Les débuts du MUC 72

 

LE MUC 72

 

LA NAISSANCE

Le SO Maine (président : Roland Grandier) a donc souhaité assez massivement la fusion. Un peu moins nettement, l’US du Mans (président : Bernard Cormier) vient de prendre la décision d’accepter cette fusion. Robert Jarry n’a plus qu’a officialiser ce rapprochement entre les deux sections de football.

 

Le MUC 72 naît officiellement le 12 juin 1985. Les responsables du club s’adressent à la Municipalité qui confirme son soutien financier. Robert Jarry indique clairement la position de la Ville : “D’accord pour un soutien lié à une gestion saine et rigoureuse”. La Municipalité propose les couleurs de l’ancienne commune du Mans : jaune et rouge et promet d’améliorer les installations existantes. Les personnes qui élaborent les statuts du club le dotent de structures solides, sous forme d’une association de type loi 1901.

 

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

Le Conseil d’Administration se trouve largement ouvert avec une juste proportion de somistes et d’usmistes (7 de chaque côté), une représentation municipale (2), des Mutuelles du Mans (2) et des personnalités neutres (4) capables d’ouvrir des portes et des horizons jusqu’alors fermés. Roland Grandier (ex-SOM) devient le premier président du Club. Bernard Guédet (ex-SOM) se voit confier le poste de directeur sportif et Bernard Déferrez (ex-USM), celui d’entraîneur. Philippe Ferrand (ancien joueur du SOM) et Jacques Deschamps (ancien gardien de but de l’USM) s’occuperont de l’équipe B. Le président de l'USM, Bernard Cormier, refuse de faire partie de l’équipe dirigeante du MUC 72 et préfère s’occuper exclusivement de “son” club, l’USM. Chaque club gardera son indépendance dans les autres disciplines et dans les sections de jeunes (jusqu’aux équipes minimes) et de féminines, dont la section deviendra autonome en 1987.

 

Seul manque à l'appel Jean-François Stévenot, dont ses pairs n'ont pas voulu dans le bureau. L'USM venait de régler ses derniers comptes. Jean-François Stévenot est à notre connaissance la dernière victime. Financièrement, la ville du Mans et les Mutuelles du Mans ont mis la main au portefeuille. Robert Jarry alloue une subvention de 500.000 F, la même que celle octroyée par le sponsor du MUC, les Mutuelles du Mans. Carrefour et MUC-Entreprises apportent également un contribution plus en demi-teinte mais non moins indispensable. Une subvention municipale de 100.000 francs résorbe le découvert de l’USM (200.000 francs). De son côté, le groupe des Mutuelles du Mans, conditionnant son accord à la décision de la Municipalité, donne un avis favorable et promet d’apporter son soutien au nouveau club. Bernard Deferrez qui entraînait l'USM devient le premier entraîneur du MUC. Bernard Guédet est promu directeur sportif. Il faut ménager les uns et les autres, régler aussi les arriérés de salaires non versés par l'USM. Peu à peu on apprendra que le MUC rembourse à la municipalité une partie du déficit contracté par cette même USM. Dans le même temps, les mucistes doivent faire face aux échéances des premiers mois. Il n'y a pas eu de fonds de caisse en début de saison... et les subventions fonctionnent à l'année civile. Pas toujours évidentes les fins de mois dans ces conditions !

 

Le 26 juin 1985, lors de la réception officielle à l’Hôtel de Ville, le Maire déclare : “Il ne faut pas créer l’illusion, il faut créer l’espoir ; le club doit reposer sur un courant populaire et ce seront les joueurs qui feront la décision sur le terrain”. Les conditions semblent réunies pour que Le Mans retrouve un football de qualité et une équipe qui devra gagner sa place de moteur dans le monde sportif sarthois avec le SCM. Dès le 11 juillet 1985, pas moins de quarante panneaux publicitaires sont retenus par les entreprises sarthoises et mancelles. En début de saison, le responsable de la publicité au sein du MUC 72, Bernard Le Mée témoigne : “Notre objectif de départ se situait à 100.000 francs de recette publicitaire. Aujourd’hui, nous en sommes à près de 60 panneaux, ce qui représente environ 250.000 francs”.

 

LES JOUEURS

Les meilleurs joueurs du SOM composent l’ossature de l’effectif : Alain Jacotin, Marc Barré (gardiens de but), Pierre Crimetz, Emmanuel Pleurmeau, Éric Mesneguen, Joël Creff, Pascal Pierre, Frédéric Guici et Hervé Bordenec (défenseurs), Régis Beunardeau, Christophe Jarno, Alain Oriard, Laurent Desbordes, Gilles Papillon (milieux), Marc Campion, Philippe Loison, Patrick Labbé et Éric Clément (attaquants). A ces joueurs viennent se joindre quelques joueurs de l’USM : Mario Acard (gardien), Jean-Lou Plouzeau, Pascal Froger, Philippe Rundstadler (défenseurs), Jean-Michel André, Thierry Savignard, Thierry Barbaray (milieux), Jean-Paul Depauw et Thierry Payen (attaquants).

 

De l’effectif du SOM, il faut noter le départ de Philippe Lallemand qui retourne bien vite dans son Nord (Tourcoing) et d’Ante Hammerschmidt, qui devient entraîneur à La Flèche et de Gabriel Réolid qui entraînera le club des Cheminots du Mans. Thierry Fernando, défenseur mais aussi joueur de handball le samedi) parcourt le chemin inverse. Michel Raulin (33 ans) joueur de l’USM en profite pour arrêter sa carrière de joueur pour prendre les rênes de l’équipe de Division d’Honneur. Que devient Philippe Lisembart, une des dernières recrues du SOM ? Il est à noter avec humour que, contrairement à la certitude exprimée par Patrice Saint-Venant lors de son poisson d’avril 1982, Joël Rousseau (milieu) et Christophe Langot (attaquant) ne trouveront jamais une place dans l’équipe fanion du MUC...

