonter. Vu le nombre invraisemblable de matchs de barrage mis en place par la ligue (il faut bien protéger les gros clubs !) que l’USM doit franchir, les uns après les autres, nous lui souhaitons bonne chance.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Launay et Michel.

Défenseurs : les frères Rocheron (1 et 2), Terrouin, Herrouard et Clause qui vient de l’équipe réserve du Red Star de Paris. Milieux : Roger Lebel, Gustave Barbet (c), Mézières, Marcel Lebert et Grizeau.

Attaquants : Henri Billeau, Charles Halna, Gaston Mareau, Nicol, Royer, Bertrand, Lemaître, Poisson, Vadé, Bourgoin

et Rihouay (ex-PUC).

Notez que les journalistes commencent à utiliser les prénoms de certains joueurs, sans doute les plus populaires. Par contre pour les frères Rocheron, on doit les reconnaître par un chiffre qui a dû leur être attribué en fonction de leur date de naissance.

Carte Postale de l’USM 24-25 (au stade) : Marcel Lebert est le 2e à gauche, accroupi.

 

LA COUPE DE FRANCE :

A l’occasion du 1er tour, le 12 octobre 1924 au stade Léon Bollée, l’USM bat le Stade Lavallois 4-2, buts de Billeau et Mareau. Ce n’est que la juste revanche du match de Coupe de l’an passé. Au 2e tour, le 9 novembre 1924, toujours au stade Léon Bollée, le très bon Stade Briochin UC bat de justesse l’USM, 3-2 (but de Nicol et Billeau).

 

LE CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE DU DISTRICT DU MAINE :

Le District du Maine vient d’être créé en 1923. Il rassemble les clubs mayennais et sarthois. Pour remonter en Division d’Honneur, l’USM doit affronter dans un championnat à quatre, deux équipes de la Mayenne (US Mayennaise et la CA Évron) et une équipe mancelle (l’Association de la Jeunesse Laïque et Républicaine Sarthoise). Ce championnat commence le 19 octobre 1924 à 14 Heures au stade Wright (route de Changé) quand l’équipe première de l’USM est opposée à l’AJLRS. L’arbitre de la rencontre est M. Barrès. Pour cette rencontre, l’équipe de l’USM est composée de Launay (gardien de but), Rocheron et Herrouard (défenseurs), Mézières, Lebel (capitaine) et Lebert (milieux), Billeau, Nicol, Halna, Mareau et Poisson (attaquants). Finalement, les “bleus et blancs” l’emportent facilement, 7 buts à 2. Deux buts de l’USM sont marqués par Roger Lebel, le troisième par Henri Billeau. Halna, Mareau et un défenseur de l’AJLRS contre son camp, sont les autres buteurs identifiés. On peut dure que le dernier but (le 4e par ordre chronologique) est marqué collectivement : “lors d’une phase de jeu se déroulant devant le but de l’équipe locale trois attaquants usmistes se précipitent ensemble et la balle rentre dans le but de l’AJLRS pour la 4e fois !”. Le dimanche suivant, le 26 octobre, l’USM reçoit le CA Évron. Pour ce match, Michel remplace Launay dans les buts et l’attaque est complètement remaniée (Lemaître, Bertrand, Perreault, Royer et Creteau font leur apparition). Les mayennais ne font pas le poids et prennent 4 buts par Nicol (2), Mareau et Lebel. Pour l’instant, tout va bien pour l’USM qui mène au classement avec 6 points. Le dimanche suivant (2 novembre 1924), l’USM effectue un périlleux déplacement face à l’US Mayenne. Les deux équipes se séparent dos à dos, sur le score de 1 à 1. A la fin des match-allers, l’USM mène au classement avec 8 points au compteur. Elle possède 2 points d’avance sur l’US Mayenne. Tout va bien pour nos couleurs. Les équipes se retrouvent le 16 novembre 1924 pour la 4e journée de championnat. L’USM reçoit au stade Léon Bollée, l’US Mayenne et remporte logiquement la victoire, 2-1. Le dimanche suivant (23 novembre 1924), l’USM reçoit l’AJLRS. Les “bleus et blancs” remportent ce derby, 4-1. Lors de la dernière journée, le (30 novembre 1924), le CA Évron remporte son match à domicile, 2-1. Au classement final, l’USM (15 pts), devance Évron (14 pts), l’US Mayenne (13 pts) et l’AJLRS (4 pts).

 

OBJECTIF : LA REMONTÉE EN DIVISION D’HONNEUR

Mais le parcours des manceaux n’est pas terminé car jusqu’en 1930, année de la création de la Promotion d’Honneur, la ligue de l’Ouest est bien embêtée pour sélectionner deux équipes qui vont monter en Division d’Honneur. Désirant protéger les “grosses cylindrées” bretonnes, elle ne sait pas trop comment s’y prendre pour organiser cette sélection et changera tous les ans la règle du jeu. Voici le programme des manceaux pour cette fin de saison : les manceaux doivent battre maintenant en barrage (matchs aller et retour) le Champion du District de Haute-Bretagne, la Tour d’Auvergne de Rennes. L’USM remplit son contrat en battant les rennais, 3-1 (buts de Billeau, Lebel et Bourgoin) et le 14 décembre 1924 à Léon Bollée, ils concèdent gentiment le match nul 1-1, le 21 décembre 1924 à Rennes (but de Nicol). Ensuite, en mars 1925, l’USM doit disputer une poule de classement avec les quatre autres Champions de District puis affronter dans un dernier match de barrage, le dernier de la Division d’Honneur. Afin de réduire les déplacements, la LOFA fait un geste : les six clubs sont éclatés en deux groupes de trois. Les manceaux tombent avec l’ASC Dinard et le Stade Lavallois dans le groupe B alors que l’US Douarnenez et Ploariste, l’USO Brest et Le Mellinet de Nantes disputent le Groupe A. Le 15 mars 1925, l’USM commence mal cette poule de classement et perd 5-0 face à l’ASC Dinard. La semaine suivante, l’USM bat le Stade Lavallois au stade Léon Bollée, 3-1. Comme pour le 3e match, le Stade Lavallois bat Dinard sur le même score, à la fin des match-allers, les 3 équipes sont a égalité avec 4 points. Dans le 4e match, le 5 avril 1925, Dinard gagne au Mans, 3-1 et le 19 avril 1925, l’USM perd à Laval, 1-0. Classé deuxième, il lui reste une dernière chance : battre en barrage l’autre deuxième, l’US Douarnenez. Afin de limiter les frais de déplacement, les dirigeants de l’USM proposent que le dernier match de la poule de classement soit organisé à mi-chemin, entre Douarnenez et Le Mans et par conséquent sur terrain neutre. La LOFA refuse. Note parue dans le journal “La Sarthe” du 23 avril 1925 : “Un déplacement à Douarnenez, quel voyage Grands Dieux !!! Si les voyages forment la jeunesse, ils enlèvent certainement la forme aux soccers”. Ce match du 26 avril 1925 n’aura jamais lieu. L’USM accepte de ne pas monter en Division d’Honneur et laisse ainsi sa place à l’US Douarnenez.

 

1924-1925

 

1) CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE (District du Maine) :

 

19/10/24 au stade Wright : USM bat UJLR Sarthoise 7-2 Lebel (2), Billeau, Halna, Mareau, csc, ..?..

26/10/24 à Évron : USM bat CA Évron 4-0 Nicol (2), Mareau, Lebel

02/11/24 à Mayenne : US Mayenne et USM 1-1 Royer

16/11/24 à Léon Bollée : USM bat US Mayenne 2-1 Billeau, Lebel

23/11/24 à Léon Bollée : USM bat UJLR Sarthoise 4-1 ..?..

30/11/24 à Léon Bollée : CA Évron bat USM 2-1 ..?..

 

L’USM termine 1e sur 4 avec 15 points (statistiques : 6 matchs joués, 4 victoires, 1 nul et 1 défaite).

Elle se qualifie pour le processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

2) BARRAGE POUR L’ACCESSION A LA POULE DE PROMOTION :

 

L’USM doit affronter en premier barrage, un autre Champion du District : la Tour d’Auvergne Rennes.

 

14/12/24 à Léon Bollée : USM bat La Tour d’Auvergne Rennes 3-1 Billeau, Lebel, Bourgoin

21/12/24 à Rennes : USM et La Tour d’Auvergne Rennes 1-1 Nicol

 

Elle se qualifie pour la Poule B de Classement Promotion, dans lequel elle affronte deux autres Champions de District tirés au sort : Dinard ASC et le Stade Lavallois.

 

3) POULE DE CLASSEMENT PROMOTION (groupe B) :

 

15/03/25 à Dinard : Dinard ASC bat USM 5-0

22/03/25 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois 2-1 Clause, ..?..

05/04/25 à Léon Bollée : USM bat Dinard ASC 3-1 Billeau, ..?..

19/04/25 à Laval : Stade Lavallois bat USM 1-0

 

L’USM termine 2e sur 3 avec 8 points (statistiques : 4 matchs joués, 2 victoires et 2 défaites).

 

4) PRÉ-BARRAGES POUR L’ACCESSION À LA DIVISION D’HONNEUR

 

L’USM doit affronter en pré-barrage, le 2e du Groupe A.

 

26/04/25 à Douarnenez : US Douarnenez bat USM forfait de l’USM

 

Elle est écartée du processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

12/10/24 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois 4-2 Billeau, Mareau, ..?..

 

2e tour :

09/11/24 à Léon Bollée : Stade Briochin UC bat USM 3-2 Nicol, Billeau

 

SAISON 1925-1926

PREMIÈRE SÉRIE (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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L’EFFECTIF DE L’USM 25-26 :

Gardiens : Roëlandt et pour quelques matchs, un homme de champs, Montanger.

Défenseurs : les frères Rocheron (1 et 2), Terrouin, Clause et Coquemer.

Milieux : Roger Lebel, Gustave Barbet (c), Montanger, Grizeau, Marcel Lebert ainsi que son fère Roger.

Attaquants : Henri Billeau, Moreau, Charles Halna, Nicol, Bidet, Royer, Bertrand, Lemaître, Gaston Mareau, Poisson, Laporte, Vadé, Stonebridge (un joueur britannique) mais aussi Brannelec et Moussé.

 

 

POUR GARDER LA CONDITION

Marcel et Roger Lebert habitent chez leurs parents, rue des Fossés Saint-Pierre, dans le vieux-Mans. Ils travaillent tous les deux à la “Société française des automobiles Morris-Léon Bollée” à l’usine des Sablons. Pour garder la forme et être dans le coup le dimanche au football, ils effectuent le trajet du matin pour revenir le soir, en courant !

 

LA COUPE DE FRANCE

Pour le 1er tour de la Coupe de France, le 11 octobre 1925 à Chartres, l’USM est opposé pour la première fois au Vélo Sports de Chartres qu’ils battent, 3-1 grâce à deux buts de Laporte et un de Mareau. Pour le 2e tour, le 8 novembre, l’USM reçoit l’Union Athlétique du 16e arrondissement de Paris. Le niveau de football des équipes parisiennes (en général plus élevé que celui des équipes de provinces) permet aux parisiens menés par Marécaux de battre l’Union, 5-2, malgré une belle prestation des manceaux (deux buts de Royer et Billeau) : “il n’y a rien à redire...” (termes utilisés par la presse).

 

LE CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE DU DISTRICT DU MAINE :

Dans le championnat de l’Ouest Première Série du District du Maine, l’USM retrouve le CA Mayennais et les équipes sarthoises de l’US Écommoy (fondé en 1919) et de l’Olympique du Mans qui joue en vert à Funay, au stade Wright. Les “bleus et blancs” remportent leurs six matchs, la ligne d’attaquants composée de l’avant-centre Royer mais aussi de Bertrand, Laporte et Brannelec, servis par deux ailiers de débordement comme Henri Billeau et le britannique Stonebridge marque la bagatelle de 41 buts ! Du bel ouvrage, ma foi !... Lors du match du 29 novembre 1925 à Léon Bollée contre le CA Mayennais, suite à une charge collective de cette brillante et bouillonnante ligne d’attaque, la barre transversale tombe... Heureusement, à ce moment-là, le gardien mayennais était sorti “à bon escient”... ! Appréciez l’humour du journaliste ! Moi, tout simplement j’appelle cela, avoir “l’instinct de conservation”...

 

OBJECTIF : LA REMONTÉE EN DIVISION D’HONNEUR

Après une première défaite lors du match de barrage du 27 janvier 1926, 3-1 contre le Champion de District de Haute-Bretagne, la Tour d’Auvergne de Rennes, les “bleus et blancs” n’ont plus guère de chance de rejoindre la Division d’Honneur. Le 7 février 1926, lors du match retour, l’USM affiche l’équipe suivante : le jeune Roëlandt (gardien de but), Terrouin et Rocheron (défenseurs), Moussé, Moreau et Urvoy (milieux) et la ligne d’attaquants suivante : Gustave Barbet, Henri Billeau, Nicol, Royer et Brannelec. Bertrand, Mareau et Montanger étant là, comme remplaçants. A la mi-temps, les Rennais mènent 3-0. Durant la pause, les Manceaux se réorganisent. Lors de la 2e mi-temps, Nicol, Billeau, Brannelec permettent aux manceaux de rejoindre leurs adversaires à 20 minutes de la fin. Mais un but marqué en fin de partie et qui “échappa” à Roëlandt donne la victoire à la Tour d’Auvergne. Elle peut continuer son chemin vers la Division d’Honneur à la place de l’USM.

 

Définitivement écarté de la Division d’Honneur, l’USM termine sa saison avec quelques matchs amicaux. Au stade Léon Bollée, le 31 janvier 1926, malgré les absences de Nicol, Urvoy et Royer, l’USM bat le CSJB d’Angers 6-1. Ceci constitue un excellent résultat pour les manceaux et apporte la preuve qu’ils ont bien le niveau de la Division d’Honneur, car le CSJB Angers a remporté la saison dernière (au printemps 1925) son premier titre de Champion de Ligue. Le 14 février 1926, l’USM se déplace aux Sables-d’Olonnes pour jouer contre les Tigres Vendéens. Le score obtenu (4-4) et l’excellente prestation du gardien Roëlandt font regretter le résultat du match de la semaine précédente lors du match retour face à la Tour d’Auvergne ! Le 28 février 1926, l’USM se déplace au Stade Hilard à Laval pour jouer contre l’US Beauregard. Bertrand et Billeau marquent les buts de la victoire...

 

Rien de nouveau en Division d’Honneur ! Le Stade Quimpérois remporte pour la seconde fois le championnat.

 

1925-1926

 

1) CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE (District du Maine) :

 

04/10/25 à Léon Bollée : USM bat US Écommoy 9-1 Laporte (4), Royer (3), Lemaître, ..?..

18/10/25 au stade Wright : USM bat Olympique du Mans 5-2 Laporte, Stonebridge, csc, Bertrand, Brannelec

25/10/25 à Léon Bollée : USM bat Olympique du Mans 5-0 Bertrand (3), Mareau, Brannelec

11/11/25 à Écommoy : USM bat US Écommoy 8-4 Royer (3), Billeau (3), Brannelec, ..?..

15/11/25 à Mayenne : USM bat CA Mayennais 6-0 Brannelec (2), Bertrand, Barbet, Royer,

Rocheron.

29/11/25 à Léon Bollée : USM bat CA Mayennais 8-0 Nicol (2), Mareau, Royer (3),

Brannelec (2)

 

L’USM termine 1e sur 4 avec 18 points (statistiques : 6 matchs joués, 6 victoires).

Elle se qualifie pour le processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

2) BARRAGE POUR L’ACCESSION A LA POULE DE PROMOTION :

 

L’USM doit affronter en premier barrage, un autre Champion du District : la Tour d’Auvergne Rennes.

 

24/01/26 à Rennes : La Tour d’Auvergne Rennes bat USM 3-1 Nicol, Billeau, Brannelec

07/02/26 à Léon Bollée : La Tour d’Auvergne Rennes bat USM 1-1 ..?..

 

Elle est écartée du processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

11/10/25 à Chartres : USM bat Vélo Sports Chartrain 3-1 Mareau, Laporte (2)

 

2e tour :

08/11/25 à Léon Bollée : UA 16e de Paris bat USM 5-2 ..?..

 

SAISON 1926-1927

PREMIÈRE SÉRIE (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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NOUVELLES DU MONDE ET DU CLUB

Monsieur Adolphe est élu président de la section de Football-Association. Rien à voir avec l’étrange personnage à moustaches qui commence à faire parler de lui en Allemagne. Pour ceux qui n’ont pas connu cette époque, celui-ci s’appelle Monsieur Hitler, Adolf de son prénom. J’appellerais ce dernier, Monsieur Hitler. Pas de familiarité. S!il vous plait ! Par contre, pour nous fans de football du Mans, Monsieur Adolphe est aussi le papa du jeune gardien de but qui vient de signer au club. Tout cela c’est de l’humour, bien sur ! Charles Halna retourne à Saint-Malo.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Roëlandt et Adolphe.

Défenseurs : les frères Rocheron (1 et 2), Lambert et Satié.

Milieux : Gustave Barbet, Daly, Marcel Lebert, Dondanu et Montanger.

Attaquants : Anstett, Moreau, Bertrand, Roger Lebel, Lemaître, Lebouc, Bidet, Royer, Gaston Mareau, Stonebridge

et Chartrain.


 

UN BON BAIN APRÉS LE MATCH !

Sur ces documents photographiques, quand on voit l’état des joueurs après un match disputé au stade Léon Bollée (surtout les jours de pluie !), on se dit qu’une bonne douche devait leur apporter un peu de chaleur et de réconfort. Et bien non. Rien de tout cela attendait nous nos petits gars de cette époque. Ils se lavaient dans une mare située dans la prairie, pour aller aprés prendre un verre ensemble au café d’à côté !

 

LES COULEURS DE L’USM

...sont convoqués les joueurs ci-dessus, samedi prochain à 14 heures 30 à la gare des chemins de fer de l’État munis d’un équipement propre aux couleurs de l’USM, bleu et blanc”.

 

LA COUPE DE FRANCE

A Rennes, le 3 octobre 1926, lors du 2e tour de la Coupe de France, l’USM prend une raclée de la part des Cheminots Rennais, 7-0. Ceci constitue le premier match de l’année. La saison commence bien mal !