 

LES PREMIÈRES RECRUES

La montée en 2e Division avant trois ans constitue l’objectif de l’équipe dirigeante. On note l’arrivée de trois recrues importantes : Patrick Muscat (26 ans, Stade Français), Jean-Michel Papini (Angers SCO) et Bruno Vérien qui vient lui du FC Nantes. Le premier n’étant pas titulaire d’une licence “M”, un quatrième joueur peut être recruté. Ce sera Claude Taruffi. Ce demi de 26 ans a été formé à Metz pour évoluer ensuite à Besançon. Il connaîtra le dépôt de bilan de ce club avant de jouer deux saisons et demi à Quimper en 2e Division.

 

 

SAISON 1985-1986

TROISIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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L’EFFECTIF DU MUC :

Gardiens : Alain Jacotin (c), Mario Acard et Marc Barré.

Défenseurs : Pierre Crimetz, Joël Creff, Patrick Muscat, Pascal Pierre, Éric Mesneguen, Frédéric Guici, Jean-Lou Plouzeau, Emmanuel Pleurmeau, Pascal Froger, Philippe Rundstadler et Thierry Fernando.

Milieux : Claude Taruffi, Alain Oriard, Régis Beunardeau, Thierry Savignard, Christophe Jarno, Gilles Papillon,

Jean-Michel André et Laurent Desbordes.

Attaquants : Marc Campion, Jean-Michel Papini, Bruno Vérien, Jean-Paul Depauw, Philippe Loison, Éric Clément,

Thierry Payen et Patrick Labbé. Soit trente joueurs !

 

DES MOMENTS HISTORIQUES

Le MUC 72 écrit la première page de son histoire, le jeudi 22 juillet 1985 pour sa première séance d’entraînement. Celle-ci a lieu au Stade Municipal sous la présidence de Roland Grandier et sous la direction technique de Bernard Déferrez, Philippe Ferrand et de Thierry Picouleau (responsables de l’équipe B). Les principaux joueurs des équipes A et B sont présents, soit 28 joueurs. Deux absents de marque : Joël Creff (militaire) et Pascal Froger. Autour de M. Grandier, sont présents MM. Lambin, Jupin (secrétaire général), Basmoreau, Torchet ainsi que Bernard Guédet (directeur technique). Après une petite allocution de bienvenue de Roland Grandier, les joueurs commencèrent leur séance de travail.

 

En attendant le démarrage de la saison officielle qui aura lieu fin août, le MUC rencontre lors de différents matchs amicaux, quelques équipes de l’Ouest. Le 30 juillet à Ruaudin, devant 1.064 spectateurs, à l’occasion de l’inauguration du terrain, le MUC 72 bat Angers SCO B (4e division), 2-0. Les joueurs qui ont eu l’honneur de porter le premier maillot du MUC (jaune à parements rouges et portant publicité “Les Mutuelles du Mans”) ont pour noms : Alain Jacotin (# 1), Pierre Crimetz (# 2), Éric Mesneguen (# 3), Patrick Muscat (# 4), Pascal Pierre (# 5), Claude Taruffi (# 6), Alain Oriard (# 7), Thierry Savignard (# 8), Marc Campion (# 9), Jean-Michel Papini (# 10) et Bruno Vérien (# 11). Au bout de 18 minutes, Alain Jacotin, claqué à la cuisse, laisse sa place à Mario Acard. A la mi-temps, Christophe Jarno et Régis Beunardeau entrent en jeu à la place de Savignard et d’Oriard. Jean-Marc Papini (48e mn) et Marc Campion (49e mn) marquent les deux premiers buts du MUC en début de 2e mi-temps. Pour terminer, à la 62e mn, Gilles Papillon et Jean-Paul Depauw remplacent Marc Campion et Pierre Crimetz. Le lendemain, le “Maine Libre” titre : “un bonne première sortie”. Le 3 août, sur le petit terrain de Parennes, la tâche s’avère plus difficile. Le Stade Lavallois “B” bat le MUC 72 : 2-1 (but de Pascal Pierre). Le 7 à Fyé, pour l’inauguration du terrain, le MUC bat le CS Alençon (4e Division) : 1-0 (but de Christophe Jarno). Le 11, à Volnay : le MUC atomise le FC Rouen 3, l’équipe jouant en 4e Division : 5-0. Buts de Jarno, Papini, Papillon et Vérien, deux fois.

 

Lors d’un petite tournée en Loire-Atlantique, après avoir battu les Voltigeurs de Châteaubriant (DH), le MUC 72 est battu, le 18 août au Croisic, par le FC Nantes avec 5 pros (dont Didier Deschamps), 3 à 0, après deux réalisations de Jean-Jacques Eydelie qui défraiera la chronique lors d’une certaine affaire OM-VA dans une dizaine d’années (en 1994). Le 20 août, à Fresnay-sur-Sarthe, a lieu un dernier match de préparation disputé à l’occasion des 75 ans du club (700 spectateurs), le MUC 72 bat Mamers (équipe dans laquelle joue un ancien de l’USM : Lequellec), 1 à 0 (but de Taruffi).

 

LE CHAMPIONNAT DE FRANCE TROISIÈME DIVISION

La première rencontre officielle du MUC 72 en championnat a lieu le 28 août 1985 au stade Francis Lebasser à Laval, face à l’équipe B qui l’emporte à la fin du match 1 à 0. Bernard Defferez : “Vraiment, je suis déçu pour les gars. Après le match qu’ils ont fait, ils ne méritaient pas de perdre ainsi”. Explication : l’arbitre M. Sénéchal après avoir sifflé un penalty en faveur des “tangos” sur une faute d’Oriard sur Paillard à la 5e mn en a refusé un autre aux joueurs du MUC 72 après une faute de main évidente de Lemeunier (88e mn). Cette équipe “historique” du MUC 72 est composée de Jacotin, Pierre puis Papillon (rentré à la 75e mn), Creff, Muscat, Oriard, Beunardeau, Taruffi, Papini, Jarno, Vérien et Savignard. Crimetz n’a pas joué.

 

Après une démarrage en demi-teinte, à la fin septembre, après 6 journées, le MUC compte 6 points (2 victoires, 2 nuls et 2 défaites) nous avons une idée plus précise des chances du MUC dans ce championnat de France de 3e Division (groupe Ouest). Assez rapidement, chacun s'aperçoit que la 2e Division ne sera pas pour juin 1986. Sur la pelouse du stade municipal, une fois passés l'engouement et la curiosité, le public prend conscience que l'équipe du MUC effectue ses premiers pas. Bernard Deferrez ne fait pas l'unanimité chez les joueurs, la plupart tous ex-somistes, sont habitués au langage plus mesuré, et plus humain aussi, de Bernard Guédet. Bernard Deferrez, qui plus est, semble vouloir tout régir. Son entente avec Bernard Guédet est loin d’être sans nuages. La Municipalité couche sur le papier un projet. Celui de la rénovation du stade Léon Bollée, de ses tribunes populaires tout d'abord, des annexes et de la pelouse ensuite. Son coût ? Un peu plus de 2 milliards de centimes. Le Mans et le département revivent au rythme du football. Seul, le conseil général, semble rester prudemment en retrait.

 

LA COUPE DE FRANCE

Lors du 5e tour, le 9 novembre 1985, le MUC 72 se déplace à Mayenne, face au CA Mayennais, un club de DH. Après la prolongation, les deux équipes sont toujours à égalité, 1-1 (but de Philippe Loison). Viennent les tirs au but. Seuls Papini et Papillon réussissent leurs tirs et le MUC est éliminé : 3-2. Le 5e tir mayennais fut inutile. Ce jour-là, Mayenne fit la fête...

 

UNE SEULE SAISON AVEC BERNARD DEFFEREZ

A la fin de la saison, l’équipe se classe à une modeste 9e place avec 27 points (en 30 matchs, 9 victoires, 9 nuls et 12 défaites, 28 buts marqués et 29 buts encaissés). Fin mai, Papini rejoint Sète. Bernard Deferrez quant à lui s'en va. Allez savoir pourquoi ? Une phrase de sa part quand même "il n'y a rien à faire au Mans". Dans les jours qui suivent, Bernard Guédet est promu entraîneur du MUC...

 

1985-1986

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE TROISIÈME DIVISION (groupe Ouest) :

 

Entraîneur : Bernard Defferez

24/08/85 à Laval : Stade Lavallois (B) bat MUC 72 1-0

31/08/85 à Léon Bollée : MUC 72 bat USSC Redon 3-0 Beunardeau, Vérien (2)

07/09/85 à Lochrist : US Montagnarde et MUC 72 3-3 Savignard, Vérien, Papini

14/09/85 à Léon Bollée : AS Brest bat MUC 72 1-0

21/09/85 à Vannes : Véloce Vannetais et MUC 72 1-1 Savignard

28/09/85 à La Roche : MUC 72 bat FC Yonnais 1-0 Vérien

05/10/85 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC Saint-Lô 3-1 Vérien, Beunardeau, Oriard

12/10/85 à Cholet : SO Cholet et MUC 72 0-0

19/10/85 à Léon Bollée : MUC 72 et US Concarneau 1-1 Papini

26/10/85 à Vannes : UCK Vannes et MUC 72 0-0

02/11/85 à Léon Bollée : FC Nantes (B) bat MUC 72 1-0

16/11/85 à Rennes : MUC 72 bat Stade Rennais FC (B) 1-0 Papillon

30/11/85 à Léon Bollée : Stade Brestois bat MUC 72 2-0

07/12/85 à La Roche : AEP Bourg-sous-La Roche et MUC 72 1-1 Papini

21/12/85 à Léon Bollée : MUC 72 bat AS Cherbourg 3-0 Pierre, Papini, Beunardeau

11/01/86 à Redon : USSC Redon et MUC 72 1-1 Vérien

18/01/86 à Léon Bollée : MUC 72 bat US Montagnarde 2-0 Pierre, Vérien

01/02/86 à Brest : AS Brest bat MUC 72 1-0

08/02/86 à Léon Bollée : Véloce Vannetais bat MUC 72 2-0

08/03/86 à Léon Bollée : SO Cholet bat MUC 72 2-1 Vérien

15/03/86 à Concarneau : MUC 72 bat US Concarneau 2-0 Vérien (2)

22/03/86 à Léon Bollée : MUC 72 bat UCK Vannes 2-1 Papini, Vérien

29/03/86 à Léon Bollée : FC Yonnais bat MUC 72 1-0

04/04/86 à Nantes : FC Nantes (B) bat MUC 72 2-0

09/04/86 à St-Lô : FC Saint-Lô bat MUC 72 1-0

12/04/86 à Léon Bollée : MUC 72 bat Stade Rennais FC (B) 3-0 Vérien (2), Papini

19/04/86 à Brest : Stade Brestois bat MUC 72 3-0

26/04/86 à Léon Bollée : AEP Bourg-sous-La Roche bat MUC 72 3-0

03/05/86 à Cherbourg : AS Cherbourg et MUC 72 0-0

10/05/86 à Léon Bollée : MUC 72 et Stade Lavallois (B) 0-0

 

MUC 72 : 9e sur 16 avec 27 points.