 

LE CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE DU DISTRICT DU MAINE :

Cette année, dans le championnat de l’Ouest 1e Série du District du Maine, l’USM retrouve les deux clubs de Mayenne (le Cercle Athlétique Mayennais et l’Union Sportive Mayennaise), l’US Ernéenne et pour terminer, l’US Écommoy. Finalement, les plus difficiles à dompter sont les joueurs d’Ernée : les “bleus et blancs” subissent leur seule défaite le 27 décembre 1926 à Ernée, 1-0. Il faut dire que le déplacement fut particulièrement bien organisé. Voici ce que les lecteurs de la Sarthe peuvent le lire le lundi matin : “... le voyage s’effectuant en automobile, à 7 heures 30, le “onze” s'ébranle, confiant. Tout va bien jusqu’à La Milesse, petite localité située à 8 kilomètres environ du Mans, mais voici que le véhicule donne des signes de défaillance pour finalement s’arrêter. C’est la panne ! On téléphone immédiatement d’envoyer d’urgence une voiture de secours, c’est promis. Il n’y a donc pas encore trop de retard mais hélas ! la malchance devait poursuivre les pauvres soccers, car l’infortuné conducteur ne trouve-t-il pas le moyen de s’égarer, chose invraisemblable en se rendant à La Milesse ! Lorsque le chauffeur rejoint les usmistes, il a deux heures de retard sur l’horaire et, malgré toute la diligence du conducteur, il est 13 heures 15 quand l’équipe se met à table à Mayenne. Il faut manger rapidement car 40 kilomètres restent à parcourir. Ainsi, il est 13 heures 30 tout le monde repart. Arrivés à Ernée, les joueurs ont tout juste le temps de se mettre en tenue avant le coup de sifflet. En conséquence, les Manceaux jouèrent bien en dessous de leur forme surtout en 1ère mi-temps.” Conséquence de cette aventure : L’Ernéenne bat l’USM sur le plus petit des score,1-0. Après le match-retour disputé durant lequel nos joueurs se sont vengés 8-1, le 9 janvier 1927 au soir, les deux équipes de trouvent 1ers ex-æquo avec 20 points. Dans ce cas de figure on organise un match d’appui pour départager les deux équipes, le dimanche suivant à Mayenne. Les dirigeants du club ont dû se souvenir du déplacement du 27 décembre 1926 car pour se rendre à Mayenne, les joueurs de l’USM (M. Roëlandt, Satié...) avaient rendez-vous le dimanche matin à 8 heures au garage Fortier, place d’Alger. Ils ont pris ainsi un maximum de précautions...

 

Cette fois le voyage se passe bien et nos joueurs l’emportent, 3-1. Ce résultat permet à l’USM de faire presque un carton plein : elle est Championne de Haute-Bretagne en 1e, 3e et 4e Série. Seule l’équipe 2 ne ramène pas le titre ! “Le 23 janvier 1927, en triomphant de son adversaire du jour (l’US Beauregard), l’USM nous a prouvé qu’elle aurait bien sa place en Division d’Honneur mais les rencontres pour y arriver sont tellement nombreuses puisqu’elle doit se classer en tête des six Champions de District de Première Série pour disputer un match de barrage contre le dernier classé de la Division d’Honneur que nous doutons fort qu’elle y réussisse”.

 

OBJECTIF : LA REMONTÉE EN DIVISION D’HONNEUR

Le premier barrage organisé entre deux Champions des Districts, l’USM et le Stade Lesnevien tourne à l’avantage des “bleus et blancs”. Battus nettement au match aller (4-1), le 13 février 1927 à Lesneven, le groupe “usmiste”, où il manquait Daly et Anstett, remporte le second match le 6 mars 1927, grâce à Royer. Il n’y a pas besoin de match d’appui suite sans doute au forfait du Stade Lesnevien.

 

Lors de la dernière difficulté, le barrage contre le dernier classé de la Division d’Honneur, battue deux fois par l’Étoile Dinardaise (le 13 mars 1927 à Dinard, 2-0 et le 27 mars 1927 à Léon Bollée, 2-1 à Léon Bollée), l’USM échoue encore une fois dans sa remontée en Division d’Honneur. Cela sera pour la saison prochaine. C’est sûr ! Il faut bien garder le moral... En Division d’Honneur, le CS Jean Bouin d’Angers remporte le titre.

 

1926-1927

 

1) CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE (District du Maine) :

 

17/10/26 à Mayenne : USM bat CA Mayennais 2-1 ..?..

31/10/26 à Mayenne : USM bat US Mayennaise 4-0 ..?..

07/11/26 à Léon Bollée : USM bat US Écommoy 4-0 Bidet, Lemaître, Royer, Stonebridge.

14/11/26 à Léon Bollée : USM bat CA Mayennais 3-1 Rocheron, Bidet, Lemaître (lequel ?)

28/11/26 à Écommoy : USM bat US Écommoy 7-1 ..?..

05/12/26 à Léon Bollée : USM bat US Mayennaise 5-0 Lebel, Royer, Mareau (2), Barbet.

26/12/26 à Ernée : L’Ernéenne bat USM 1-0

09/01/27 à Léon Bollée : USM bat l’Ernéenne 8-1 R. Lemaître (3), Mareau (2), ..?..

 

Match d’appui :

16/01/27 à Mayenne : USM bat l’Ernéenne 3-1 ..?..

 

L’USM termine 1e sur 5 avec 20 points (statistiques : 8 matchs joués, 5 victoires, 2 nuls et 1 défaite).

Elle se qualifie pour le processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

2) PREMIER BARRAGE POUR L’ACCESSION A LA DIVISION D’HONNEUR :

 

Elle doit affronter en premier barrage, un autre Champion du District : le Stade Lesnevien.

 

13/02/27 à Lesneven : Stade Lesnevien bat USM 4-1 ..?..

06/03/27 à Léon Bollée : USM bat Stade Lesnevien 1-0 Royer

 

match d’appui : USM bat Stade Lesnevien forfait

 

3) SECOND BARRAGE POUR L’ACCESSION A LA DIVISION D’HONNEUR :

 

L’USM doit affronter en second barrage, le dernier de la Division d’Honnneur.

 

13/03/27 à Dinard : Étoile Dinardaise bat USM 2-0

27/03/27 à Léon Bollée : Étoile Dinardaise bat USM 2-1 Mareau

 

L’USM est écartée du processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

19/09/26 USM exempt

 

2e tour :

03/10/26 à Rennes : AS Cheminots Rennais bat USM 7-0

 

 

SAISON 1927-1928

PREMIÈRE SÉRIE (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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RÉFLEXION SUR L’AMATEURISME

Petit à petit, la presse se développe. Les journaux proposent des articles de plus en plus importants. Les journalistes font plus que développer les seuls résultats sportifs du lundi matin. On y aborde les dossiers de l’actualité les plus chauds. Un problème “l’amateurisme marron” apparaît dans le football d’alors... La réflexion d’un journaliste de “La Sarthe” attire alors toute mon attention. A propos du professionnalisme dont on commence à parler, il pose un autre regard sur le sujet : “Il est peut-être grand temps de modifier le lois de l’amateurisme et du professionnalisme dans le football moderne. Tout simplement “eu égard” aux conditions de vie de l’époque...”. A suivre...

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Roëlandt et Adolphe.

Défenseurs : Rocheron (1 et 2) et Satié.

Milieux : Gustave Barbet, Daly, Marcel Lebert, Montanger, Marchand et en fin de saison, le tchèque Komeda.

Attaquants : Anstett, Moreau, Bast, Bertrand, Gaston Mareau, Stonebridge, Urvoy, Chartrain, Lefaucheux, Gabelle et Calliat.

 

 

LA COUPE DE FRANCE

Pour le 2e tour, le 2 octobre 1927 au stade Léon Bollée, l’USM bat logiquement l’ASJ de Châteaudun, 5 à 2. Particularité de cette époque, trois buts sont de facture anglaise par Anstett (2) et Stonebridge, les deux derniers buts étant signés Mareau et Gabelle. Au tour suivant, le 3e tour, le 23 octobre 1927 à Léon Bollée, l’ASC de Dinard bat l’USM, 3-0.

 

LE CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE DU DISTRICT DU MAINE :

Dans la première partie de la saison, l’USM dispute le championnat de l’Ouest Première Série, District du Maine. L’USM doit jouer contre des équipes de la Sarthe et de la Mayenne, toutes beaucoup plus modestes qu’elle. Ces équipes sont l’US Écommoy, l’US Mayennaise ainsi que deux équipes de Laval, l’US Beauregard et les Francs-Archers. Les “bleus et blancs” ne connaîssent qu’une seule défaite à Écommoy, lors du match retour du 27 novembre 1927. Il est vrai que cette défaite fut concédée dans des circonstances bien particulières ; au bout de 8 minutes de jeu, nos joueurs sont réduits à dix suite à “une blessure d’un de ses membres”. A part deux matchs nuls lors du match-aller contre l’US Mayennaise (1-1, le 30 octobre 1927 à Léon Bollée) et contre l’US Beauregard lors du match-retour (2-2, le 11 décembre 1927 à Laval, ils remporteront toutes les autres rencontres. Avec 5 matchs gagnés, 2 matchs nuls et 1 défaite (face à l’US Écommoy), soit 20 points, l’USM termine première du championnat de District du Maine. L’US Beauregard prend la deuxième place à 2 points.

 

OBJECTIF : LA REMONTÉE EN DIVISION D’HONNEUR

Cette victoire dans le championnat du District du Maine, lui permet de poursuivre le processus d’accession à la Division d’Honneur par une suite de matchs de barrage successifs. Lors d’un premier barrage contre un autre Champions de District (il y en six dans la ligue), l’USM élimine le Jeanne d’Arc de Saint-Servan, à l’occasion d’un match d’appui à rallonge à Rennes (victoire, 2-1). Merci à Gustave Barbet pour ce but qui vaut de l’or !

 

Restent alors trois clubs en course pour l’accession : le CO Cholet, la Landernéenne et l’USM. Que dit alors le règlement ? : “Le tirage au sort désignera d’abord un exempt et le vainqueur du premier match rencontrera celui qui a été exempté”. Tout cela est fort bien conçu pour protéger les clubs de Division d’Honneur car seule la montée des deux clubs est prévue. Sans trop réfléchir, en prévision de ces dures rencontres, le club fait l’acquisition du tchèque Komeda (ou Komidas)

 

La Landernéenne en battant le CO Cholet lors de la dernière finale, remporte le titre de Champion de l’Ouest Première Série, mais son forfait pendant l’intersaison, permet à l’USM d’accéder pour la saison prochaine en Division d’Honneur après ce parcours digne de celui d’un combattant. Enfin ! Croyez-vous que cette montée déclenche un mouvement d’enthousiasme au Mans ? Si ce fut le cas, rien ne transparaît dans les colonnes du quotidien “La Sarthe”.

 

La presse dans les années 30 ne crée pas l’événement. Elle se contente de refléter le sentiment de la rue. Personnellement, j’imagine que les gens de la rue, même manceaux, se fichaient un peu de cette accession... Pour eux, que ce soit en Division d’Honneur ou en championnat de District, les “gars” de l’USM continueront à courir derrière leur ballon la saison prochaine malgrè la crise. Et alors ? Ils joueront toujours pour le plaisir. Cela ne changera pas le cours du monde. Dernière nouvelle concernant cette Division d’Honneur : lors de cette interminable saison 1927-1928, le Stade Quimpérois a encore remporté le titre...

 

LE VÉLODROME DE PONTLIEUE

L’inauguration du vélodrome a lieu le 1er avril 1928. Il se situe sur la droite de la route de Changé, juste avant le stade Wilbur Wright où joue habituellement l’Amicale des Jeunesses Laïques et Républicaines Sarthoises (AJLRS). Il présente la particularité d’avoir été construit avec le bois récupéré après la destruction de la piste de La Flèche. La piste mesure 333 m contre 450 m pour celle du Stade Léon Bollée et a été construit par M. Evrard, un spécialiste des maisons en bois. Ces habitations étaient nombreuses à Pontlieue grâce à la Loi Loucheur qui favorisait l'habitation populaire. Couvert des yeux par son papa (le coureur et constructeur de vélos manceau), Serge Spique (3 ans), effectue à cette occasion, le tour de l’anneau en 2 mn 43 s 3/5 sur une minuscule bicyclette devant une foule pas très disciplinée. L’histoire de ce vélodrome sera assez brève (3 ou 4 ans) car M. Evrard refusa de s’associer avec un constructeur de charpentes métalliques qui lui proposait de couvrir la piste avec un toit comme au Vigorelli de Milan. Etant sujet aux intempéries en toutes saisons, le bois s’est abîmé. Plus tard, une fois le vélodrome rasé, le lieu recevra les Garderies Champêtres et sera dédié à Olivier Huet, son créateur.

 

 

 

 

 

 

 

1927-1928

 

1) CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE (District du Maine) :

 

16/10/27 à Léon Bollée : USM bat US Écommoy 9-0 Mareau, Anstett, Stonebridge, Bast (3)

Marchand, Daly

30/10/27 à Léon Bollée : USM et US Mayennaise 1-1 ..?..

06/11/27 à Laval : USM bat Francs-Archers Lavallois 2-0 ..?..

13/11/27 à Léon Bollée : USM bat US Beauregard 4-0 Bast (2), Royer, Stonebridge

27/11/27 à Écommoy : US Écommoy bat USM 3-1 ..?..

04/12/27 à Léon Bollée : USM bat US Mayennaise 6-0 Royer (4), Mareau, Lefaucheux

11/12/27 à Laval : US Beauregard et USM 2-2 Bast ..?..

18/12/27 à Léon Bollée : USM bat Francs-Archers Lavallois 2-0 Montanger, Lefaucheux

 

L’USM termine 1e sur 5 avec 20 points (statistiques : 8 matchs joués, 5 victoires, 2 nuls et 1 défaite).

Elle se qualifie pour le processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

2) PREMIER BARRAGE POUR L’ACCESSION A LA DIVISION D’HONNEUR :

 

Elle doit affronter en premier barrage un autre Champion du District : la Jeanne d’Arc Saint-Servan.

 

19/02/28 à Léon Bollée : USM bat Jeanne d’Arc Saint-Servan 2-1 Lefaucheux, Calliat

05/03/28 à St-Malo : Jeanne d’Arc Saint-Servan bat USM 1-0

 

Match d’appui :

12/03/28 à Rennes : USM bat Jeanne d’Arc Saint-Servan 2-1 après prolongation.

Lefaucheux, Barbet

 

3) SECOND BARRAGE POUR L’ACCESSION A LA DIVISION D’HONNEUR :

 

Restent alors trois clubs en course pour l’accession : le CO Cholet, la Landernéenne et l’USM. Résultats ?

 

La Landernéenne en battant le CO Cholet lors de la dernière finale, remporte le titre de Champion de l’Ouest Première Série. mais son forfait pendant l’intersaison, permet à l’USM d’accéder pour la saison prochaine à la Division d’Honneur.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

18/09/27 USM exempt

 

2e tour :

02/10/27 à Léon Bollée : USM bat ASJ Châteaudun 5-2 Anstett (2), Mareau, Stonebridge, Gabelle

 

3e tour :

23/10/27 à Léon Bollée : Dinard ASC bat USM 3-0

 

 

SAISON 1928-1929

DIVISION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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L’USM REMONTE EN DIVISION D’HONNEUR

L’US du Mans fait donc partie des 18 clubs de la ligue de l’Ouest qui composent son élite.

Ces clubs sont répartis en trois poules de six :

- Groupe A : Stade Quimpérois, Armoricaine, AS Brest, USO Brestoise, US Douarnenez-Ploariste et Lorient-Sports.

- Groupe B : US Servannaise, Fougères, AS cheminots Rennais, Cadets de Bretagne, Stade Briochin et ASC Dinard.

- Groupe C : Stade Rennais UC, CS Jean Bouin Angers (il a encore changé de nom), CO Cholet, La Mellinet de Nantes, Stade Lavallois et l’US du Mans. Selon une habitude bien établie, la ligue de l’Ouest attribuera son titre de Champion au premier de la poule finale qui réunira les vainqueurs de chaque groupe.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Roëlandt et Adolphe.

Défenseurs : Rocheron 1 (c), Satié et Huet.

Milieux : Gustave Barbet, Berget, Jean Cloarec (ex-Saint-Servan), Furet, Marchand, Komeda et Marcel Lebert.

Attaquants : Montanger, Rocheron 2, Boulard, Boulay, Gaston Mareau, Stonebridge, Urvoy, Chartrain, Lefaucheux, Georges et Fauchard (ex-Ernée).

 

LA COUPE DE FRANCE

Suite à la guerre LOFA-Stade Rennais, le 2e tour de la Coupe prévu initialement le 7 octobre 1928 est reporté au dimanche suivant, le 14 octobre 1928. Ce jour-là, à Cholet, le CO Cholet bat une USM sans âme, 3-0.

 

LES GRAVES PROBLÈMES DE LA LIGUE DE L’OUEST LORS DE L’ÉTÉ 1928

M. Cancel accepte de prendre sa succession d’Ernest Folliard qui se retire de son poste de président de la LOFA et de graves problèmes politiques interviennent alors au sein de la LOFA au cours de l’été 1928. Ils perturberont pendant toute la saison l’activité et l’ambiance dans ce championnat de Ligue. Tout vient du Stade Rennais UC qui s’est engagé dans le championnat de l’Ouest de Division d’Honneur en émettant une réserve : l’abrogation de l’article 27 du règlement de la Division d’Honneur de la LOFA. Que dit cet article ? : “Il est interdit d’organiser des matchs amicaux pour les équipes premières de Division d’Honneur les jours de matchs de championnat d’Honneur dans la même ville... A l’occasion des matchs Interligues, il est interdit d’organiser un match amical dans un rayon de 30 km. Cette mesure s’applique également pour les MATCHS DE COUPE de France à partir des 1/16e de finale”. L’agglomération Dinard-Saint-Malo ayant été supprimée par la LOFA, seules les villes de Brest et Rennes sont concernées par cet article, mais Brest ayant une position excentrée, il reste seule la capitale bretonne Rennes et évidemment, les dirigeants du Stade se sentent visés et lésés d’où leurs démarches. La Fédération demande à la ligue de supprimer l’article 27. La ligue refuse. La saison se présente plutôt mal pour l’USM qui semble dès le début de la saison éprouver quelques problèmes pour trouver des joueurs. Pour la rencontre de préparation du 9 septembre, elle présente une équipe mixte face aux Francs-Archers. Elle perd 10-0 ! Roger Lebel et Berget sortent de leur retraite et remettent les chaussures à crampons.