Statistiques : 9 victoires, 9 nuls et 12 défaites, buts pour : 28, buts contre : 29, différence : -1.

 

COUPE DE FRANCE :

 

5e tour :

09/11/85 à Mayenne : CA Mayennais bat MUC 72 1-1 après prolongation.

Loison

Éliminé aux tirs au but : 3-2. Tirs réussis : Papini, Papillon. Tirs ratés : Creff, Vérien, Depauw.

 

SAISON 1986-1987

TROISIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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L'ARRIVÉE DE CHRISTIAN GOURCUFF

Bernard Deferrez parti, en mai, on semble s’orienter vers la solution Bernard Guédet au poste d’entraîneur ? Pas pour longtemps. Quelques jours plus tard, on apprend que le MUC est en contact très avancé avec un entraîneur-joueur. Claude Jupin, devenu président délégué du club manceau a l'idée de contacter Christian Gourcuff. Ce dernier, après avoir amené Lorient en 2e Division vient d'en redescendre. Il est libre. Les amoureux du beau football s'en souviennent. N'ont-ils pas, quelques saisons plus tôt, admiré le jeu des Lorientais quand ils s'étaient produits à la Californie contre le SO Maine. Roland Grandier entre donc en contact avec Christian Gourcuff. Ce dernier le reçoit à Larmor-Plage au mois du juin. Cet ancien prof de maths de 31 ans devenu entraîneur-joueur est un adepte du football élaboré et bien léché, après avoir joué au Stade de Rennes (de 1972 à 1974), à l’US Berné (de 1974 à 1978) et à l’En Avant Guingamp (de 1978 à 1980) et au FC Rouen (1980-1981). Se souvenant des origines suisses de sa maman, il signe au FC La Chaux-de-Fonds pour la saison 1981-1982. Puis il revient en Bretagne où il réussit à faire monter le FC Lorient de la Division d’Honneur à la 2e Division. Christian Gourcuff signe un contrat de trois ans. Bernard Guédet reste au club. Il devient son adjoint. Le budget du club est de 2,1 millions de francs. Christian Gourcuff se propose de faire vibrer les Manceaux, de leur donner du plaisir.

 

Départs : les deux premières recrues du club, Patrick Muscat (FC Paris) et Jean-Michel Papini (Sète), nous quittent déjà. L’espoir manceau Pascal Pierre signe au Brest Football-Club Armorique. Il fera une jolie carrière “pro”. Tous les joueurs qui ne se sont pas montrer à leur avantage lors de cette première saison du MUC 72 comme Marc Barré, Marc Campion (ex-SOM), Jean-Michel André, Philippe Rundstadler, Pascal Froger, Patrick Labbé, Thierry Payen (ex-USM) disparaissent de la liste des joueurs du club.

Arrivées : Gilles Gomis (une ancien lavallois qui a joué en Division 1 et qui est passé par Valenciennes) et deux joueurs de

Besançon qui arrête le football professionnel : Jean-Marc Trinita (ex-RC Strasbourg et doubiste depuis deux saisons) et Patrick Milanese (21 ans).

 

L’EFFECTIF DU MUC :

Gardiens : Alain Jacotin et Mario Acard.

Défenseurs : Pierre Crimetz, Joël Creff, Claude Taruffi, Éric Mesneguen, Christophe Jarno et Frédéric Guici.

Milieux : Jean-Marc Trinita, Régis Beunardeau, Alain Oriard, Christian Gourcuff (c), Gilles Papillon et Thierry Savignard.

Attaquants : Philippe Loison, Éric Clément, Bruno Vérien, Gilles Gomis et Patrick Milanese.

 

QUAND LE FOOTBALL DEVIENT UN ART

Pour le début de championnat, Patrick Milanese, le nouvel avant-centre du MUC rate son entrée en matière. Le milieu de terrain animé par Gourcuff jongle avec les équipes adverses. Les attaquants sont peu habitués à avoir autant de ballons. Ce football-là plaît au public qui revient en nombre tant à la Californie dans un premier temps (match du 23 août 1986 contre le Stade Rennais FC “B”), qu'au stade Municipal par la suite. Le spectacle est revenu au Mans. Mais malgré cette supériorité manifeste, avec cinq matchs sans victoire, le 13 septembre 1986, le MUC 72 traîne en queue de classement avec un seul petit point acquis à Laval.

 

LE MUC DÉCOLLE

Le 20 septembre 1986, les 5 buts inscrits (dont 3 par Éric Clément) face aux réservistes guingampais servent de détonateur. Les “jaunes et rouges" alignent succès sur succès derrière Lorient qui a déjà pris la poudre d'escampette. 5.000 spectateurs ont envahi les tribunes du stade le 18 octobre 1986, lorsque les ex-coéquipiers de Gourcuff se présentent sur la pelouse du stade : il y a de l'électricité dans l'air. Le penalty marqué par Bruno Vérien permet aux mucistes de battre les lorientais et de redonner espoir à ceux qui pensent à l'accession. L'avance des lorientais fond comme neige au soleil et l'on croit vraiment à l'accession du MUC lors des vacances de Pâques. Le 25 avril 1987, le MUC se déplace à Lorient à l'occasion du match retour. Leur position au classement les oblige de battre les hommes de Le Calloch (cet ex-Montagnard qui a remplacé Christian Gourcuff). Face à des Lorientais sidérés, tétanisés, mortifiés, le MUC gagne son match 5-2 au stade du Moustoir. Cinq cars de supporters sarthois se sont déplacés. C'est du délire dans le stade. Les spectateurs lorientais applaudissent le "team Gourcuff". Ils comparent et choisissent le jeu virevoltant du MUC. Un comble à domicile ! Mais cette victoire "bloque" la machine chez certains. Quelques contre-performances anormales rejettent cet exploit véritable aux oubliettes.

 

LA COUPE DE FRANCE

Lors des 5e et 6e tour, le MUC 72 bat l’Ernéenne (0-5) et l’US Écommoy (0-1) qui cette saison joue en DH. La série s’interrompt à Mantes au 7e tour, le 21 décembre 1986 face à un club de la région parisienne qui joue aussi en DH, le CA Mantes-la-Jolie. Mais ce n’est pas le même niveau ! Après la prolongation, les deux équipes sont encore dos-à-dos, 1-1 (but de Philippe Loison). Le MUC est encore éliminé aux tirs au but : 5-4.

 

LA CHASSE AUX LORIENTAIS

Le duel avec Lorient dure jusqu’à la dernière journée. le 6 juin 1987, Malgré sa victoire 2-0 face à l’équipe B du FC Nantes (devant 2.650 spectateurs) la bande à Gourcuff termine à la 2e place. Avec un petit point d'avance, le FC Lorient brûle la politesse aux manceaux. Après le match, le feu d'artifice offert par Claude Hervé, "Monsieur Centre Leclerc" en Sarthe, pour la venue des réservistes nantais a bien lieu. Un véritable spectacle lui-aussi en cette chaude soirée de juin. A l'issue de cette dernière journée les supporters portent Christian Gourcuff en triomphe à la sortie d'un stade qui fait déjà peau neuve. Les pelleteuses ont renversé les anciennes tribunes Bollée, les grues reconstruisent... Le MUC vient de rater de très peu l'accession. Sans aucun doute parce que son attaque n'était pas tout à fait au niveau de ses ambitions. La “B” du MUC 72 joue en DH de la ligue du Maine, finit à la 10e place. Tant pis, l'accession sera pour l’année prochaine...

 

LES MATCHS DE COUPE DE FRANCE AU STADE LÉON BOLLÉE

Notons qu’à la fin mars 1987 à Bollée, un match de 1/16e de finale de Coupe de France est organisé au stade Léon Bollée. Les amateurs du RC de Versailles y affronte l’Olympique de Marseille mené par Gérard Gili et avec ses deux internationaux en poste : Jean-Pierre Papin et Jean-François Domergue. Pour les dirigeants du MUC 72, c’est l’occasion rêvée de tester l’accueil du public manceau pour un match de football de haut niveau. Les phocéens l’emportent 2-1.

 

 

1986-1987

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE TROISIÈME DIVISION (groupe Ouest) :

 

Entraîneur : Christian Courguff

15/08/86 à Nantes : FC Nantes (B) bat MUC 72 1-0

23/08/86 à la Californie : Stade Rennais FC (B) bat MUC 72 1-0

29/08/86 à Laval : Stade Lavallois (B) et MUC 72 1-1 Milanese

06/09/86 à Léon Bollée : USSC Redon bat MUC 72 1-0

13/09/86 à Lisieux : CA Lisieux bat MUC 72 2-0

20/09/86 à Léon Bollée : MUC 72 bat En Avant Guingamp (B) 5-1 Clément (3), Creff, Loison

27/09/86 à Lochrist : MUC 72 bat US Montagnarde 3-0 Papillon, Clément, Loison

04/10/86 à Léon Bollée : MUC 72 bat Stade Malherbe de Caen (B) 2-0 Trinita, Clément

11/10/86 à St-Lô : MUC 72 bat FC Saint-Lô 2-1 Vérien (2)

18/10/86 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC Lorient 1-0 Vérien

25/10/86 à Brest : MUC 72 bat AS Brest 2-1 Clément, Vérien

01/11/86 à Cherbourg : AS Cherbourg et MUC 72 1-1 Loison

08/11/86 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC Yonnais 2-0 Beunardeau, Clément

22/11/86 à Vannes : Véloce Vannetais et MUC 72 0-0

06/12/86 à Léon Bollée : MUC 72 et FC Brest-Armorique 1-1 Trinita

13/12/86 à Rennes : Stade Rennais FC (B) et MUC 72 1-1 Vérien

14/02/87 à Léon Bollée : MUC 72 et Stade Lavallois (B) 2-2 Gourcuff, Milanese

21/02/87 à Redon : MUC 72 bat USSC Redon 2-0 Loison, Trinita

07/03/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat CA Lisieux 3-0 Beunardeau, Papillon, Vérien

14/03/87 à Guingamp : En Avant Guingamp (B) et MUC 72 1-1 Vérien

28/03/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat US Montagnarde 1-0 Taruffi

11/04/87 à Caen : MUC 72 bat Stade Malherbe de Caen (B) 2-1 Papillon (2)

18/04/87 à Léon Bollée : FC Saint-Lô bat MUC 72 1-0

25/04/87 à Lorient : MUC 72 bat FC Lorient 5-2 Trinita, Vérien (2), Loison, Clément

02/05/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat AS Brest 2-1 Loison, Clément

09/05/87 à Léon Bollée : MUC 72 et AS Cherbourg 1-1 Loison

16/05/87 à La Roche : FC Yonnais et MUC 72 1-1 Loison

23/05/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat Véloce Vannetais 2-1 Papillon, Milanese

30/05/87 à Brest : MUC 72 bat FC Brest-Armorique 3-2 Milanese (2), Papillon

06/06/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC Nantes (B) 1-0 Milanese

 

MUC 72 :2e sur 16 avec 41 points.