 

LE CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR

Le championnat commence le 30 septembre 1928 à Angers. Les “bleus et blancs” manquant encore de préparation se font laminer par le Club Sportif Julien Bessoneau d’Angers devenu Cercle Sportif Jean Bouin parce qu’il joue au stade Jean Bouin (et que ceci lui permet de garder les même initiales), 5-0. Le 21 octobre, pour la 2e journée, l’US du Mans doit recevoir le Stade Rennais UC mais le match est reporté, l’unique terrain du stade Léon Bollée étant occupé par l’équipe de rugby. Ce prétexte permet sans doute de rendre service aux bretons dans la bataille les opposant à la LOFA. Pour la 3e journée, le 28 octobre à Cholet, l’USM subit encore une lourde défaite, 6-2. Début novembre, les événements s’accélèrent. Sentant son autorité bafouée, la LOFA décide d’entrer en guerre ouverte avec le Stade Rennais UC et pour cela, elle va utiliser les grands moyens. D’abord, elle décide de suspendre (jusqu’à nouvel ordre) du club breton. Suite à la rencontre du 4 novembre, au cours de laquelle les manceaux se font fait écraser par le Stade Lavallois (11-2), le lendemain, lors de la réunion du lundi 5 novembre, le président Adolphe démissionne alors de ses fonctions de vice-président et de secrétaire du district du Maine. L’ambiance au Mans devient lourde. Dans le conflit à trois LOFA-Stade Rennais-FFFA, le conseil de la LOFA démissionne à son tour le mercredi 7 novembre. Pour débloquer la situation, la FFFA doit dissoudre la LOFA. La Fédération de fend de deux ou trois promesses aux rennais et les choses vont rentrer petit à petit dans l’ordre. Les dirigeants du Stade Rennais UC acceptant l’article 27, les “noirs et rouges” récupèrent leur droit de jouer. Après avoir disputé ses matchs de championnat en retard face au CSJB Angers et au Stade Lavallois, les 18 et 25 novembre, et après avoir loupé deux tours de compétition, le Stade Rennais UC reprend sa course en Coupe de France le plus naturellement du monde, le 2 décembre, à l’occasion du 4e tour (victoire à domicile contre le Stade de l’Est de Paris, 4-2) ! Là on tombe dans La Fontaine : “selon que vous soyez...”

 

Pour la fin du championnat du Groupe C de la Division d’Honneur de la LOFA, rien ne va plus au club manceau. Courant novembre, ses dirigeants annoncent même un moment un forfait général. Ils font un peu leur “tête de cochon”. Après avoir raté les deux rencontres que le club devait disputer face au Stade Rennais UC qu’ils prennent pour responsable de la situation orageuse du début de saison, les “bleus et blancs” ne disputent pas le match du 18 novembre contre La Mellinet de Nantes avant de revenir sur leur décision et de reprendre le championnat en décembre. Bien que jouant à domicile, les joueurs manceaux sont battus trois fois de suite : le 9 décembre, par le Stade Lavallois (2-4), le 16 décembre par le CO Cholet (2-3) et le 30, le CSJB Angers (1-3). Le 23 décembre, ils déclarent encore forfait pour le match retour contre La Mellinet. préférant jouer une rencontre amicale ce jour-là. A noter que pour alléger le Stade léon Bollée, le match du 16 décembre eut lieu au stade Wright presqu’à l’emplacement de l’actuel Lycée Sud. Le 3 mars 1929, pour la fin du championnat, le classement du Groupe C s’établit ainsi : 1er CSJB Angers (27 points), 2e Stade Rennais UC (26 points), 3e Stade Lavallois (22 points), 4e CO Cholet (18 points) 5e La Mellinet de Nantes (17 points), 6e et bon dernier, US du Mans (6 points). Si l’US Servannaise remporte finalement le titre de Champion, l’ambiance régnant dans cette Division d’Honneur est devenue franchement antisportive et difficilement respirable depuis quelques saisons déjà. L’USM ne regrette pas de redescendre en championnat de l’Ouest Première Série. C’est aussi la dernière fois que nous verrons l’équipe “première” du Stade Rennais UC jouer dans cette DH. En effet, nous ne verrons plus “les rouges et noirs” disputer ce championnat de l’Ouest. Nous verrons bientôt, plus ou moins élégamment, comment les dirigeants bretons vont procéder.

 

 

1928-1929

 

CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR (groupe C) :

 

30/09/28 à Angers : CSJB Angers bat USM 5-0

14/10/28 à Laval : Stade Lavallois - USM Match reporté (priorité à la Coupe)

21/10/28 à Léon Bollée : Stade Rennais UC bat USM Match reporté

(terrain occupé par le rugbymens) puis forfait de l’USM

28/10/28 à Cholet : CO Cholet bat USM 6-2 Rocheron (2)

04/11/28 à Laval : Stade Lavallois bat USM 11-2 ..?..

18/11/28 à Léon Bollée : La Mellinet de Nantes bat USM Forfait de l’USM

09/12/28 à Léon Bollée : Stade Lavallois bat USM 4-2 Lefaucheux (2)

16/12/28 au stade Wright : CO Cholet bat USM 3-2 Rocheron, Lefaucheux

23/12/28 à Nantes : La Mellinet de Nantes bat USM Forfait de l’USM

30/12/28 à Léon Bollée : CSJB Angers bat USM 3-1 Boulard

10/02/29 à Rennes : Stade Rennais UC bat USM Forfait de l’USM

 

L’USM termine 6e sur 6 avec 6 points (statistiques : 10 matchs joués, 6 défaites et 4 forfaits).

Pour la saison 1929-1930, elle est rétrogradée en championnat de Première Série, District de Haute-Bretagne.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

16/09/28 USM exempt

 

2e tour :

14/10/28 à Cholet : CO Cholet bat USM 3-0

 

 

SAISON 1929-1930

PREMIÈRE SÉRIE (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LA DIFFICILE ORGANISATION DU CHAMPIONNAT DE DIVISION D’HONNEUR

Pour la saison 1929-1930, un nouveau changement intervient dans le projet de calendrier établi en août 1929. L’organisation du championnat de Division d'Honneur se compose maintenant d'un seul groupe de douze clubs, à savoir : l’AS Brest, l’USO Brestoise, l’En Avant Guingamp, le Dinard ASC, l’US Servannaise, le Stade Rennais UC, le Drapeau de Fougères, le Stade Quimpérois, le FC Lorient, le Stade Lavallois, le CO Choletais et le CSJB Angers. Mais plutôt que de constituer deux groupes de six, la ligue décide de regrouper tout le monde en une poule unique sans réfléchir aux conséquences. Personne à la ligue, ne pense à la quantité de matchs à disputer presque sans arrêt de septembre à avril, à la distance à parcourir durant toute la saison, aux difficultés de transports et surtout aux frais nécessités par d’aussi longs et pénibles voyages, sans oublier les prélèvements de la LOFA sur les recettes ! Ce changement n’a pas été négocié avec les clubs et les équipes de Rennes, Angers et Laval qui ne se sont pas encore engagé quand commence le championnat. Les deux premiers, mécontents de la nouvelle formule, demandent à être rétrogradés en première série. La FFFA refuse et voici nos deux clubs “gros-Jean” comme devant. La LOFA espère secrètement que Rennais et Angevins vont rentrer dans le giron car, entraînée dans le mouvement du professionnalisme qui se dessine, elle estime à 15.000 francs son manque à gagner. Le Stade Lavallois se défend autrement : “Nous connaissons un problème d’effectif” (les menteurs !). La ligue recule la date limite au 20 août mais finalement, les trois clubs ne signent pas avant la date limite. Par lettre du 19 septembre 1929, la FFFA déclare le Stade Rennais UC hors-la-loi, en confirmant l’annulation de son engagement dans la Coupe de France et le championnat de la ligue de l’Ouest. Si le CSJB Angers et le Stade Lavallois rentrent dans le rang que va donc décider le Stade Rennais UC ? En fin de saison, Déjà deux fois vainqueur en 1925 et 1927, le CSJB Angers remportera son troisième titre en 1930. Il termine la poule finale sans la moindre défaite.

 

LE STADE RENNAIS FAIT BANDE A PART

Puisque le club est hors-la-loi, le président Odorico et son bureau décident de retirer les “rouges et noirs” des compétitions de la ligue de l'Ouest et de la Fédération Française. Ils décident de ne plus disputer de compétition régionale ou nationale et tournent le dos ainsi au football “officiel”. Ensuite, ils choisissent de ramener d’un voyage à Prague en octobre 1929 sept joueurs tchèques, dont un certain Georges Séfelin. De 1929 à 1932, les rennais ne disputeront plus que des rencontres amicales contre de grandes équipes européennes (Sparta et Slavia Prague, Austria de Vienne, Budapest, Red Star de Paris...). Ces matchs sont organisés pour le plus grand plaisir du public de la route de Lorient et c’est comme cela que le Stade Rennais UC a franchi le “Rubicon” qui sépare le football amateur du football professionnel. Il y a tout de même un méchant malaise dans cette ligue de l’Ouest ! Les rancœurs sont toujours aussi tenaces en Bretagne et l’ambiance n’est toujours pas des plus chaleureuses. Les rennais après avoir “torpillé” l’USFSA et aidé à la naissance de la LOFA, semble ne pas avoir de meilleures dispositions envers celle-ci...

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Langlais et Guillant. Que devient Roëlandt ?

Défenseurs : Mignot, Avice et Maubert.

Milieux : Bernard (ingénieur des Ponts et Chaussées dans le civil), Rocheron 2 et Marcel Lebert.

Attaquants : Montanger, Rocheron 1, Boulard, Boulay, Aubry, Casano, Bauda, Cremet et Papon.

 

Le jeudi 24 octobre 1929, un jour à priori comme les autres pour les sarthois. Mais, à New-York, une très forte crise boursière éclate à Wall Street. En moins d’un mois, la valeur des actions s’écroulent. Cet événement marque le début de la Grande Dépression des années trente, la plus grande crise économique du XXe siècle, avec son inévitable cohorte de chomeurs.

 

LA COUPE DE FRANCE

Exempté de 1er tour, l’USM à l’occasion du 2e tour, joué au stade Léon Bollée le 6 octobre 1929, bat l’US Beauregard de Laval, 3 buts à 1. Pour le 3e tour, le 27 octobre 1929, les joueurs du Mans ont un voyage à effectuer à Paris où, sur le terrain de La Hay-les-Roses, ils affrontent le Club des “X” de Paris. Les manceaux se qualifient 2-0. Pour la première fois de son histoire, l’USM atteint le 4e tour. Le 17 novembre 1929, la Fédération leur offre un match contre une des meilleurs équipes de France, l’US Quevilly à Rouen devant 2.500 personnes. Après avoir déposé une gerbe aux monuments aux morts, en l’honneur des victimes du club tombées au front, la partie de “football-association” peut commencer. A la fin du match, les “jaunes et noirs” de l’US Quevilly ont marqué 6 buts contre 0 à l’USM... Mais les Manceaux garderont quand même un bon souvenir de cette rencontre. Dernier cadeau fait au Mans, le 8 décembre 1929, le match ASC Dinard-US Persan-Beaumont a lieu au Stade Bollée. L’ancien manceau Henri Safffange garde les buts bretons. Les deux équipes terminent dos à dos (score ?). Le lundi 10 décembre les lecteurs de “La Sarthe” ont droit à une grande première : deux photos apparaissent sur la 1e page du journal ! Le dimanche suivant, les deux équipes remettent cela et Dinard finit par l’emporter, 4 à 3 !

 

LE CHAMPIONNAT DE PREMIÈRE SÉRIE DU DISTRICT DE HAUTE-BRETAGNE :

Dans le championnat 1929-1930, l’USM redescend donc au niveau district. Le district du Maine change de nom, il devient district de Haute-Bretagne. Seul équipe sarthoise dans ce championnat, elle affronte quatre clubs mayennais : l’US Beauregard, les Frans-Archers Lavallois, l’Ernéenne et l’US Mayennaise. Après une défaite peu rassurante au Stade d’Hilard le 13 octobre 1929, les joueurs manceaux remportent cinq matchs et concèdent deux nuls face aux Francs-Archers et contre l’US Beauregard, lors du match retour à domicile. “La victoire de l’USM sur les Francs-Archers Lavallois (3-0) qualifie les “bleus et blancs” pour le championnat Interdistrict de la ligue de l’Ouest dans lequel ils auront à rencontrer les Champions de la Côte d’Émeraude (l’Étoile de Dinard) et de Haute-Normandie (les Cadets de Bretagne).”

 

POULE DE PROMOTION

Dans cette poule à trois, à la fin mars, c’en est fini des chances mancelles. Après un match nul à Dinard (2-2) et une défaite au Mans (1-2), Dinard termine 1e et gagne seule le droit de poursuivre sa route vers la Division d’Honneur. L’année prochaine, les bretons rejoindront l’élite de la ligue de l’Ouest en Division d’Honneur.

 

 

 

1929-1930

 

1) CHAMPIONNAT PREMIÈRE SÉRIE (District de Haute-Bretagne) :

 

13/10/29 à Laval : US Beauregard bat USM 2-1 ..?..

03/11/29 à Ernée : USM bat l’Ernéenne 6-1 ..?..

10/11/29 à Laval : USM et Francs-Archers Lavallois 3-3 ..?..

24/11/29 à Mayenne : USM bat US Mayennaise 3-1 Boulard (3)

01/12/29 à Léon Bollée : USM et US Beauregard 1-1 Rocheron 2

08/12/29 à Léon Bollée : USM bat l’Ernéenne 2-1 Papon, Boulard

22/12/29 à Léon Bollée : USM bat US Mayennaise 2-1 ..?..

05/01/30 à Léon Bollée : USM bat Francs-Archers Lavallois 3-0 Rocheron 1 (2), Boulay

 

L’USM termine 1e sur 5 avec 20 points (statistiques : 8 matchs joués, 5 victoires, 2 nuls et 1 défaite.

 

Elle se qualifie pour le processus d’accession à la Division d’Honneur. Celui-ci commence par une poule de Classement Interdistrict réservée aux Champions de District (tirage au sort de deux groupes de trois).

 

2) POULE DE PROMOTION - INTERDISTRICT (groupe ..?..) :

 

23/02/30 à Dinard : Étoile Dinardaise et USM 2-2 ..?..

09/03/30 à Rennes : Les Cadets de Bretagne bat USM 2-1 ..?..

16/03/30 à Léon Bollée : Étoile Dinardaise bat USM 2-1 Boulard

30/03/30 à Léon Bollée : USM bat Les Cadets de Bretagne 4-1 Boulay, Rocheron 2, Maubert, ..?..

 

L’USM termine 2e sur 3 avec 8 points (statistiques : 4 matchs joués, 1 victoire, 1 nul et 2 défaites).

Elle est écartée du processus d’accession à la Division d’Honneur.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

15/09/29 USM exempt

 

2e tour :

06/10/29 à Léon Bollée : USM bat US Beauregard 3-1 Rocheron 1, ..?..

 

3e tour :

27/10/29 à L’Hay-les-Roses : USM bat le Club des “X” de Paris 2-0 Boulay, Bauda

 

4e tour :

17/11/29 à Quevilly : US Quevilly bat USM 6-0

SAISON 1930-1931

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LE PROFESSIONNALISME EST EN MOUVEMENT

La première Coupe du monde de football se tient en juillet 1930 en Uruguay. La “Céleste”, double tenante du titre olympique, remporte à domicile la Coupe Jules Rimet en s'imposant en finale 4-2 face à l'Argentine. En raison de problèmes de calendrier et d'intendance, les européens ont boudé cette Coupe du Monde. Seule la Belgique, la Roumanie, la Yougoslavie et la France ont effectue la longue traversée en bateau pour gagner Montevideo. Peu après, une maladie du sport que l’on appelle, “l’amateurisme marron” prend une ampleur étouffante. Il concerne un grand nombre de nos meilleurs clubs français qui ont engagé des dizaines de footballeurs étrangers. Ainsi à l’instar de Rennes avec ses tchèques, Sète et Montpellier ont fait signer les yougoslaves demi-finalistes de la Coupe du Monde à Montevideo. Une floraison de britanniques s’est également produite en France... Il en est venu aussi de Hongrie ou de Suisse comme le gardien Séchehaye et les frères Kramer du Stade Français. Il est grand temps que la FFFA réglemente le statut des joueurs et c’est dans cet esprit qu’est adopté, fin septembre 1930, la notion de joueur rétribué. Au cours des discussions on a même envisagé la création d’une Ligue Professionnelle, comme en Angleterre et en Europe Centrale. Celle-ci constituerait un progrès grâce au regroupement des meilleurs clubs, alors que ces derniers s’étiolent dans le train-train des compétitions régionales. Le football français a résisté au professionnalisme jusqu’à présent mais en juillet 1930, le Conseil national de la FFFA se prononce par 128 voix contre 20 et 1 abstention (celle du président Jules Rimet) pour la mise en place du professionnalisme en France.

 

LA PREMIÈRE COUPE PEUGEOT

Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot organisent une compétition nationale officieuse en marge des championnats de Ligues régionales et de la Coupe de France, ce qui leur vaudra d’être considérés comme les pères fondateurs du professionnalisme en France. Le club instigateur de cette Coupe Peugeot, le FC Sochaux, est officiellement une petite société du pays de Montbéliard créee en 1928 par les Automobiles Peugeot qui va rapidement atteindre une grande notoriété. Cette première Coupe Peugeot rassemble huit clubs : l’Olympique Lillois, le FC Mulhouse, le FC Sète, le Club Français, le RC Roubaix, le Red Star, l’Olympique de Marseille et bien entendu, le FC Sochaux. Elle est en quelque sorte une préfiguration du championnat de France Professionnel. Lors de la finale, le FC Sochaux-Montbéliard bat l’Olympique Lillois 6-1 ! Le club organisateur remporte donc la Coupe Peugeot ! Le hasard fait bien les choses... Le 17 janvier 1931, au terme de discussions et controverses, le Conseil national de la FFFA vote le principe du professionnalisme.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Roëlandt et Guillant.