Statistiques : 16 victoires, 9 nuls et 5 défaites, buts pour : 47, buts contre : 25, différence : + 22.

 

COUPE DE FRANCE :

 

5e tour :

15/11/86 à Ernée : MUC 72 bat l’Ernéenne 5-0 Trinita, Clément, Loison, Papillon, Milanese

6e tour :

30/11/86 à Écommoy : MUC 72 bat US Écommoy (DH) 1-0 Creff

 

7e tour :

21/12/86 à Mantes-la-Jolie : CA Mantes-la-Ville (DH) bat MUC 72 1-1 après prolongation. Loison.

Éliminé aux tirs au but : 5-4. Noms des tirs réussis non communiqués. Tir raté : Creff.

 

SAISON 1987-1988

TROISIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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Départs : Gilles Gomis (FC Lorient), Alain Oriard (FC Sablé), Frédéric Guici (Écommoy) et Patrick Milanese. Celui-ci hésite entre le FC Sablé voulant se renforcer et l’US Flèchoise qui accède en 4e Division et qui cherche un avant-centre. Dans le même temps, son copain Jean-Marc Trinita, part sous les drapeaux à Angers mais demeure muciste.

Arrivées : Christian Gourcuff renforce son compartiment offensif. Il recrute Pascal Affaire (ex-Bourges et Clermont-Ferrand), François Rémy (FC Nantes) et Alain Larvaron, un joueur expérimenté de 30 ans venant d’Angers SCO. Christian Gourcuff a dessiné le nouveau profil de son équipe. Il possède maintenant un milieu (Alain Larvaron) qui doit être, selon lui, son complément dans l’entre-jeu, un ailier de débordement (François Rémy) et un buteur (Pascal Affaire). Ces nouvelles signatures poussent la presse locale et nationale à désigner le MUC 72 comme favori logique du championnat de 3e division dans le groupe Ouest. L’an III du MUC débute sous les meilleurs auspices.

 

L’EFFECTIF DU MUC :

Gardiens : Alain Jacotin et Mario Acard.

Défenseurs : Pierre Crimetz, Joël Creff, Claude Taruffi, Christophe Jarno et Thierry Savignard.

Milieux : Jean-Marc Trinita, Régis Beunardeau, Christian Gourcuff (c), Alain Larvaron et Gilles Papillon.

Attaquants : François Rémy, Pascal Affaire, Philippe Loison, Éric Clément et Bruno Vérien.

 

LES TRAVAUX AU STADE

Conformément aux engagements de la municipalité menée par Robert Jarry, lors de l’été 1985, les vestiges du vieux vélodrome sont rasés et les vieux gradins installés face à la Tribune Officielle sont démontés. Une partie de ces gradins sera ultérieurement revendue à la ville d’Écommoy. A leurs places, sur les plans d’Alain Lorgeoux, la Municipalité de Robert Jarry fait construire une nouvelle tribune qui va permettre d’accueillir jusqu’à 5.700 spectateurs ce qui permet de recevoir 10.000 personnes dans un stade Léon Bollée refait à neuf. Si au moment des décisions, en 1985, l’entraîneur d’alors, Bernard Defferez était partisan d’un stade de football à l’anglaise, le Maire, à l’inverse souhaite conserver l’image omnisport du stade et décide de garder la piste d’athlétisme. Les travaux dureront jusqu’à l’été 1988. Une piste d’athlétisme sera construite au Stade Auguste Delaune sur le site de l’université.

 

UN DÉPART EN FANFARE

Le 15 août 1987, lors de son premier déplacement à Thouars, le MUC marque 6 buts... contre 4 encaissés. Cela débute bien. La suite et aussi glorieuse avec des succès importants à Angoulême (le 3 octobre 1987) et à La Rochelle (le 21 novembre 1987). En ces deux circonstances, les mucistes marquent des points précieux sur le plan psychologique.

 

LE DÉPART DE CLAUDE TARUFFI

Le club est obligé de se séparer de Claude Taruffi qui a le don de “miner” les entraînements par un comportement assez inacceptable, sans pour autant que ses qualités de joueur ne le lui permettent.

 

LA COUPE DE FRANCE

Le 20 décembre 1987 à Bollée, lors du 7e tour de la Coupe de France, face aux rennais, le MUC attire 5.828 spectateurs. Ce jour-là, il est éliminé (2-1) de la Coupe de France au tout dernier moment par le Stade Rennais FC ! Durant une heure, le jeu serré, tissé, brodé et déployé par les mucistes contre les protégés de Raymond Kéruzoré est réellement extraordinaire. A voir le bond de "Kéru" à la fin du match, il semble évident que l'entraîneur Rennais a eu très peur. Son équipe avait été balayée par des manceaux qui "récitaient" leur football. Celui dont ils étaient capables et que nous ne vîmes malheureusement que trop rarement.

 

LE CHAMPIONNAT

Lors de la venue d'Angoulême au Mans (le 26 mars 1988), les joueurs angoumoisins démontrent des qualités indéniables. Tout comme les rochelais qui ont le malheur de perdre au mauvais moment leur avant-centre Sabatier (quatre matchs de suspension). Le 16 avril 1988, la nette défaite enregistrée à domicile contre la lanterne rouge guingampaise faillit bien tout remettre en question. Finalement l'amour-propre des uns et des autres mais aussi et surtout les "sans-grades" d'une défense orchestrée par Alain Jacotin firent la différence. Les choletais terminèrent leur championnat dans l’anonymat. Probablement parce que leur très longue carrière en Coupe de France les a un peu démobilisés. C'est ainsi que le MUC accueillit les rochelais le 14 mai en position extrêmement favorable. En effet, les charentais auraient flirté avec la montée si le mercredi précédent ils avaient remporté à Brest leur match de retard. L’ayant perdu, l’ex-usmiste Luc Barraud et ses équipiers n'avaient plus grand espoir en arrivant au Mans en ce samedi estival. Devant un public record pour la jeune histoire du MUC (6.688 spectateurs), l’équipe de Gourcuff bat La Rochelle par 3 buts à 2. En s'imposant face aux rochelais ce 14 mai 1988, le MUC se donne le droit de rejoindre “la cour des grands en 2e Division”.