Défenseurs : Mignot et Avice.

Milieux : Aubry, Maubert, Bernard et Marcel Lebert.

Attaquants : Montanger, Rocheron 1 et 2, Boulard, Boulay, Lebouc (de retour), Casano, Bauda, Pichereau, et Desmarres.

Baglin (franco-ialien), Horpaczky (hongrois) et Plawskine (russe) seront intégrés à l’attaque à la fin de la saison.

 

LA COUPE DE FRANCE

La Coupe de France commence pour l’USM, à l’occasion du 2e tour, le 12 octobre 1930 au stade Léon Bollée. L’USM bat le SC Chartrain, 3-1 (deux buts de Bauda et un but de Boulard). A l’occasion du 3e tour, le 9 novembre 1930, toujours au stade Léon Bollée, l’USA Clichy bat l’USM, 4-1.

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

A l’instar des “pros” de Rennes, les dirigeants de l’USM créent un poste de manager. Ils confient la tâche à M. Dumesnil. De son côté, le championnat de l’Ouest se structure un peu plus chaque saison. Cette année, l’USM dispute le championnat en Promotion d’Honneur (groupe A) avec six adversaires : le Stade Lavallois, l’US Basse-Indre, La Mellinet de Nantes, l’US La Baule, et l’ES Saint-Pierre de Cholet. Le 6e adversaire, l’UAI Angers n’a rien à voir avec le SCO et le CSJB. Il s’agit de l’Union Athlétique Inter-gadz’arts d’Angers. A sa fondation en 1924, il portait un autre nom, le Gadz’arts Club et a déjà changé de nom. Ce club regroupe les étudiants des Arts et Métiers (“les gars de s’Arts”. Pigé ?) qui jouent en rouge et noir. Le 28 décembre, l’USM se rend au tout récent stade Jean Yvinec de Laval (en mémoire d’un joueur mayennais décédé à l'âge de 26 ans) pour affronter le Stade. Laissons le journaliste de “La Sarthe” nous apporter sa vision du match : “l’équipe première mérite une grande indulgence tant les événements s’acharnèrent sur elle dès avant le départ par des abstentions forcées de joueurs blessés et par la suite en raison du chauvinisme du public lavallois et de la partialité du referee” (arbitre). Finalement, les “tangos” nous battent 4-3. Après un championnat de 12 journées, ils remportent le titre, l’USM finissant 4e. Après les erreurs de l’an passé, le championnat de l’Ouest de Division d'Honneur se compose à nouveau de deux poules de quatre clubs. La formule change mais le Champion en titre reste le même : le CSJB Angers. Les “cordiers” terminent la saison invaincus. Les Angevins tiennent vraiment la grosse forme !

 

LES MATCHS AMICAUX DU PRINTEMPS 1931

Le championnat de l’Ouest se termine le 8 février 1931. Les mois de mars et avril sont occupés par quelques matchs organisés pour le plus grand plaisir du public manceau. Après avoir reçu les visites des Wanderers du Stade Français (le 3 mars, nul 4-4), de l’US Servannaise (le 23 mars, nul 1-1), du SCO Angers (le 12 avril, victoire 7-0), le 28 mai, le stade Léon Bollée est le théâtre d’une belle rencontre opposant l’USM au Hungaria de Paris. “L’USM mettra sur pied une excellente formation. Elle fait appel a tout ce qu’elle a de meilleur. Dans les buts, nous trouverons le souple Guillant aux bonds capricieux, la paire d’arrières Rocheron et Mignot, très sûre sur le ballon et s’accordant à merveille. Une ligne de demis véritablement homogène, active aussi bien en attaque qu’en défense, avec au centre le fin Avice dont l’impassibilité égale l’adresse et aux ailes, les puissantes murailles qui s’appellent Aubry et Baglin. La ligne d’attaque sera elle aussi excellente. Aux ailes, les rapides Montanger et Lebouc auxquels nous recommandons d’expédier des centres très précis, car la triplette du centre comprend trois joueurs certainement très dangereux pour le portier adverse. Boulard aux déboulés nerveux, Horpaczky bon distributeur et au centre Le Dez d’Angers, renfort exceptionnel pour ce match, l’international bien connu des Manceaux qui ont eu l’occasion de le voir évoluer déjà. Ses shoots puissants, son brillant jeu de tête, troubleront certainement plus d’une fois, la défense hongroise”. Finalement, le lendemain les usmistes l’emportent 4-0. Les buts sont du hongrois Horpaczky, de Montanger, Le Dez et Boulard.

 

 

 

1930-1931

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (groupe A) :

 

05/10/30 à Nantes : La Mellinet de Nantes bat USM 4-1 ..?..

19/10/30 à Léon Bollée : USM et US Basse-Indre 0-0

16/11/30 à Cholet : USM bat ES Saint-Pierre Cholet 2-1 Boulay, Avice

23/11/30 à Angers : USM bat UAI Angers 3-0 Avice, Boulay ..?..

07/12/30 à Léon Bollée : US La Baule bat USM 6-3 Boulard, Rocheron, Montanger

21/12/30 à La Baule : US La Baule bat USM 2-0

28/12/30 à Léon Bollée : Stade Lavallois bat USM 4-3 Rocheron, Lebouc, Montanger

04/01/30 à Laval : Stade Lavallois bat USM 3-2 ..?..

11/01/31 à Léon Bollée : USM bat ES Saint-Pierre Cholet 5-1 Blanchard (2), Casano (2), Pichereau

25/01/31 à Léon Bollée : La Mellinet de Nantes bat USM 3-0

01/02/31 à Léon Bollée : USM et UAI Angers 1-1 Lebouc

08/02/31 à Léon Bollée : USM bat US Basse-Indre 3-2 ..?..

 

L’USM termine 5e sur 7 avec soit 22 points (statistiques : 12 matchs joués, 4 victoires, 2 nuls et 6 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

14/09/30 USM exempt

 

2e tour :

12/10/30 à Léon Bollée : USM bat SC Chartres 3-1 Bauda (2), Boulard

 

3e tour :

09/11/30 à Léon Bollée : USA Clichy bat USM 4-1 Rocheron

 

SAISON 1931-1932

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LA DEUXIÈME COUPE PEUGEOT

Après une première saison de fonctionnement, la Coupe Peugeot est reconduite. Elle voit la victoire du FC Mulhouse. Sochaux puis Mulhouse. Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Ah si, il y a aussi une usine Peugeot à Mulhouse. Est-ce le fruit du hasard ? Bien sûr que oui ! Vous voyez le mal partout !...

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardien : Guillant.

Défenseurs : Mignot, Berchtold, Rocheron (lequel ?) et Avice, sur le départ en septembre mais qui, finalement, restera

au club.

Milieux : Constant Baglin, Bernard, Aubry, Varnier, Marcel Lebert et Luffray.

Attaquants : pour les matchs de championnat l’équipe “première” va utiliser lors de cette saison Duroin, Pichereau, Sagot, Casano, Robin, Marion, les frères Blanchet, Foucault, Martineau, Lemaître (de retour), Lebouc, Maubert, Boulard, Bauda, Montanger, Legoeyte et Edward, soit dix-huit joueurs pour la seule ligne d’attaque !

Il s’agit d’une vraie revue d’effectif... Que devient Boulay ?

 

Berchtold (il tient une scierie à Montfort-le Rotrou et construit des maisons en bois) commence une longue carrière au club. Lu dans “La Sarthe” du 3 septembre 1931 : “S’il faut en croire les dirigeants manceaux, la ligne d’avants usmistes s’avérera cette saison particulièrement mordante. En résumé, l’équipe aura cette année bonne allure et les adversaires de l’USM, n’ont qu’à bien se tenir”.

 

LA COUPE DE FRANCE

Lors de cette saison, l’USM effectue un passage éclair dans la bonne vieille compétition nationale. Débutant au 2e tour de l’épreuve, le 4 octobre 1931 à Fougères, nos représentants prennent une raclée par le Drapeau qui joue en Division d’Honneur et rentrent immédiatement à la maison. Le score ? 10-0. Les valises sont pleines. L’histoire est déjà finie.

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

L’USM commence mal le championnat (1e division, 3e section), le 27 septembre 1931 à La Baule en perdant 4-0 face à l’équipe locale. Le fait de partager le terrain du stade Léon Bollée avec l’équipe de rugby entraîne des modifications du calendrier. Aprés sa victoire face à Basse-Indre, elle se venge de ce mauvais départ en remportant dès le 25 octobre 1931 le match retour face à ces maudits baulois, 4-1. Après un nul obtenu à Angers, face à l’UAI, 2-2, la saison commence réellement le 8 novembre 1931 au stade Léon Bollée, lors de l’affrontement contre le Stade Lavallois. Nos amis mayennais nous battent, encore 3-1, mais Boulard sauve l’honneur sarthois. Pendant ce temps, le SCO Angers domine son sujet et fait la course en tête. Face à cette brillante équipe, nos manceaux prennent 9 buts chez nous, le 29 novembre 1931. Après avoir subi une nouvelle défaite à Nantes le 13 décembre, les “bleus et blancs” remportent enfin une belle victoire le 20 décembre 1931 à domicile. En effet, ce jour-là, l’USM réussit à battre l’UAI Angers, 5-1. Sans doute dans un bon jour, Pichereau (par deux fois), Edward, Sagot et Lebouc font preuve suffisamment d’efficacité pour marquer cinq buts. Il est vrai que les angevins furent réduits à 9 pendant une mi-temps. C’est tout de même plus facile ainsi... La joie est de courte durée car l’USM prend 5 pions lors de son déplacement dans la cité du roi René, lors du match retour disputé le 27 décembre 1931 contre le SCO. Ceci porte le total de buts pris par les angevins du SCO à 14 unités en deux matchs ! Cela gâche un peu le plaisir de jouer. Les manceaux oublient le football le temps du réveillon mais les jambes devaient encore être un peu lourdes le 10 janvier 1932 face à Laval car nos joueurs prennent encore 6 buts face à nos adversaires du jour. Les trois derniers matchs ont lieu à Bollée. Les victoires du 24 janvier 1932 face à l’ES Saint-Pierre de Cholet, du 7 février 1932 face à l’US Basse-Indre (grâce à but sur penalty tiré par le gardien de but Guillant !) et le match nul obtenu face à La Mellinet de Nantes, le 22 février 1932 nous permettent de terminer à la 4e place du classement avec 26 points, derrière le SCO, les lavallois et La Baule. Les angevins remportent facilement le championnat après avoir gagné 13 matchs sur 14 ! Ce titre sera le premier du Sporting et leur permet d’accéder à la Division d’Honneur.

 

LE CHAMPIONNAT PROFESSIONNEL

Les modalités d’organisation du premier championnat de France professionnel sont acceptées et définies le 16 janvier 1932, après 17 heures de délibérations quand les farouches adversaires du professionnalisme, parmi lesquels la ligue de Paris, auront en vain tiré leurs dernières cartouches.

 

LES MERLUS CHAMPIONS EN DIVISION D’HONNEUR

A noter en cette fin de saison 1932, la première victoire en Division d’Honneur d’un petit nouveau qui fera parler de lui plus tard, le Football-Club de Lorient plus connu sous le nom du “club des Merlus”. Les chemins du FC Lorient et de l’USM (ou du MUC) se sont croisés en de nombreuses occasions depuis cette date. Ce sympathique club a été crée au port par la volonté de Mme Cuissard, d’origine stéphanoise et patronne d'un magasin de marée. En 1925, dans une premier temps, elle donne naissance à la “Marée Sportive” dont les dirigeants font passer, un an plus tard, les statuts d’un club “corpo” à celui d’un club amateur (le 2 avril 1926). Ils créent ainsi le Football Club Lorientais. Les “Merlus” débutent par le bas de l’échelle dans le championnat de 3e série et s'imposent rapidement. Ils obtiennent le titre de Champion de l'Ouest de 1e série dès 1929, et atteignent dans la foulée le nirvana du football régional breton, la Division d'Honneur. Ils remportent le titre envié par toute la Bretagne dès 1932 et recommenceront encore en 1936. Traditionnellement, les couleurs habituelles des “Merlus” sont orange et noir. Ce n’est pas en référence à Halloween. Non ! Allez, cherchez un peu. pourquoi ces couleurs ? Et bien “je vais vous le dire...” : Lors de la réunion où le club fut fondé, Mme Cuissard portait une très séduisante jupe noire et un pull orange. Tout simplement. Comme les chaussettes des “Merlus” sont noires, j’imagine Mme Cuissard avec des bas noirs et de fines chaussures à talons... Hum ! J’en ai des frissons dans le dos... C’est quand même plus sympa qu’Halloween, un déguisement que nous laissons plutôt à nos amis du Stade Lavallois...

 

1931-1932

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (1ère division, 3e section) :

 

27/09/31 à La Baule : US La Baule bat USM 4-0

11/10/31 à Basse-Indre : USM bat US Basse-Indre 1-0 Duroin

25/10/31 à Léon Bollée : USM bat US La Baule 4-1 Sagot (3), csc

01/11/31 à Angers : USM et UAI Angers 2-2 Sagot, Robin

08/11/31 à Léon Bollée : Stade Lavallois bat USM 3-1 Boulard

15/11/31 à Cholet : ES Saint-Pierre Cholet bat USM 2-1 ..?..

29/11/31 à Léon Bollée : SCO Angers bat USM 9-0

13/12/31 à Nantes : La Mellinet de Nantes bat USM 4-0

27/12/31 à Angers : SCO Angers bat USM 5-3 Edward, Casano, csc

20/12/31 à Léon Bollée : USM bat UAI Angers 5-1 Pichereau (2), Edward, Sagot, Lebouc

10/01/32 à Laval : Stade Lavallois bat USM 6-0

24/01/32 à Léon Bollée : USM bat ES Saint-Pierre Cholet 5-1 Sagot (2), Marion, Pichereau, Robin

07/02/32 à Léon Bollée : USM bat US Basse-Indre 1-0 Guillant (gardien de but) sur penalty

21/02/31 à Léon Bollée : USM et La Mellinet de Nantes 1-1 Blanchet

 

L’USM termine 4e sur 8 avec 26 points (statistiques : 14 matchs joués, 5 victoires, 2 nuls et 7 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

20/09/31 USM exempt

 

2e tour :

04/10/31 à Fougères : Drapeau de Fougères (DH) bat USM 10-0

 

SAISON 1932-1933

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LE PREMIER CHAMPIONNAT DE FRANCE PROFESSIONNEL

Cette saison voit le démarrage du championnat de France professionnel. Malgré la crise économique qui frappe alors la France, tous les dirigeants de clubs lorgnent sur cette dernière création de la FFFA. Vingt clubs répondent à son invitation. Les représentants du midi, les plus nombreux, sont neuf à se lancer dans le grand bain. Les voici, classés par ordre d’ancienneté, avec entre parenthèses leur année de création : l’Olympique de Marseille (1899), le FC Sète (1900), le SC Nîmes (1901), l’Olympique Gymnase Club de Nice (1904), l’AS Cannes (1909), le FC Hyères (1912), le FC Antibes (1912), le SO Montpellier (1919) et l’Olympique d’Alès (1923). Quatre clubs représentent la région parisienne : le Club Français (1890), le RC Paris (1896), le CA Paris (1896) et le Red Star Olympique (1897). Quatre autres formations proviennent du département du Nord : à Lille, le SC Fives (1901) et l’Olympique Lillois (1902) et l’Excelsior Athlétique Club de Roubaix (1928). Outre, bien évidemment, l’inévitable FC Sochaux, les clubs provenant du reste du territoire sont très peu nombreux car on ne compte que deux clubs : dans l’Ouest, le Stade Rennais UC (1901) et dans l’Est, le Club Athlétique de Metz (1919). Revenons sur le cas de nos amis bretons. Les dirigeants du Stade ont volontairement laissé tombé le championnat de la ligue de l’Ouest au printemps 1929. Grâce à de nombreux joueurs étrangers importés, à sa place font déjà évoluer une structure “pro”, abandonnant ainsi toute volonté de vaincre en Coupe de France. Bien avant l’heure, cette équipe “pro” est ainsi la première dans l’Ouest. Après plusieurs saisons de matchs amicaux, il est donc parfaitement logique de l’inscrire dans ce championnat de 1e Division, dès 1932-1933. Son coup d’envoi est donné le 11 septembre 1932. L'autrichien d’Antibes, Johann Klima sera le premier buteur de l'histoire de ce championnat de France. Le Stade Rennais UC viendra au Mans jouer en amical le 17 novembre 1932 et l’emportera facilement 6-2. Les buts de l’USM étant marqués par Gentil et Hénaff. Durant cette longue saison, on déplorera pourtant un regrettable “incident” : la tentative de corruption de joueurs fivois avant le dernier match par l’entraîneur de l’équipe d’Antibes. Sanction : déclassement du FC Antibes et radiation à vie pour le coach offrant ainsi des “billes” aux détracteurs de ce championnat “pro”. Cette saison se finira le 14 mai 1933 par une finale jouée à Colombes, devant 15.000 spectateurs, entre l’Olympique Lillois (1er du groupe A) et l’AS Cannes (1er du groupe B). Au cours de cet ultime affrontement, les ”ch'tis” l’emporteront 4-3.

 

L’USM SE RÉORGANISE

Les “branlées” prises l’an passé par l’USM face à Angers et à Laval semblent avoir marqué les esprits. La revue d’effectif à laquelle nous avons assisté au cours du dernier championnat permet d’envisager de meilleurs résultats. Comme chez les pros, on redéfinit l’organigramme de la section “association” de l’USM. Puis elle se choisit un nouveau bureau composé essentiellement d’anciens joueurs. Roger Lebel sera président alors que Gustave Barbet prendra le poste de secrétaire. Gondard et Aubry s’occuperont dorénavant de la trésorerie. M. Herrouard, Lambert et Montanger compléteront le bureau. Dernière décision : on nomme le joueur Marcel Lebert (le tonton de Pierre Lebert de Saint-Saturnin) au poste de manager technique. Pas question d’être payer pour cela. Il conservera son travail chez Renault. Les entraînements seront placés sous sa responsabilité et le dimanche, il continuera à jouer, bien sûr. Pour des raisons personnelles, M. Cancel transmet la Présidence de la LOFA à M. Levacher qui accepte de prendre sa succession.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Boulard (un jeune joueur de champs reconverti) et Combes.