 

L'ACCESSION A LA DEUXIÈME DIVISION

Mais cette accession acquise ne restera pas gravée dans les mémoires. On aurait pu s’attendre à des débordements fort tard après-match. A une liesse populaire... Hormis quelques supporters qui défilèrent en ville drapeaux en mains, trompettes à la bouche, Le Mans n'explosa pas cette nuit-là comme on aurait pu l’espérer. A cause des travaux au stade Léon Bollée, le MUC finit sa saison à Mamers, face à Thouars, la pelouse de Bollée étant parsemée de buttes de terre digne d’un terrain de moto-cross. Il termine à la 2e place du classement à 1 point de la réserve du FC Nantes. Le MUC 72 porte 40 points à son actif. A noter, l’excellent goal-average : 62 buts (!) pour et 40 contre. Pascal Affaire en marquant 27 buts se hisse à la première place des buteurs de 3e Division, tous groupes confondus. Il quitte malheureusement l’équipe mancelle à la fin de la saison pour rejoindre Nîmes en 2e Division. Chez les jeunes du MUC 72, tout va bien puisque a “B” finit à la 3e place de la DH du Maine.

 

Le 14 mai au soir, le jour de l’accession à la 2e Division, j’ai repris goût au football en voyant les supporters du club fêter l’événement en chantant et klaxonnant dans les rues du Mans. Florian avait 7 ans et jouait déjà à l’ASPTT. C’est décidé, la saison prochaine, j’irai au stade avec lui.

 

1987-1988

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE TROISIÈME DIVISION (groupe Ouest) :

 

Entraîneur : Christian Courguff

15/08/87 à Thouars : MUC 72 bat CS Thouars 6-4 Rémy (2), Affaire (3), Jarno

22/08/87 à Redon : USSC Redon et MUC 72 0-0

29/08/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat Véloce Vannetais 2-1 Affaire, Trinita

05/09/87 à Brest : FC Brest-Armorique (B) bat MUC 72 2-0

12/09/87 à Léon Bollée : MUC 72 et Chamois Niortais FC (B) 0-0

20/09/87 à St-Malo : US Saint-Malo et MUC 72 2-2 Loison (2)

26/09/87 à Léon Bollée : MUC 72 et FC Nantes (B) 1-1 Affaire

03/10/87 à Angoulême : MUC 72 bat AS Angoulême 2-0 Larvaron, Rémy

10/10/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat US Montagnarde 3-1 Affaire (3)

24/10/87 à Léon Bollée : UCK Vannes bat MUC 72 2-1 Affaire

31/10/87 à Laval : Stade Lavallois (B) bat MUC 72 2-1 Loison

07/11/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat SO Cholet 2-0 Rémy, Affaire

11/11/87 à Guingamp : MUC 72 bat En Avant Guingamp (B) 6-1 Affaire, Vérien, Larvaron (2), Rémy,

Papillon

21/11/87 à La Rochelle : MUC 72 bat Entente Rochelaise 3-0 Affaire (2), Loison

05/12/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat Stade Rennais FC (B) 2-1 Vérien, Loison

12/12/87 à Léon Bollée : MUC 72 bat USSC Redon 3-0 Affaire, Loison, Larvaron

20/02/88 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC Brest-Armorique (B) 2-1 Vérien, Loison

27/02/88 à Niort : MUC 72 bat Chamois Niortais FC (B) 1-0 Affaire

05/03/88 à Léon Bollée : MUC 72 bat US Saint-Malo 5-1 Affaire (3), Rémy, Vérien

12/03/88 à Vannes : Véloce Vannetais et MUC 72 1-1 Affaire

19/03/88 à Nantes : FC Nantes (B) bat MUC 72 5-2 Savignard, Affaire

26/03/88 à Léon Bollée : MUC 72 bat AS Angoulême 2-0 csc, Vérien

09/04/88 à Lochrist : US Montagnarde bat MUC 72 1-0

16/04/88 à Léon Bollée : En Avant Guingamp (B) bat MUC 72 3-0

23/04/88 à Vannes : MUC 72 bat UCK Vannes 4-3 Jarno, Affaire, Vérien, Larvaron

30/04/88 à Léon Bollée : MUC 72 bat Stade Lavallois (B) 2-0 Affaire, Rémy

07/05/88 à Cholet : MUC 72 bat SO Cholet 2-1 Affaire, Loison

14/05/88 à Léon Bollée : MUC 72 bat Entente Rochelaise 3-2 Affaire (3)

28/05/88 à Rennes : Stade Rennais FC (B) et MUC 72 3-3 Loison, Larvaron, Affaire

04/06/88 à Mamers : CS Thouars bat MUC 72 3-1 Trinita

 

MUC 72 : 2e sur 16 avec 40 points.

Statistiques : 17 victoires, 6 nuls et 7 défaites, buts pour : 62, buts contre : 41, différence : + 21.

Pour la saison 1988-1989, l’équipe B du FC Nantes ne pouvant monter en 2e Division, c’est le MUC 72 qui y accédera.