Défenseurs : Mignot, Berchtold, Norguet et Rocheron.

Milieux : Pichereau, Boulay, Casano, Avice, Varnier et Marcel Lebert.

Attaquants : Gentil, Louis Baslé, Hénaff, Robin, Martineau, Sagot, Foucault, Bourdoiseau et Vivet.

 

UN NOUVEAU CLUB AU MANS : L’ASMM

Du nouveau au Mans ! Le jeudi 22 septembre 1932, un tout petit article du quotidien “La Sarthe” informe les manceaux de la constitution d’un club : l’ASMM. Quelle entreprise se cache derrière ce sigle ? Si je vous dis que le siège est fixé 37 rue Chanzy au Mans, que M. Gustave Singher et Jean-Marie Lelièvre en assurent co-jointement la présidence d’Honneur vous avez compris que l’entreprise en question est les Mutuelles du Mans. Décodé, ce sigle (ASMM) veut dire : Association Sportive des Mutuelles du Mans. Il s’agit d’un club omnisport qui, dans un premier temps, ne pratiquera que le “football-association”. Son équipe joue à Coulaines, au stade de l’Herberie. Les manceaux aimant bien déformer les noms, cette équipe fera parler d’elle sous un notre nom : “l’AS MeuMeu”. C’est plus sympa. Non ? Cette expression rejoint au musée des surnoms sarthois les plus belles pièces qui restaient à ce jour, “vieille burette” pour Wilbur Wright et “jaune d’oeuf” pour John Duff (le multiple vainqueur des 24 Heures du Mans dans les années vingt)... Deux monuments...

 

LA COUPE DE FRANCE

Une semaine après le démarrage du championnat de France “pro”, le 18 septembre 1932 se dispute le 1er tour de la Coupe de France. Le score, en faveur des joueurs beaucerons à la mi-temps (1-0), évolue ensuite en faveur de notre équipe suite aux consignes données à la pose par Marcel Lebert. De retour sur le terrain, Robin et Martineau marquent deux buts. Le score en reste là et l’USM élimine finalement le Vélo-Sports Chartrain, 2-1. La déconvenue de l’an passé est oubliée. Au deuxième tour, le 9 octobre 1932, les manceaux reçoivent la visite d’un sérieux client, l’ASJ Châteaudun. Ce dernier a remporté il y a un peu plus d’un an le championnat de Division d’Honneur de la ligue du Centre. Les manceaux ne partent pas favoris. Battus logiquement, 3 buts à 1, ils se retrouvent écartés de la compétition nationale.

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

Si le championnat le plus haut de la ligue ne change pas de nom et conserve l’appellation de Division d’Honneur, le championnat directement inférieur change de nom. Officiellement, il devient dans le championnat de l’Ouest Première Division mais il s’agit toujours de la Promotion d’Honneur. L’USM se trouve affectée au groupe C et y retrouve le CSJB Angers. Si le club s’organise mieux, sur le terrain, les résultats de l’équipe ne s’améliorent pas et restent plutôt faibles. A la fin des match-allers, l’USM se trouve classée à la 8e et dernière place avec un seul nul (1-1) obtenu le 25 octobre 1932 à domicile face aux Gadz’arts d’Angers. L’USM ne sauvera sa peau qu'à la dernière journée en faisant match nul à Nantes face à La Mellinet, 0-0. Il laisse la dernière place et les affres de la relégation à l’ES St-Pierre de Cholet. Pendant ce temps-là, le Stade de Quimper obtient le titre de champion de Division d’Honneur.

 

 

1932-1933

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (section C) :

 

Manager technique : Marcel Lebert

02/10/32 à Léon Bollée : US La Baule et USM 2-2 Martineau (2)

16/10/32 à Angers : CSJB Angers bat USM 4-0

23/10/32 à Léon Bollée : CU Angers et USM 1-1 ..?..

06/11/32 à Cholet : ES Saint-Pierre Cholet bat USM 3-1 ..?..

11/10/32 à Léon Bollée : US Basse-Indre bat USM 2-1 Sagot

04/12/32 à Vannes : Véloce Vannetais bat USM 5-1 ..?..

18/12/32 à Léon Bollée : La Mellinet de Nantes bat USM 3-2 Martineau, Baslé

15/01/33 à La Baule : US La Baule bat USM 4-0

22/01/33 à Léon Bollée : CSJB Angers bat USM 1-0

29/01/33 à à Angers : CU Angers et USM 4-4 Bourdoiseau (2), Berchtold, Martineau

05/02/33 à Léon Bollée : USM bat ES Saint-Pierre Cholet 4-0 Bourdoiseau, Martineau, Lebert, Varnier

19/02/33 à Basse-Indre : US Basse-Indre bat USM 4-0

26/02/33 à Léon Bollée : Véloce Vannetais bat USM 3-1 Sagot

12/03/33 à Nantes : La Mellinet de Nantes et USM 0-0

 

L’USM termine 7e sur 8 avec 20 points (statistiques : 14 matchs joués, 1 victoire, 4 nuls et 9 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

18/09/32 à Chartres : USM bat Vélo Sports Chartrain 2-1 Robin, Martineau

 

2e tour :

09/10/32 à Léon Bollée : ASJ Châteaudun (DH) bat USM 3-1 ..?..

 

SAISON 1933-1934

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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A défaut de faire parler d’elle par les sports, la paisible ville du Mans attire les feux de l’actualité judiciaire. En effet, le 29 septembre 1933, commence au Palais de justice, rue Gambetta, le procès des sœurs Christine et Léa Papin qui ont assassiné leur patronne ainsi que sa fille en décembre dernier.

 

SAINT-SERVAN GOÛTE AU PROFESSIONNALISME

L’US Servannaise (devenue US Servannaise et Malouine en juin 1931) monte à son tour, une structure “pro”. Nos amis malouins choisissent, à tort ou à raison, la 2e Division qui débute en France cette année. L’US Servannaise et Malouine devient, après le Stade Rennais UC, le second club de la ligue de l’Ouest à passer “pro”. Les “diables noirs” termineront à la 11e place du groupe Nord, à 18 points du vainqueur le Red Star. Qui sera le 3e club de la ligue à devenir “pro” ? Mystère, mais j’ai ma petite idée... En 1933, une naissance est à noter dans le football sarthois : l’Espérance Sportive d’Yvré l’Evêque.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardien : Avigdor.

Défenseurs : Boulay, Berchtold, Fauveau, Norguet et Rocheron.

Milieux : Pichereau, Pitois, Casano, Avice, Daveaux, Chauvin et Marcel Lebert.

Attaquants : Louis Baslé, Bouillot, Martineau, Sagot, Chéenne, Foucault, Gentil et Hebben.

Constant Baglin revient au club alors que l’algérien Zahouani (ou Kaddour) fera un bref passage au Mans.

 

LA COUPE DE FRANCE

Après avoir éliminé au 1er tour, le 19 septembre 1933 à Léon Bollée, le CS Bonneveau (Loir et Cher), 5-1, sur les cinq buts manceaux, trois furent furent marqués, ce jour-là, par Zahouani pour qui, on découvre, peu après, une autre identité : Kaddour.... Battu 3-1 par l’AC Amboise, l’USM disparaît de la Coupe dès le tour suivant...

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

L’USM dispute encore cette année le championnat de l’Ouest dans la division Promotion d’Honneur (section C). Dès la première journée de championnat (le 29 septembre 1933), elle engage le duel avec le Stade Lavallois qui n’a pu rester en Division d’Honneur. A priori, les mayennais partent favoris et les manceaux s’avèrent être leurs plus dangereux rivaux. Malgré leur deux défaites, le 26 novembre 1933 au Mans (4-2) et le 18 février 1934 à Laval (1-3), à la fin février, après avoir remporté huit victoires, réalisé un match nul et subi trois défaites, les manceaux sont battus par les lavallois, sans doute plus réguliers. On n’a pas fini de parler de ces rencontres contre les tangos... En ce printemps 1934, les Angevins du “Sporting” (comme on dit à cette époque) remportent leur premier titre de Champion de Division d’Honneur.

 

LA COUPE DU MONDE DE 1934

En Italie, M. Benito Mussolini organise la deuxième édition de la Coupe du monde qui se déroule du 27 mai au 10 juin 1934. Pour cette phase finale, l’Italie fasciste construit ou rénove huit stades à Bologne, Florence, Gênes, Milan (Stadio San Siro), Naples, Rome (Stadio del PNF), Trieste et Turin (Stadio Benito Mussolini). Ce dernier est le plus grand d'entre-eux. Il peut accueillir 70.000 spectateurs. Les médias répondent présents en envoyant des correspondants et journalistes de 249 journaux du monde entier dont 65 Italiens, 27 Français, 23 Allemands... et 1 d'Angleterre. De plus, des stations de radio de 13 des 16 nations participantes retransmettent les matchs en direct. Les radios payent chacune 10.000 lires pour avoir le droit d'effectuer ces retransmissions. Après les matchs de qualifications, la finale va se jouer entre l’Italie et la Tchécoslovaquie. Le 10 juin 1934, 45.000 spectateurs (dont plus de 3.000 supporters tchécoslovaques qui ont rallié Rome par trains spéciaux) assistent à cette rencontre. Les Italiens l’emportent 2-1 après prolongation. Cette deuxième Coupe du Monde sera un énorme succès au plan de la communication. Les Italiens sont vraiment très forts dans ce domaine. Sportivement, les amoureux du football sont heureux car cette coupe fut un réel succès qui va rejaillir sur le football tout entier et ce malgré l’absence des Britanniques qui boudent toujours la FIFA. Encore une fois, les absents ont eu tort...

1933-1934

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (section C) :

 

Manager technique : Marcel Lebert

24/09/33 à Léon Bollée : USM bat US Beauregard 2-1 Avice, Chéenne

01/10/33 à Angers : USM bat CU Angers 2-0 Pichereau, Baslé

15/10/33 à Léon Bollée : USM et CSJB Angers 2-2 Chéenne, Martineau

22/10/33 à Léon Bollée : USM bat US Basse-Indre 3-0 Chéenne (2), Sagot

29/10/33 à Vannes : Véloce Vannetais et USM 1-1

05/11/33 à Rennes : USM bat AS Cheminots Rennais 2-1 ..?..

26/11/33 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois 4-2 Sagot (3), Baslé

24/12/33 à Léon Bollée : CU Angers et USM 2-2 Pitois, Chauvin

21/01/34 à Angers : USM bat CSJB Angers 2-1 Sagot (2)

28/01/34 à Basse-Indre : US Basse-Indre et USM 2-2 Martineau, Avice

04/02/34 à Laval : US Beauregard bat USM 2-0

11/02/34 à Léon Bollée : AS Cheminots Rennais bat USM 2-1 Casano

18/02/34 à Laval : USM bat Stade Lavallois 3-1 Sagot, ..?..

25/02/34 à Léon Bollée : USM bat Véloce Vannetais forfait du Véloce Vannetais

 

L’USM termine 2e sur 8 avec 34 points (statistiques : 14 matchs joués, 8 victoires, 4 nuls et 2 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

17/09/33 à Léon Bollée : USM bat CS Bonneveau 5-1 Chéenne, Zahouani (3), Baslé

 

2e tour :

08/10/33 à Léon Bollée : AC Amboise bat USM 3-1 ..?..

 

SAISON 1934-1935

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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DES NOUVELLES DU MONDE

En Allemagne, Monsieur Hitler se fait plébisciter le 19 août (90 % de oui) à la Présidence. Peu après, il délaisse ce titre pour celui de Führer (le guide). En France, au plan national, le climat est plutôt morose car la crise financière d’octobre 1929 a engendré une crise économique bien réelle qui a montré le bout de son nez un peu avant, au début 1929. Tiens, cela me rappelle quelque chose....

 

L’ARRIVÉE AU MANS D’UN PETIT LILLOIS

Alors qu’il n’a que 5 ans, les parents de Jacques (né le 8 novembre 1920 à Lille), Gaston et Reine se séparent. Sa maman quitte Lille pour travailler à Bagneux en région parisienne où elle tient une corderie. Jacques grandit avec sa maman. Celle-ci fait alors la connaissance d’un manceau qui travaille chez Carel et Fouché et décide de venir s’installer au Mans pour refaire sa vie avec lui. Jacques, devenu adolescent et manceau, demande à sa maman de jouer au football. Il prend sa première licence à l’Union Sportive des Mutuelles du Mans. Son nom ? Wyffels.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Avigdor puis Fauveau.

Défenseurs : Boulay, Berchtold, Fauveau et Norguet.

Milieux : Roger Bourgeais, Pitois, Casano, Avice, Daveaux, Marcel Lebert et Chauvin.

Attaquants : Louis Baslé, Rocheron, Martineau, Sagot, Chéenne, Nicolas, Pottier, Servoise, le junior Baganier qui vient de Laval et pour terminer, Dugas et Esnault. On va reparler de ces deux-là...

Constant Baglin a de nouveau quitté l’effectif manceau. On le retrouvera à Laval puis à Rennes.

 

LA COUPE DE FRANCE

Dans cette compétition “la plus populaire en France”, le premier match de l’USM se déroule au 2e tour, le 7 octobre 1934 au stade Léon Bollée. Battu 2-0 par le CASG Orléans, l’USM tombe encore cette année dans ce fameux 2e tour. C’est devenu une habitude...

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

La saison commence bien pour les “bleus et blancs”, puisque le 14 octobre 1934 à Rocabey, à Saint-Malo, ils battent l’équipe amateur de l’US Servannaise et Malouine, 3-0. La semaine suivante, ils affrontent le Stade Lavallois qui vient de redescendre de Division d’Honneur. Les mayennais sont partis favoris dans le groupe et face à eux, les manceaux obtiennent brillamment le partage des points (0-0). Partis comme ils sont, on pense que la montée en Division d’Honneur sera pour cette saison. Pour la 3e journée de championnat, le 18 novembre 1934 à domicile, l’USM et le Drapeau de Fougères font match nul, 2-2. Mais pendant ces trois matchs, l’équipe mancelle a utilisé des ailiers (Dugas et Esnault) dont la conformité de la licence laisse à désirer. La commission de la ligue “épluche” son cas à la fin novembre et décide d’invalider ses trois premiers matchs de la saison. L’équipe mancelle perd donc ses trois premiers matchs sur tapis vert.

 

Repartant courageusement avec 3 points au compteur, l’USM remporte 6 victoires en 11 matchs. mais le Stade Lavallois a pris trop d’avance. Sa victoire du 3 février 1935 à Léon Bollée (4-3) n’y fera rien et le Stade Lavallois remontent en fin de saison en Division d’Honneur. Comme on dit lors d’une arrivée d’une course cycliste, l’USM termine dans le peloton.

 

L’US Saint-Servan s’est lancé l’an passé, dans l’aventure de la 2e Division “pro” mais ses dirigeants connaîtront beaucoup de difficultés (financières entre autres) pour terminer le championnat. Ils arrêteront les frais à la fin de la saison. Malgré tout, lors d’un match amical disputé à l’approche de Noël, le samedi 15 décembre 1934, le public manceau peut admirer leur jeu et nos joueurs prennent 11 buts. S’agit-il d’une “branlée” ou d’une “tôle” ? Vaste débat...

 

Le gardien, Avigdor, d’origine espagnole, prend l’idée de vouloir retourner dans son pays. Finalement, ils s’arrêtera à Laval. Fauveau qui jouait jusqu’à présent comme arrière le remplace dans les buts, à partir de janvier. Malheureusement, notre ancien gardien se cassera l’épaule avant de revenir au Mans.

 

FINALE DE DIVISION D’HONNEUR : UN PETIT FURIANI AVANT L’HEURE !

A la fin du championnat de Division d’Honneur, le FC Lorient se trouve à égalité de points avec l’AS Brest. Après les deux finales habituelles, une “belle” est nécessaire pour départager les deux équipes. Ce match mémorable se déroule à Quimper. Un train spécial véhicule les supporters de Lorient jusqu’à la capitale de la Cornouaille. 7.000 personnes assistent à la rencontre ternie par l’écroulement d’une partie de la tribune. Il n’y pas de morts mais quelques spectateurs sont blessés. Des bagarres noircissent encore le tableau déjà sombre de cette journée. Quel gâchis ! Bref, passons. Vive le sport à la mode de Bretagne !

 

DES NOUVELLES DE FRANCE

En mai 1935, le gouvernement de Monsieur Pierre Laval met en place des mesures destinées à lutter contre l’inflation comme des réductions de l’ordre de 10% sur les dépenses publiques mais aussi des mesures très impopulaires telles des réductions sur les salaires et sur les revenus, ainsi qu’une hausse des impôts... La colère populaire gronde !

1934-1935

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (groupe C) :

 

Manager technique : Marcel Lebert

14/10/34 à St-Malo : USM bat US Servannaise (B) 3-0 Nicolas (2), ..?..

21/10/34 à Laval : USM et Stade Lavallois 0-0

18/11/34 à Léon Bollée : USM et Drapeau de Fougères 2-2 Martineau, Esnault

ces trois matchs sont perdus sur tapis vert (licences non conformes)

 

25/11/34 à Rennes : USM bat AS Cheminots Rennais 4-2 Bagannier (3), Casano

02/12/34 à Léon Bollée : USM bat Jeanne d’Arc Saint-Servan 3-0 csc, Chéenne, Bagannier

06/01/35 à Léon Bollée : US Beauregard et USM 1-1 Chéenne

13/01/35 à Léon Bollée : USM bat US Servannaise (B) 7-1 Bagannier (3), Martineau, Baslé,

Chéenne, ..?..

27/01/35 à St-Malo : Jeanne d’Arc Saint-Servan bat USM 1-0

03/02/35 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois 4-3 Sagot, Martineau, Bagannier

24/02/35 à Rennes : USM bat AS Cheminots Rennais 5-0 Bagannier (2), Martineau, Baslé, Chéenne

10/03/35 à Laval : US Beauregard - USM match reporté (neige)

17/03/35 à Fougères : Drapeau de Fougères et USM 5-5 ..?..

24/03/35 à Laval : US Beauregard bat USM 2-1 Fauveau

 

L’USM termine 4e sur 7 avec 24 points

Statistiques :12 matchs joués, 5 victoires, 2 matchs nuls et 5 défaites.

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

le 16/09/34 USM exempt

 

2e tour :

07/10/34 à Léon Bollée : CA Société Générale Orléans bat USM 2-0

 

SAISON 1935-1936

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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SAINT-SERVAN ARRÊTE LE PROFESSIONNALISME

Après une rapide expérience qui n’aura duré que deux ans, l’US Saint-Servannaise et Malouine décide de reprendre le statut amateur. Les “diables noirs” repartent donc cette saison dans le championnat de l’Ouest de Division d’Honneur. Au Mans, Berchtold et Pitois s’en vont au Stade Lavallois. La petite “guéguerre” entre les deux clubs à l’air de commencer. Ils se disputent les meilleurs joueurs du coin. Déjà connu dans le monde du ping pong, Michel Le Hir (à peine 20 ans) va commencer cette saison en équipe A. La municipalité, après avoir envisagé d’acheter des terrains du côté de Pied-Sec, se porte acquéreur des terrains contigus au Stade.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Avigdor puis Robert Bichot (ex-USSM), Dagot (ex-Stade Nantais), Combes et le joueur de champs Esnault.

Soit un total de cinq gardiens !

Défenseurs : Boulay, Marcel Lebert, Fauveau, Norguet et Bridonneau.

Milieux : Roger Bourgeais, Marseul, Casano, Avice, Daveaux, Chauvin et Barbot.

Attaquants : Louis Baslé, Baganier, Esnault, Martineau, Sagot, Chéenne, Vautelon, Carlier, Le Hir, Leroux

et Durand (ex-Dinard).

 

LA COUPE DE FRANCE

L’équipe de l’USM se qualifie pour le 2e tour en écartant le CA Bonneval, 6-1 pour tomber face à la très modeste Jeunesse Fertoise, le 13 octobre 1935 au stade Léon Bollée. Comme d’habitude...

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

Pendant l’indisponibilité du son gardien Avigdor, l’USM teste différentes solutions. Des vrais gardiens de but recrutés à l’extérieur : Robert Bichot (de Saint-Servan) et Dagot (du Stade Nantais). Mais, elle essaie aussi deux joueurs manceaux dont un est un joueur de champ : Combes et Esnault. Aucune solution n’a l’air d’obtenir l’agrément des dirigeants. Malgré la percée de nouveaux attaquants comme Vautelon, Esnault (encore lui...) et de Michel Le Hir ainsi que la confirmation de la valeur des Baganier, Sagot et Baslé, ces petits problèmes de gardien de but font que le championnat se déroule plutôt mal. Avec cinq victoires, deux nuls et sept défaites, l’USM se classe dans les profondeurs du classement (6e). Elle restera encore la saison prochaine en Promotion d’Honneur. Dans cette Division d’Honneur que nous avons, décidément, beaucoup de mal à atteindre, cette saison, le FC Lorient remporte à nouveau le titre.

 

DES PETITS MANCEAUX QUI PROMETTENT

Dans leur recherche d’un gardien, les dirigeants de l’USM suivent un peu toutes les équipes du coin, éspérant trouver l’oiseau rare. Ils apprennent ainsi qu’en mars 1936, lors d’un match de la Coupe des Patronnages, au Mans, que La Liberté a battu une certaine Jeunesse Auxerroise, 5-1. L’équipe de La Liberté du Mans joue au Stade Renault (ex-Saint-Exupéry) et est constituée essentiellement de joueurs de l’École de la rue de Lorraine et de militaires du 106e Régiment d’Artillerie. Qui est donc le gardien de but de cette équipe ? Un jeune manceau, Jean Chesne. Dans ce même chapitre des révélations locales, le 8 février 1936, dans la liste des joueurs convoqués pour jouer avec l’équipe 3 de l’ASMM contre le CS des Cheminots du Mans, on y trouve un certain Jacques Wyffels. Quinze jours plus tard, on retrouve son nom en équipe première. Il vient de fêter ses 15 ans, le 8 novembre.

 

LES MATCHS AMICAUX

L’USM reçoit au stade Léon Bollée pour des matchs amicaux quelques belles équipes, le plus souvent étrangères. L’objectif avoué dans la presse est faire plaisir au public manceau. Voici la liste des clubs qui nous ont rendu visite :

- le 26 octobre 1935, le Stade Rennais UC “pro”. Défaite : 7-0

- le 2 novembre 1935, les Red Boys Diferdance (Luxembourg). Défaite : 6-0

- le 11 avril 1936, le Krispest de Bucarest. Défaite : 7-0

- le 19 avril 1936, le Racing Club de Paris. Défaite : 8-0

A ces quelques matchs de gala on peut rajouter les résultats suivants :

- le 11 novembre 1935, US Château-Renault bat USM, 3-2.

- le 24 novembre 1935, AC Amboise bat USM, 5-3.

- le 13 avril 1936 (lundi de Pâques), Lorient Sports bat USM, 4-2.

Les membres du Comité, ont peut-être une autre idée derrière la tête... En tout cas, ces déroutes complètes successives permettent de mettre le doigt sur la faiblesse du football manceau. Elle va entraîner une réaction du Comité dans les semaines à venir.

 

DES GRÈVES EN FRANCE

Les élections du 26 avril et du 3 mai 1936 voient la victoire du Front populaire et bien avant d’un gouvernement autour de Léon Blum, la masse ouvrière du pays saisit l’opportunité pour marquer son mécontentement. A partir du début mai, avant même la formation du nouveau gouvernement, les premières grèves éclatent dans des usines d’aviation, au Havre, à Toulouse et à Courbevoie. Partout en france, les ouvriers, par milliers, suivent le mouvement. Le 28 mai, les 30.000 ouvriers de Renault à Billancourt arrêtent le travail. Rapidement, on compte environ deux millions de grévistes. Le patronat hésite à employer la force pour faire évacuer les usines et préfère négocier. Le gouvernement, formé le 4 juin, autour du socialiste Léon Blum, cherche à faire cesser le mouvement de grève. Les accords de Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 juin en échange de l’évacuation des usines. Ces accords mettent en place entre autres le droit syndical et prévoient une hausse des salaires de 7 à 15 % selon les branches, soit environ 12% en moyenne sur toute la france. Quelques jours plus tard, bien que ces mesures ne figurent pas dans le programme du Front Populaire, par deux lois votées par le Parlement, les premiers congés payés (2 semaines) sont instaurés, et la semaine de travail est réduite de 48 à 40 heures. Pour les ouvriers et employés partant en vacances, Léo Lagrange crée des billets de train avec 40 % de réduction. Ces accords n'empêchent pas certaines grèves et occupations d’ateliers de se poursuivre jusqu'en juillet 1936. Ces grèves du printemps 1936 rendent impossible l’organisation des 24 Heures du Mans.

 

1935-1936

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (groupe C) :

 

Entraîneur : Marcel Lebert

06/10/35 à Rennes : AS Cheminots Rennais bat USM 4-1 ..?..

20/10/35 à Léon Bollée : USM et Drapeau de Fougères 0-0

10/11/35 à Laval : USM bat Francs-Archers Lavallois 2-1 Baslé, Vautelon

08/12/35 à Laval : US Beauregard bat USM 3-2 Esnault, Sagot

22/12/35 à Léon Bollée : USM bat CSJB Angers 4-1 Casano, Vautelon, Sagot (2)

29/12/35 à Rennes : La Tour d’Auvergne Rennes bat USM 5-1 Le Hir

12/01/36 à Léon Bollée : US Servannaise (B) bat USM 6-3 Bagannier, Esnault, Le Hir

26/01/36 à Léon Bollée : AS Cheminots Rennais bat USM 6-2 Baslé, Le Hir

02/02/36 à Fougères : Drapeau de Fougères bat USM 4-2 ..?..

23/02/36 à Léon Bollée : USM et Francs-Archers Lavallois 2-2 Esnault, Bagannier

01/03/36 à Léon Bollée : USM bat US Beauregard 3-0 Esnault, Sagot, csc

15/03/36 à Léon Bollée : USM bat La Tour d’Auvergne Rennes 2-1 Esnault, Baslé

22/03/36 à St-Malo : US Servannaise (B) bat USM 4-2 ..?..

05/04/36 à Angers : USM bat CSJB Angers 2-1 ..?..

 

L’USM termine 6e sur 8 avec 26 points (statistiques : 14 matchs joués, 5 victoires, 2 nuls et 7 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

22/9/35 à Léon Bollée : USM bat CA Bonneval 6-1 Durand (1), ..?..

 

2e tour :

13/10/35 à Léon Bollée : Jeunesse Fertoise bat USM 5-2 Esnault (2)

 

SAISON 1936-1937

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LA CRÉATION DE LA COUPE DE L’OUEST

La Coupe de France a un joué un rôle considérable dans l’unification du football français et dans sa diffusion sur tout le territoire national. Malgré l’apparition du championnat professionnel en 1932, son succès populaire reste toujours très fort. Il est donc logique, qu’animés du même souci et de la même ambition, les dirigeants de ligue de l’Ouest créent, selon la même recette, la Coupe de l’Ouest. Cette saison, la première édition de cette compétition a lieu et la victoire en finale, revient au Stade Lamballais face à l’US Douarnenez, 2-1. Vu l’absence de résultats concernant l’USM dans la presse locale (“La Sarthe” et "l’Ouest-Éclair”), je peux me poser la question suivante : a-t-elle bien participé à cette première édition de cette Coupe organisée par la ligue de l’Ouest ? Nous verrons bien l’année prochaine. Un nouveau club apparaît dans le football manceau : la Jeunesse Sportive de Coulaines qui sera longtemps animée par le président André Conti. Pour commencer, le club reprendra les anciennes installations de l’ASMM, rue de l’Herberie.

 

WILLIAM CORNELIUS

Les dirigeants du club décident de revoir la préparation de leurs joueurs et embauchent un entraîneur, Williiam Cornelius. C’est un anglais, né à Londres qui a joué à Sète et qui a disputé deux finales de la Coupe de France, marquant un but au Red Star lors de la finale de 1922-1923. Voici comment, le quotidien “La Sarthe” annonce la nouvelle à ses lecteurs : “L’ouverture de la saison 1936-1937 provoque cette année chez les “bleus et blancs” une grande activité. Le Comité, qui d’ailleurs a été remanié, vient de consentir un gros sacrifice financier en faisant appel à un entraîneur qualifié, Monsieur William Cornelius, dont la réputation n’est plus à faire...”. Il arrive au Mans avec un compatriote, l’excellent “centre-avant” Shadeck. On peut dire qu’à l’USM, avant l’arrivée de ce Cornelius, on était guère entraîné spécifiquement pour le football. A peine mis en place, il décide de doubler les séances. En octobre “On parle même de poursuivre l’entraînement au stade, le soir. Un projet est à l’étude.”. Marcel Lebert, libéré de sa fonction avec l’arrivée de William Cornellius, peut quitter le club après une douzaine d’années de bons et loyaux services pour rejoindre son frère en Côte d’ivoire puis travailler dans les transports au Cameroun. En outre, le dirigeant Cheval fait venir Le Parenthouen au club.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Robert Bichot et Combes.

Défenseurs : Louis Baslé (c), Le Parenthouen et Bridonneau.

Milieux : Roger Bourgeais, Casano, Avice, Boret, Lucas et Le Bourhis.

Attaquants : Baganier, Esnault, Vautelon, l’anglais Shadeck, Le Hir, Carlier, Guillard, Chauvin, Pindat et Cornelius.

 

LA GUERRE D’ESPAGNE

Préparé de longue date après la victoire électorale du “Frente Popular” aux élections du 16 février 1936, le soulèvement militaire et civil des nationalistes éclate le 17 juillet 1936, mais sa mise en échec partiel contraint les deux camps à se livrer une guerre totale imprévue, longue et meurtrière qui durera jusqu’en 1939. Ce conflit aura un fort impact sur une très grande partie de la population hispanique qui viendra se réfugier dans notre pays. Cette communauté espagnole offrira beaucoup de bons footballeurs et notamment au Mans, et à l’Union Sportive.

 

LA COUPE DE FRANCE

Exempté de 1er tour, l’USM entre en compétition au 2e tour. Le 27 septembre 1936, à Angers, elle bat le CSJB, 3-1. Elle a donc enfin réussi à passer ce fameux 2e tour. Mais, la joie dans les foyers manceaux est de courte durée, car trois semaines plus tard (18 octobre 1936), lors du 3e tour, elle rencontre l’excellente formation de l’AC Amboise qui la bat 2-1 au stade Léon Bollée.

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

En championnat par contre, les effets de le présence de William Cornelius se font rapidement sentir à la lecture des résultats. Lors des deux premières rencontres au stade Léon Bollée contre l’AS Cheminots Rennais (4 octobre 1936) et contre le Drapeau de Fougères (11 octobre 1936), l’équipe fait feu de tous bois et plante à chaque fois sept buts à ses adversaires. La nouvelle recrue, l’anglais Shadeck marque ainsi six buts en 180 minutes de jeu ! Pas toujours présent à cause de son service militaire (2 ans) à l’École Militaire à Paris, l’intérieur gauche, Michel Le Hir montre ses qualités. Il distribue de supers ballons à toute sa ligne d’attaque. Il est souvent noté comme un des meilleurs de son équipe. Malgré la leçon reçue à Rennes, face au Stade (7-1) et ses succès face à la Tour d’Auvergne (8-0), à l’US Beauregard (0-3) et au SCO (4-0), Le Mans compte six victoires et une seule défaite à son actif, à la fin des match-allers.

 

Le public manceau assiste le 27 novembre 1936 à Léon Bollée, à une “grande” rencontre amicale contre les “pros” de l’Olympique Lillois (1e Division) avec sa pléïade d’internationaux... Au terme, de la partie, les “cht’is” battent les locaux (7-1), qui sauvèrent l’honneur suite à un magnifique shoot de Guillard.

 

Le mano-à-mano avec le Stade Rennais UC amateur et le SCO Angers va continuer lors des match-retours. Le 4 janvier 1937, l’USM l’emporte contre les Cheminots Rennais (5-1). La semaine suivante, les “bleus et blancs” se rendent à Fougères pour la 8e journée de championnat. En l’absence de tout arbitre officiel, on trouve un volontaire pour accepter de tenir le poste. Malheureusement, en début de partie, le gardien de but du Drapeau est sérieusement blessé suite à un contact avec les avants manceaux. Les esprits s’échauffent et l’on frise la bagarre générale. Le goal est évacué pour le reste du match. Réduits à dix, et avec un gardien occasionnel prélevé dans les joueurs de champ, les garçons du Drapeau reprennent la partie. Pendant le reste de la rencontre, le pauvre gardien de fortune va encaisser 11 buts. Le 18 janvier (à Léon Bollée) et le 25 janvier 1937(à Rennes), l’USM est battue une nouvelle fois par le Stade Rennais UC (1-8) et la Tour d’Auvergne à Rennes (3-0). Cette défaite va peser lourd dans le championnat... Le 14 février 1937, le Sporting prend une sérieuse option sur le titre en s’imposant (5-4) à Angers. Les trois dernières victoires contre l’US Beauregard (au stade Hilard) et lors de ses deux matchs (aller et retour) contre les Francs-Archers (où joue maintenant Baglin) n’y feront rien, avec dix victoires et quatre défaites (34 points), Le Mans se classe 3e derrière le SCO (1er) et le Stade Rennais (2e). Dans le championnat de Division d’Honneur de 1936-1937, le titre revient à l’US Servannaise et Malouine.

 

 

1936-1937

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (groupe C) :

 

Manager technique : Williiam Cornelius

04/10/36 à Léon Bollée : USM bat AS Cheminots Rennais 7-1 Shadeck (3), Esnault (3), csc

11/10/36 à Léon Bollée : USM bat Drapeau de Fougères 7-1 Shadeck (3), Esnault, Chauvin, Le Hir, ..?..

25/10/36 à Rennes : Stade Rennais UC bat USM 7-1 Avice

22/11/36 à Léon Bollée : USM bat La Tour d’Auvergne Rennes 8-0 Shadeck (3), Guillard (5)

06/12/36 à Laval : USM bat US Beauregard 3-0 Guillard, Esnault, Shadeck

27/12/36 à Léon Bollée : USM bat SCO Angers 4-0 Shadeck (2), Guillard, Esnault

03/01/37 à Rennes : USM bat AS Cheminots Rennais 5-1 ..?..

10/01/37 à Fougères : USM bat Drapeau de Fougères 11-1 ..?..

17/01/37 à Léon Bollée : Stade Rennais UC bat USM 8-1 Guillard

24/01/37 à Rennes : La Tour d’Auvergne Rennes bat USM 3-0

07/02/37 à Laval : USM bat US Beauregard 3-0 Esnault, Bagannier, Shadeck

14/02/37 à Angers : SCO Angers bat USM 5-4 ..?..

21/02/37 à Léon Bollée : USM bat Francs-Archers Lavallois 4-2 Chauvin, Guillard (2), Shadeck

28/02//37 à Laval : USM bat Francs-Archers Lavallois 4-2 Pindat, Boret, Bagannier, ..?..

 

L’USM termine 3e sur 8 avec 34 points (statistiques : 14 matchs joués, 10 victoires et 4 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

20/09/37 USM exempt

 

2e tour :

27/09/36 à Angers : USM bat CSJB Angers 3-1 ..?..

 

3e tour :

18/10/36 à Léon Bollée : AC Amboise bat USM 2-1 Shadeck

 

SAISON 1937-1938

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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LE STADE DE LA CALIFORNIE

L’AS des Mutuelles du Mans a beaucoup progressé avec l’arrivée de très jeunes et bons joueurs tels que Jacques Wyffels (né en 1920) et des deux frères Rousseau, Pierre (né en 1920) et Paul (né en 1923). Tous les trois sont âgés de 16 et 17 ans. La saison passée, leur équipe première a frôlé le titre de Champion de Première Division du District de Haute-Bretagne et les “assureurs” ont prévu de déménager pour jouer dans un cadre plus agréable. Pour se mettre en conformité avec une loi qui impose un stade pour les entreprises de plus de 1.000 salariés, les Mutuelles du Mans lancent la construction du stade de la Californie. Son inauguration a lieu le 17 octobre 1937.

 

UN VENT VENU D’ESPAGNE

Chassé de leur pays à cause de la guerre civile qui déchire la population ibérique, l’USM recueille une demi-douzaine de joueurs d’outre-Pyrénées : Guerra, Mas, Garnero, Castellano, Peron, Serrat, Torres, Ruiz, Rosello et Barbero. Ce sont tous d’excellents éléments... Du côté des dirigeants, le président Chauveau succède à Monsieur Malherbe. Sans doute trop chers pour le club, Cornellius et Shadeck partent sous d’autres cieux... Qui prend en charge la fonction de manager technique ?

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Bedel et Lucas.

Défenseurs : Louis Baslé (c), Martin et Le Parenthouen.

Milieux : Guerra, Mas, Jacques Ben Guigui, Brillard, Casano, Boret et Hostachi.

Attaquants : Baganier, Garnero, Le Coz, Guillard, Vautelon, Le Hir, Carlier, Serrat, Castellano, Peron, Torres, Ruiz, Rosello

et Barbero.

 

LA COUPE DE FRANCE

Pour l’USM, la Coupe de France commence au 2e tour le 3 octobre 1937 à Sablé-sur-Sarthe. Elle bat le CU Angers, 5-1. Encore une fois, elle tombe lors du 3e tour lors du match les opposant aux joueurs de chez Renault, le CO Billancourt le 24 octobre 1937 au stade Léon Bollée, 4-2. Vraiment, l’USM semble fâchée avec cette grande dame.

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

Dans sa saison, avec ses recrues espagnoles, dans le championnat du groupe C de Promotion, l’USM remporte onze victoires, concède un nul et subit six défaites. Pourtant en tête le 7 mars 1938 avec 35 pts, elle ne peut contrer le retour du Stade Rennais UC qui occupe alors la 4e place avec 31 pts mais avec 4 matchs de retard. A la fin du championnat, le Stade Rennais UC amateur (1er avec 52 pts), la Tour d’Auvergne de Rennes (2e avec 44 pts) et le Drapeau de Fougères (3e avec 42 pts) précède l’USM qui, avec 41 points, se classe 4e sur 9. Face au Stade Rennais UC, l’USM a essuyé deux défaites, le 21 novembre 1937 au Mans (2-4) et le 27 février 1938, lors du match-retour à Rennes (3-1). La victoire en championnat du Stade Rennais UC amateur ne souffre donc d’aucune contestation. Par contre, face au second, la Tour d’Auvergne, si l’USM a battu nettement les Rennais (3-0 deux buts de Martin et un but contre leur camp, des joueurs bretons), le 12 décembre 1937 au Mans, à l’occasion du match-retour, le 20 mars 1938 à Rennes, les rennais prennent l’ascendant sur les manceaux 4-2. C’est sans doute là qu’ils ont perdu toute chance de finir à la 2e place.

 

Un autre club manceau participe à ce championnat de Promotion dans le groupe C : il s’agit de La Liberté du Mans. Malheureusement, pour elle, cette équipe “patro” n’a pas encore le niveau et lors des deux derbys, face à l’USM, elle essuie deux lourdes défaites malgré le talent de son jeune gardien de but, Jean Chesne. Ainsi, pour le match aller, le 2 janvier 1938 au Stade Renault, l’USM l’emporte 6-0 (deux buts csc) et le 13 février 1938 au stade Léon Bollée, elle gagne 3-0. En Division d’Honneur, le titre de 1937-1938 revient encore au Stade Quimpérois. De son côté, l’ASMM remporte le titre de Champion de Première Division du District de Haute-Bretagne. Elle va donc monter, l’année prochaine, en Promotion du championnat de l’Ouest. Aprés l’USM et la Liberté, elle devient donc la 3e équipe mancelle à accéder à cette division.

 

DES NOUVELLES DU MONDE

L’armée allemande rentre en Autriche le 12 mars 1938. Monsieur Hitler fait une entrée triomphale dans la capitale autrichienne et place le national-socialiste Arthur Seyss-Inquart, déjà ministre de l'Intérieur, au poste de chancelier. Seule fausse note de l'opération, de nombreux chars allemands tombent en panne sur la route de Vienne. Le lendemain, l'Allemagne annonce officiellement l'annexion de l’Autriche en en faisant une province du Reich allemand. Le 10 avril 1938, un référendum truqué est organisé pour avaliser l'annexion : 99% de la population approuve. C’est “l'Anschluss”.

 

LA COUPE DU MONDE DE 1938

La 3e Coupe du monde de football se tient en France du 4 au 19 juin 1938. 34 nations s'y engagent. Toutefois, seulement 21 d'entre-elles prennent part réellement à la compétition. Pour cette coupe, les organisateurs retiennent onze stades : le Stade Olympique Yves-du-Manoir à Colombes (64.000 places), le Parc des Princes à Paris, le Stade municipal à Bordeaux, le Stade Vélodrome à Marseille, le Parc des Sports à Toulouse, le Stade du Fort Carré à Antibes, le Stade Victor Boucquey à Lille, le Stade de la Cavée Verte au Havre, le Stade municipal de Reims, le Stade de la Meinau à Strasbourg et le Stade de Gerland à Lyon qui voit la défection de l’Autriche (à cause de son annexion par l’Allemagne) dans le 1/8e de finale qui devait l’opposer à la Suède. Conséquence de l'Anschluss : on retrouve des joueurs autrichiens dans l'équipe allemande. Radio PTT et Radio Paris assurent la diffusion des matchs en direct (à la radio) et servent également de relais aux radios étrangères. L’Italie et la Hongrie se qualifient pour la finale qui se dispute le 19 juin 1938 au Stade Yves-du-Manoir à Colombes. A l’issue du match, l'Italie conserve la Coupe du monde déjà remportée quatre ans plus tôt en faisant preuve de réalisme (4-2). En revanche, le Brésil assure le spectacle. Il représente seul l'Amérique du sud grâce à une tombola nationale dont les bénéfices financent le voyage en Europe.

 

1937-1938

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (groupe C) :

 

Manager Technique : ..?...

26/09/37 à Laval : USM bat Francs-Archers Lavallois 11-1 Guillard (4), Castellano, Le Hir (2), Boret, Bagannier (2) Martin

10/10/37 à Léon Bollée : USM bat CA Mayennais 8-3 Serrat, Martin, Barbero, Guillard,

Bagannier (2), Garnero

07/11/37 à Fougères : USM bat Drapeau de Fougères 3-2 ..?..

21/11/37 à Léon Bollée : Stade Rennais UC bat USM 4-2 Barbero (2)

05/12/37 à Liffré : US Liffré bat USM 5-1 ..?..

12/12/37 à Léon Bollée : USM bat La Tour d’Auvergne Rennes 3-0 Martin (2), csc

19/12/37 à Léon Bollée : USM bat AS Cheminots Rennais 3-0 Garnero, Serrat (2)

02/01/38 au Stade Renault : USM bat Liberté du Mans 6-0 Ben Guigui (2), Serrat, Garnero, csc (2)

09/01/38 à Léon Bollée : USM bat US Beauregard 7-0 Le Hir (2), Bagannier (2), Ben Guigui (3)

16/01/38 à Mayenne : USM bat CA Mayennais 4-0 Rosello, Guerra

30/01/38 à Laval : Francs-Archers Lavallois bat USM 3-2 ..?..

06/02/38 à Léon Bollée : USM bat Drapeau de Fougères 2-1 Torres, Ben Guigui

13/02/38 à Léon Bollée : USM bat Liberté du Mans 3-0 Torres (2), Le Hir

27/02/38 à Rennes : Stade Rennais UC bat USM 3-1 ..?..

06/03/38 à Laval : USM bat US Beauregard 5-0 Le Hir, Carlier, Serrat, Bagannier, Garnero 13/03/38 à Léon Bollée : USM bat US Liffré 1-0 Garnero

20/03/38 à Rennes : La Tour d’Auvergne Rennes bat USM 4-2 ..?..

27/03/38 à Rennes : AS Cheminots Rennais et USM 1-1 Peron

 

L’USM termine 4e sur 9 avec 41 points (statistiques : 16 matchs joués, 11 victoires, 1 nul et 6 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

19/09/37 USM exempt

 

2e tour :

03/10/37 à Sablé : USM bat CU Angevin 5-1 Rosello, Castellano, Le Hir,..?..

 

3e tour :

24/10/37 à Léon Bollée : CO Billancourt bat USM 4-2 Castellano, Guillard

 

SAISON 1938-1939

PROMOTION D’HONNEUR (LOFA) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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DES NOUVELLES DU MONDE

En septembre 1938, Monsieur Hitler déclare “vouloir libérer les Allemands des Sudètes de l'oppression tchécoslovaque”. Il affirme ses revendications suite à des agitations d’allemands de cette région (en réalité l'organisation nazie locale) et évoque le “droit des nations” pour exiger l'annexion des Sudètes. Il annonce aux français et aux britanniques qu'une fois ce dernier problème territorial résolu, l'Allemagne se contentera de ces nouvelles frontières en Europe et affirme que l'Europe connaîtra alors la paix pour mille ans. Suite à cette crise, Messieurs Hitler, Daladier, Chamberlain signent les Accords de Munich devant Monsieur Mussolini qui s'est commis en intermédiaire et en l'absence du président tchécoslovaque qui n'a pas été invité. Ces accords signés le 30 septembre 1938, mettent fin à la crise des Sudètes et scellent la mort de la Tchécoslovaquie. A son retour de Munich, la France accueille Édouard Daladier comme un héros. Il vient de sauver la paix, mais pour combien de temps ?

 

JACQUES WYFFELS ET PIERRE ROUSSEAU SIGNENT A L’USM

Devenus inséparables, Pierre Rousseau et Jacques Wyffels se reçoivent mutuellement. Ils ont 18 ans. Lors des visites que Jacques rend à son copain Pierre, chez les parents de ce dernier (Jacques et France Rousseau), il fait la connaissance de la sœur, Jacqueline (née le 22 mai 1917). Qui a tapé dans l’œil de l’autre ? L’histoire ne le dit pas mais ils essaient alors de se voir le plus souvent possible puis décident de se “fréquenter” comme on dit en 1939. Après avoir aidé l’AS des Mutuelles du Mans à obtenir le titre de Champion de Première Division du District de Haute-Bretagne, en 1937-1938, Jacques Rousseau (le papa) devenu membre de l’USM, n’a aucun mal à faire signer les deux jeunes joueurs (respectivement ailier droit et avant centre). Deux autres jeunes manceaux font leurs débuts à l’USM, Roland Foucher et André Silly. Notons le retour du gardien Avigdor et de l’expérimenté Berchtold qui, assumera en plus de jouer, la fonction de manager. Par contre, Louis Baslé rentre à Saint-Malo où il retrouve son camarade Charles Halna.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Avigdor (dont c’est le retour) et Bedel.

Défenseurs : André Silly, Le Parenthouen et André Pican.

Milieux : Berchtold, Mas, Jacques Ben Guigui, Casano et Garnero (c).

Attaquants : Pierre Rousseau, Le Coz, Jacques Wyffels, Vautelon, Michel Le Hir, Roland Foucher, Castellano, Lamy

et Toni Arbona.

 

LA COUPE DE FRANCE

L’édition 1938-1939 de cette Coupe de France sera, exceptionnellement, un bon cru pour Le Mans. Au 2e tour (le 9 octobre 1938 à domicile), les deux futurs beaux-frères marquent deux buts chacun et l’USM élimine assez nettement les Francs-Archers Lavallois, 5-2. Au tour suivant (le 3e tour, le 23 octobre), les manceaux vont battre l’US Normande à Caen, 3-1. Ils atteignent le 4e tour. L’AS Stella Cherbourg, l’adversaire du 13 novembre, est un sérieux client. Il a fini à la 2e place de la Division d’Honneur l’an passé. Malgré deux buts de Wyffels et Le Hir, l’USM doit s’avouer vaincue, 3-2.

 

LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR

En septembre 1938, l’USM se prépare à jouer en Promotion d’Honneur (groupe C) pour sa neuvième saison consécutive. Cette fois, elle compte neuf adversaires dans ce championnat. Six mois plus tard, à la fin avril 1939, avec ses nouvelles recrues, elle a remporté quatorze de ses dix-huit matchs. Avec une défaite infligée, le 6 novembre 1938 à Laval, face au Stade Lavallois (6-1) et un nul (2-2) concédé le 19 mars 1939 à Liffré, à la fin de la saison, l’USM se classe à la 2e place derrière la Tour d’Auvergne de Rennes. Les rennais les ont battus deux fois le 20 novembre 1938 à la maison (5-0) et la semaine suivante (le 27 novembre 1938) à Rennes (3-1). Avec 51 pts, les bretons terminent à la 1e place du classement. Avec ces deux défaites face à eux, les manceaux (47 pts) ne pouvaient pas les devancer au classement final. La Liberté du Mans jouait dans un autre groupe de Promotion d’Honneur. Elle finit à la dernière place et est rétrogradée pour la saison prochaine. L’US Servannaise et Malouine (avec Louis Baslé et Charles Halna) remporte pour une dernière fois avant la guerre, le championnat de Division d’Honneur.

 

UN PETIT MANCEAU...

Michel, est devenu orphelin à l’âge de quelques mois quand son papa, professeur d’éducation physique à l’École Militaire de Saint-Cyr s’est tué dans un accident de chasse en 1928. Sa maman Madame Gendry, a acquis un café situé au 48 rue du Colonel-Raynal et tous les dimanches, comme sortie, il vont tous les deux au Grand-Cimetière. Quand ils passent devant le stade, Michel s’y arrête systématiquement tandis que sa maman continue son bonhomme de chemin. A 9 ans, voici comment Michel fait la connaissance d’un gamin de son âge (Claude Roullier dit “Radadou”), un sinistre individu qui deviendra son copain : “Un jour, je me suis attardé au stade après avoir promis a ma mère de la rejoindre au plus vite au cimetière. Le match était déjà commencé. Avec mes habits du dimanche, je me suis glissé derrière les buts. Un garçon de mon âge était debout, immobile à côté de moi. Il portait une tenue complète de footballeur : un beau maillot bleu aux manches blanches, de belles chaussettes et des petites chaussures à crampons. Après quelques regards pas forcément chaleureux, il m’interpella : tu fais quoi ici toi ? C’est moi le ramasseur de balles. Alors t’éjectes. Tu vas derrière la main-courante !”. Malgré cette chaleureuse introduction, ils deviendront copain. Ensemble, ils regarderont, ramasseront et frapperont dans le ballon tout en côtoyant les footballeurs de l’USM. De fil en aiguille, ce qui devait arriver arriva. Avec l’aide de sa tante, Michel obtient la permission de jouer au football. Son premier match a lieu un dimanche matin aux Cheminots. Après avoir marqué six buts, M. Roullier Père insiste pour qu’il signe sa première licence. Il apprend les rudiments du football avec son premier éducateur, M. Dimou (origine grecque). Ainsi commence une carrière entière vouée au football. Voulant toujours rester manceau, il deviendra une figure vivante et incontournable du sport sarthois.

 

LE DERNIER CHAMPIONNAT DE FRANCE DE PREMIÈRE DIVISION

Le 15 mai 1939, le Racing Club de France, un court moment à la lutte avec Sète en championnat, remporte la Coupe de France en battant Lille, 3-1 à Colombes. Enfin, alors qu’il a pris la tête de la 1e Division à la fin des match-allers, le 28 mai 1939 à l’occasion de la dernière journée, le FC Sète remporte le championnat 1938-1939 devant l’Olympique de Marseille. Sans le savoir, la France vient de jouer ses derniers matchs de football, avant la Guerre.

 

 

 

1938-1939

 

CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’HONNEUR (groupe C) :

 

Manager Technique : Berchtold

16/10/38 à Laval : USM bat Francs-Archers Lavallois 3-2 ..?..

30/10/38 à Léon Bollée : USM bat Amicale de Saint-Servan 5-0 Wyffels (4), Le Coz

06/11/38 à Laval : Stade Lavallois bat USM 6-1 Le Hir

20/11/38 à Léon Bollée : La Tour d’Auvergne Rennes bat USM 5-0

27/11/38 à Rennes : La Tour d’Auvergne Rennes bat USM 3-1 ..?..

04/12/38 à Léon Bollée : USM bat AS Vitré 6-1 Le Hir (2), Garnero, Pican, Rousseau (2) 11/12/38 à Léon Bollée : USM bat US Liffré 3-1 Le Hir, Garnero, Rousseau

18/12/38 à Léon Bollée : USM bat Francs-Archers Lavallois 4-1 Le Hir, Rousseau (2), csc

15/01/39 à Rennes : USM bat AS Cheminots Rennais 5-1 ..?..

12/02/39 à Léon Bollée : USM bat US Paraméenne 4-0 Wyffels (2), Vautelon, Mas

05/02/39 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois 4-1 Wyffels (3), Vautelon

05/03/39 à Léon Bollée : USM bat Drapeau de Fougères 1-0 Wyffels

12/03/39 à Vitré : USM bat AS Vitré 5-0 Wyffels (3), Vautelon, Le Hir

19/03/39 à Liffré : US Liffré et USM 2-2 csc, Rousseau

26/03/39 à St-Servan : USM bat Amicale de Saint-Servan 5-1 Fontaine, Rousseau (2), csc, ..?..

02/04/39 à Léon Bollée : USM bat AS Cheminots Rennais 2-0 Wyffels (2)

20/04/39 à Paramé : USM bat US Paraméenne 1-0 ..?..

23/04/39 à Fougères : USM bat Drapeau de Fougères 4-0 ..?..

 

L’USM termine 2e sur 10 avec 47 points (statistiques : 18 matchs joués, 14 victoires, 1 nul et 3 défaites).

 

COUPE DE FRANCE :

 

1er tour :

18/09/38 USM exempt

 

2e tour :

09/10/38 à Léon Bollée : USM bat Francs-Archers Lavallois 5-2 Rousseau (2), Wyffels (2), Le Coz

 

3e tour :

23/10/38 à Caen : USM bat US Normande 3-1 ..?..

 

4e tour :

13/11/38 à Léon Bollée : AS Stella Cherbourg (DH) bat USM 3-2 Wyffels, Le Hir

 

SAISON 1939-1940

COUPE DES AINES (LOFA) & COUPE CHARLES SIMON (FFFA)

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C’EST LA GUERRE !

Les soldats allemands envahissent la Pologne le vendredi 1er septembre 1939. La saison de football n’est pas commencée. Beaucoup de joueurs s’attendent à être mobilisés d’un moment à l’autre. Le moral au plus bas, les dirigeants se disent : “nous ferons ce que nous pourrons avec ceux qui restent à la maison...” . Le samedi 2 septembre 1939 à minuit, la mobilisation générale voit la majorité des joueurs rejoindre leurs unités d’affectation. M. Delaunay, secrétaire général de la FFFA, déclare : “Il ne peut être question pour l’instant d’organiser des compétitions avec classements mais nous invitons les clubs à réunir leurs joueurs et à disputer des matchs amicaux dans l’attente de l’organisation future de coupes ou challenges”. La Coupe de France reprend le nom de Coupe Charles Simon. En outre, la FFFA décide de suspendre, à compter du 31 août, tous les contrats entre joueurs et clubs “pros” jusqu’à la fin des hostilités. Le dimanche 3 septembre 1939, à 11 heures, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne et à 17 heures, la France fait de même. Triste début de saison. Le 30 septembre 1939, la LOFA décide de réorganiser tous ses championnats, en commençant par les plus hautes divisions de son territoire, la Division d’Honneur et la Promotion d’Honneur. Elle les remplace par la Coupe des Aînés pour les joueurs non mobilisés et susceptibles de jouer en équipes premières. Toutes ces épreuves seront organisées par les différents Districts qui deviennent aussi autonomes sous la tutelle de la LOFA. Celle-ci redécoupe son territoire en quatre Districts : Haute-Bretagne, Bretagne-Nord, Bretagne-Sud et Anjou-Basse Loire. L’objectif est d’éviter de longs et coûteux déplacements.

 

UN DIRIGEANT EXCEPTIONNEL : ROBERT HURAULT

De nombreux joueurs et dirigeants manceaux partent au front. M. Chauveau mobilisé, Jacques Rousseau le remplace à la présidence de la section football. Un jeune dirigeant, Robert Hurault devient le secrétaire de la section. Cet homme simple, commerçant forain de son métier, aura le mérite de vouloir constituer une belle équipe au Mans et de réveiller les volontés locales. M. Massé et Fontaine deviennent membres du bureau.

 

LA DRÔLE DE GUERRE

Pendant plusieurs mois le front reste étrangement calme. L’armée française se tient sur la défensive et attend l’ennemi. Une attaque a bien été tentée en direction de la Sarre en octobre mais elle s’est achevée par une retraite précipitée et l’évacuation de Forbach. Dans “l’Aurore” du 15 octobre 1939, on parle pour la première fois de “drôle de guerre”.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Bedel, Mauny et Dreux.

Défenseurs : André Silly, Poirier, Girard, André Pican et Boulay (de retour).

Milieux : Massé, Lamy, Berchtold, Casano, Mas et Garnero (c).

Attaquants : Pierre Rousseau, Le Coz, Jacques Wyffels, Vautelon, Michel Le Hir, Roland Foucher, Pierre Fontaine, Goémont, Leblanc, Guillard (de retour), Piriou et Toni Arbona qui, avec la guerre, mettra un terme à sa carrière de footballeur pour devenir à la fois, le soigneur de l’équipe et un fidèle dirigeant, puis dans les années soixante, un journaliste au plan natiional.

 

LA COUPE DES AÎNÉS (DISTRICT DE HAUTE-BRETAGNE)

La saison au stade Léon Bollée, commence vers la fin octobre par une série de matchs amicaux. L’USM qui a tiré un trait sur la Coupe Charles Simon y rencontre quelques équipes dont une sélection étrangère. Elle dispute ensuite la compétition de la LOFA, la Coupe des Aînés qui regroupe les équipes de DH et de PH (1er groupe) du District de Haute-Bretagne (2e section). Ses adversaires sont : l’AS Vitré, Châteaubriant, Fougères, le Stade Lavallois et les FA Laval. Le 18 décembre 1939 pour le second match de ce championnat contre Châteaubriant, Guillard et Lamy ne sont pas encore arrIvés au coup d’envoi. Robert Hurault enfile alors les chaussures à crampons et prend le poste d’ailier droit. L’USM termine encore 2e derrière l’AS Vitré qui dispute la finale pour le titre contre le vainqueur de la 1e section, l’US Servannaise et Malouine. Nécessité du temps, les articles relatant les matchs de football perdent leur précision. Les noms des buteurs deviennent plus difficiles à trouver. Le 14 avril 1940 à Rennes, l’équipe malouine l’emporte (7-2) avant de confirmer (13-1) le dimanche suivant chez elle à Rocabey. Parallèlement à la Coupe des Aînés, l’USM met sur pied la Coupe Printania (anciens magasins Prisunic) qui reçoit le parrainage de la FFFA. Si l’ASMM déclare forfait, ce challenge réunit, outre l’USM, la Liberté, les Cheminots du Mans et quatre équipes militaires basées au Mans. L’USM remporte cette Coupe.

 

LA DÉBÂCLE

Le vendredi 10 mai 1940, à 4 heures du matin, la Wermacht lance une offensive (le Blitzgrieg) contre la Belgique, les Pays-Bas puis la France. Les panzers du Général Guderian déferlent à travers les Ardennes belges réputées infranchissables ! Malgré notre ligne Maginot, le 13 mai, les blindés franchissent la Meuse. Les Allemands l’ont contourné par le Nord. Ils atteignent Sedan le mercredi 15 mai. La Hollande capitule. L’armée française, désorganisée, se trouve complètement désemparée. Le 20 mai, les allemands atteignent la mer et Abbeville, en prenant à revers les troupes françaises massées dans la Ligne Maginot : 400.000 hommes sont faits prisonniers. Dans le Nord, le corps expéditionnaire britannique et la 1e Armée se retrouvent pris au piège de Dunkerque. Le 28 mai, la Belgique arrête de se battre. A partir du 28 mai et jusqu’au 4 juin, 350.000 hommes rembarquent à Dunkerque (220.000 Anglais et 130.000 Français). Le 31 mai, la FFFA suspend officiellement l’activité football. Le 9 juin, Rommel arrive sur la Seine. Le 11 juin, l’Italie déclare la guerre à la France. Le 12, le Général Weygand se résout à donner l’ordre de retraite générale. Le vendredi matin du 14 juin, les allemands entrent dans Paris. Pétain, devenu président du Conseil le dimanche propose aussitôt l’armistice. Le lundi 17 juin, à 12 h 30, il lance à la radio, un vibrant appel : “c’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat”. Ce lundi, les troupes allemandes arrivent au Mans et les quotidiens sarthois cessent leur parution pour ne ressortir que le 9 juillet. La France signe l’armistice le 22 juin à Rethondes, soit cinq jours après l’appel de Pétain à la radio, avec toutes les victimes “inutiles” que cela représente ! Les hostilités ne s’arrêtent que le 25 juin. A cette date, le Maréchal Pétain possède massivement l’estime des Français qui se souviennent d’abord du vainqueur de Verdun, lors de la guerre 14-18.

 

L’USM compte de nombreux prisonniers. Début août, on peut lire dans la presse locale : “...le sympathique Casano actuellement prisonnier en Alsace avec un membre du Comité, M. Cheval, Michel Le Hir le si brillant inter (“Michel” pour les initiés) est lui aussi prisonnier mais plus prês de nous, à Alençon. Carlier se trouve également en Alsace, à Colmar. D’autre part nous n’avons pas de nouvelles de Berchtold ni de Lamy. Souhaitons de savoir qu’il sont en bonne santé.”

1939-1940

 

COUPE DES AINÉS - District de Haute-Bretagne (1er groupe / 2e section) :

Formule championnat

 

10/12/39 à Laval : Stade Lavallois bat USM 5-3 Rousseau, Wyffels ..?..

17/12/39 à Léon Bollée : USM bat Voltigeurs Castelbriantais 7-5 Rousseau (4), Wyffels (2), Pican

21/01/40 à Fougères : USM bat Drapeau de Fougères 2-1 ..?..

28/01/40 à Vitré : AS Vitré bat USM 3-0 ..?..

04/02/40 à Léon Bollée : Francs-Archers Lavallois bat USM 4-0 ..?..

18/02/40 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois 7-2 ..?..

25/02/40 à Chateaubriand : USM bat Voltigeurs Castelbriantais 8-1 ..?..

10/03/40 à Léon Bollée : USM bat Drapeau de Fougères 4-1 ..?..

17/03/40 à Léon Bollée : AS Vitré bat USM 4-1 ..?..

31/03/40 à Laval : USM bat Francs-Archers Lavallois 6-1 ..?..

 

L’USM termine 2e sur 6 avec 22 points (statistiques : 10 matchs joués, 6 victoires et 4 défaites).

 

COUPE DE GUERRE CHARLES SIMON (COUPE DE FRANCE) :

 

L’USM ne semble pas avoir participé à la grande épreuve nationale.

Sur les 778 clubs nationaux incrits en août, étént donné les évênements vécus à l’automne, 136 se réinscrivent en novembre 1939 pour le véritable début de la comptétition.

64 seront finalement retenus par les Ligues régionales et 16 par la LOFA.

La compétition commence donc au stade des 1/32 de finale ce qui permit de supprimer les trois premiers tours de la compétition.

 

SAISON 1940-1941

COUPE DE L’AVENIR (LOFA) & COUPE CHARLES SIMON (FFFA)

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DES NOUVELLES DE FRANCE

Si la France est coupée en deux par la ligne de démarcation, la France du football est coupée en trois avec au Nord de cette frontière : la Zone Interdite et la Zone Occupée et au Sud de celle-ci, la Zone Non Occupée gérée par l’État Français, mis en place par le Maréchal Pétain suite à un coup d’État adroitement mené, le 10 juillet 1940. Son gouvernement affiche alors son vrai visage ; il s’agit d’un régime d’extrême-droite soi-disant indépendant mais dont l’essentiel des décisions doivent être avalisées par le IIIe Reich. Tout l’Ouest de la France voit les troupes allemandes s’installer pour une occupation qui durera à peu près quatre ans. Le Mans devient rapidement une ville de garnison importante pour la Wermacht, la seconde de l’Ouest en nombre après Angoulême. Ainsi, les troupes allemandes basées en Normandie reçoivent les ordres du Mans. En plus, de nombreux prisonniers sont regroupé au camp d’Auvours et parmi eux, se trouvent de bons joueurs de football. Les Allemands aiment le sport. On ne peut pas leur enlever cela. Cet état de fait sera une chance incroyable pour pour l’USM.

 

UN FRÉMISSEMENT AVEC LA MUNICIPALITÉ LEFEUVRE

Le 8 septembre 1940, le conseil municipal de la ville du Mans, réuni autour d’Henri Lefeuvre (le maire en place depuis 1938), prend la décision de se porter acquéreur des terrains (39.000 m2) où se situe actuellement le stade Léon Bollée. Ce terrain (appelé “pré de Beaulieu”) appartient à Maître Louis-Marie Roncin, avoué auprès du tribunal du Mans. Cette acquisition permettra d’appliquer un des thèmes préférés du Maréchal : “pour que la jeunesse française réponde à vos espoirs, il faut de l’air et de l’espace”. Le Docteur Dumas, président de l’USM lui répond par courrier pour exprimer sa satisfaction : “notre société qui tient cependant à continuer son œuvre sportive demande seulement à la municipalité de lui faire, dans le grand stade qu’elle projette, la place qui lui revient”. Le principe de la construction d’un nouveau parc municipal des sports et les acquisitions foncières afférentes sont adoptés en décembre 1940. La dernière réunion du conseil a lieu le 29 décembre 1940 et le 11 février 1941, Henri Lefeuvre est révoqué. Tous les conseillers municipaux, sauf un, donnent leur démission. M. Chauveau, démobilisé, revient du front. Son retour engendre de nouvelles modifications dans le bureau de la section football : Jacques Rousseau laisse sa place de président à M. Berget. M. Chauveau prend le poste de secrétaire et Robert Hurault prend celui de directeur sportif. Dressons un rapide inventaire de l’équipement disponible aux sportifs manceaux : une piste cyclable de 540 mètres, une piste en cendrée de 400 mètres, deux terrains de “football associatif” et de “rugby”, trois courts de tennis, le court couvert dont le bâtiment fut construit en 1935, un terrain de basket et des vestiaires, tribunes et gradins.

 

LE MONTAGE D’UNE BELLE ÉQUIPE AU MANS

Au club, on attend toujours des nouvelles des joueurs Berchtold et de Lamy. Que sont-ils devenus ? Les dirigeants enregistrent la signature des manceaux Jean Chesne et Boels (La Liberté). La légende (encore elle...) veut qu’un groupe de prisonniers de guerre se présente un jour, flanqué d’une sentinelle allemande, au porte du stade : “Nous venons jouer au football. Le commandant du camp d’Auvours nous y a autorisé”. A force d’insistance auprès des autorités allemandes, Robert Hurault réussira à intégrer à l’USM, quelques uns de ces joueurs, à commencer par l’ex-international (3 sélections) “Karl” André (Mathieu André) un autrichien naturalisé français qui a été Champion de France en Division 2 en 1934-1935 avec les “diables rouges” du FC Rouen et qui s’est battu bien sûr du côté français. Il obtient ensuite les signatures d’Edmond Novicki, 27 ans, un attaquant qui fut deux fois international A en 1936 et 1937. En 1939, il jouait au SC Fives. On voit également d’autres prisonniers du “frontstalag” d’Auvours jouer avec l’USM : Marcel Tomazover (25 ans, pro à Roubaix), le polonais Czeslaw Urbaniak (Excelsior AC de Roubaix) et Saïd Ben Arab. Autre recrue : le gardien allemand Karl Dahleimer (qui a joué au SC Fives de 1933 à 1938). Que fait-il là ? Quant à Stephan Bak (46 ans, polonais, pro à Arras) les dirigeants de l’USM lui permettront de s’évader en échange d’une promesse de signer au club dès qu'il le pourra.

 

L’EFFECTIF DE L’USM :

Gardiens : Jean Chesne, Bourgneuf et Drahon.

Défenseurs : André Silly, Massé, André Pican, “Karl” André et Marcel Tomazover.

Milieux : Frick, Boels, Bartolak, Bartoli, Garnero et Stephan Bak.

Attaquants : Pierre Rousseau, Pierre Fontaine, Jacques Wyffels, Michel Le Hir, Roland Foucher, Edmond Novicki,

Czeslaw Urbaniak et Manuel.

 

LA COUPE DE L’AVENIR (DISTRICT DE HAUTE-BRETAGNE)

Cette année, la LOFA remplace la Coupe des Aînés par la Coupe de l’Avenir. Les dirigeants de l’USM engagent leur équipe dans cette compétition mais, comprenant sans doute que leur éventuelle victoire ne leur apporterait rien de plus en vue de la saison prochaine, en novembre, ils préfèrent déclarer forfait général. L’USM finit sa saison avec des matchs amicaux.

 

LA COUPE CHARLES SIMON

L’USM participe de nouveau à la grande épreuve nationale redevenue Coupe Charles Simon. Après avoir éliminé le CA Alençon et le FC Argenteuil aux 2e et 3e tour, les “bleus et blancs” tombent à domicile face aux Rhodaniens de Paris (0-1).

 

LA COUPE DES PROVINCES FRANÇAISES AMATEURS

Pour finir la saison, l’USM fournit l’essentiel de l’effectif de l’équipe du Maine engagée dans la Coupe des Provinces françaises, une invention de Vichy réservée à des sélections régionales amateurs. Après une interminable rencontre Bretagne-Maine, le 13 avril 1941 à Rennes, les deux équipes se séparent sur le score de 3 à 3 après prolongations. Les deux équipes se retrouvent au Mans, le 20 avril 1943 mais les joueurs sarthois, un peu usés, n’offrent pas la même résistance et le Maine doit s’incliner, 3-2 (buts de Wyffels et André).

 

LE MANS POSTULE A LA PREMIÈRE DIVISION PROFESSIONNELLE

En octobre 1940, Vichy à décidé d’interdire le sport professionnel, mais accorde au football un sursis. Un championnat pro sera, malgré tout, organisé en 1941-1942. Le 26 avril 1941, neuf clubs font acte de candidature pour la saison prochaine dont trois clubs de l’Ouest : le Stade Rennais UC, le CA Pennhoët-Saint-Nazaire et l’USM. Robert Hurault témoigne dans une lettre du 22 août 1941, écrite à un ami de L’Aigle : “nous comptions jouer en championnat de France "pro". Je m’étais donné beaucoup de mal pour former cette équipe “pro” et après de multiples voyages à Bordeaux, Paris, Reims, Troyes, Amiens, etc..., nous avions mis une belle équipe sur pied. Hélas! Le commissariat aux Sports n'a pas voulu de nouveaux clubs. Ce n’est que partie remise”.

1940-1941

 

COUPE DE L’AVENIR - District de Haute-Bretagne (1er groupe / 2e section) :

Formule championnat

 

03/11/40 à Laval : USM bat Stade Lavallois 6-0 ..?..

 

Début novembre, l’USM déclare forfait général.

Le Drapeau de Fougères, l’AS Vitré, les Francs-Archers Lavallois, le CA Évron, l’AS Sablé-sur-Sarthe marquent 6 points.

alors que le Stade Lavallois marque 3 points.

L’USM termine 7e sur 7 avec 3 points (10 match joué, 1 victoire et 9 forfaits).

 

COUPE DE GUERRE CHARLES SIMON (COUPE DE FRANCE) :

 

1er tour :

16/09/40 USM exempt

 

2e tour :

27/10/40 à Alençon : USM bat CA Alençon 9-3 ..?..

 

3e tour :

10/11/40 à Léon Bollée : USM bat FC Argenteuil 3-2 ..?..

 

4e tour :

24/11/40 à Léon Bollée : Rhodaniens de Paris bat USM 1-0