 

COUPE DE FRANCE :

 

5e tour :

15/11/87 à Mayenne : MUC 72 bat CA Mayennais 3-0 Larvaron (3)

 

6e tour :

29/11/87 à La Flèche : MUC 72 bat US La Flèche 1-0 Loison

 

7e tour :

20/12/87 à Léon Bollée : Stade Rennais FC (D2) bat MUC 72 2-1 Vérien

 

SAISON 1988-1989

DEUXIÈME DIVISION (LFP) & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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Christian Gourcuff dispose du plus petit budget de la 2e Division (7,3 millions). Malgré tout, il renforce son équipe.

 

Départs : Pascal Affaire (Nîmes en Division 2), Joël Creff (il décide d’encadrer les jeunes de l’équipe B) et Éric Clément.

Arrivées : Christian Gourcuff fait venir deux anciens camarades du Football-Club de Lorient : Albert Nelson et Claude Colas, les yougoslaves Ratko Dostanic (ex-Bourges et SM Caen) et Sanid Beganovic du Vojvodina de Novisad en Yougoslavie (ils ont tous les quatre, plus de trente ans) et deux régionaux : Christian Penaud (SO Cholet) et Régis Garrault (Laval). Richard Viot, un jeune du club de 17 ans, va commencer en A.

 

L’EFFECTIF DU MUC 72 :

Gardiens : Alain Jacotin et Mario Acard.

Défenseurs : Christian Penaud, Pierre Crimetz, Ratko Dostanic, Albert Nelson, Thierry Savignard et Christophe Jarno.

Milieux : Jean-Marc Trinita, Régis Beunardeau, Christian Gourcuff (c), Alain Larvaron, Gilles Papillon et Richard Viot.

Attaquants : François Rémy, Sanid Beganovic, Claude Colas, Régis Garrault, Philippe Loison et Bruno Vérien.

 

L’INAUGURATION DE LA NOUVELLE TRIBUNE

Robert Jarry inaugure le nouveau stade “complètement rénové et restructuré” le 8 septembre 1988, alors que la pelouse, livrée en camion frigorifique de Hollande, n’est pas encore stabilisée. Les féminines et les jeunes de l’USM profiteront des terrains annexes et des vestiaires aménagés sous la nouvelle tribune.

 

UN DÉBUT DE CHAMPIONNAT CHAOTIQUE

Le MUC 72 connaît un début de saison très difficile. Il commence la saison en jouant à La Flèche et au stade Pierre Piffault. Au cours de ses treize premiers matchs, il ne connaît pas une seule fois la victoire. Malgré une légère embellie en octobre, les résultats sportifs tournent à la catastrophe. Les nouvelles recrues, à l’exception de Ratko Dostanic, déçoivent. Christian Gourcuff et le président Roland Grandier recrutent l’attaquant Jean-Luc Lemonnier (RC Strasbourg). Ce joker se blesse très rapidement et reste indisponible pour le reste de la saison. La crise couve au sein du club... Christian Gourcuff campe sur ses positions. Il aurait confié à un journaliste : "Je suis prêt à mourir pour mes convictions". J’en doute un peu quand même...

 

LA COUPE DE FRANCE

L’élimination au 8e tour de la Coupe de France, le 17 décembre 1988, au stade Léon Bollée, par la modeste équipe du Cercle Paul Bert Nord-Ouest de Rennes (DH), 4 à 2 après prolongations, sert de déclic à la crise qui éclate entre la Mairie et l’équipe dirigeante.

 

LA DÉMISSION DE ROLAND GRANDIER

La démission de Roland Grandier, déposée depuis septembre est acceptée lors de la réunion qui a lieu au lendemain du match. Une équipe formée autour de Roger Leroy assure l’intérim.

 

LE LIMOGEAGE DE CHRISTIAN GOURCUFF

La nouvelle équipe reproche à Christian Gourcuff, un jeu collectif tourné vers l’offensive. Elle lui demande d’être plus réaliste et de pratiquer un football plus “moderne”. La blessure de Colas, peu de temps avant la pause hivernale, n’arrange rien. L’entraîneur refuse de changer son style de jeu : “Je donne la priorité au style par rapport au résultat”. Courant janvier, il se retrouve brutalement limogé par l’équipe dirigeante.

 

L'ARRIVÉE DE CHRISTIAN LETARD

A la fin janvier 1989, on fait appel pour le remplacer, à Christian Letard, l’ancien entraîneur de La Roche-sur-Yon. Il est préféré à Patrick Parizon (ex-Niort) et à Jacky Le Mée (ex-Orléans). Christian Letard signe un contrat de trois ans et demi avec le MUC 72 et commence à envisager avec le président Leroy, le passage du club au statut professionnel et la création d’un Centre de Formation. Il va mettre en place un style de jeu plus prudent que celui de Christian Gourcuff, avec deux attaquants et un milieu renforcé. Le public du stade Léon Bollée voit rapidement la différence. Nous n’assistons plus à un “football d’art” mais à un “football méthodique” dirigé par un comptable. Sachez que je n’ai rien contre les comptables et que j’ai toujours eu d’excellentes relations avec Chiristian Letard. Il faut peut-être en passer par là pour s’imposer...

 

LA DESCENTE EN TROISIÈME DIVISION

Le retour en cours de saison de Pascal Affaire qui ne s’est pas adapté à l’équipe de Nîmes, ne peut empêcher l’équipe de terminer 18e et dernière avec 18 points et de redescendre en 3e Division, à la fin de la saison. Par contre, les jeunes du MUC 72 (B) remportent le titre de champion de Division d’Honneur de la ligue du Maine et accèdent à la 4e Division.

 

LAVAL QUITTE LA PREMIÈRE DIVISION

Parallèlement aux déconvenues du Mans, les affaires du Stade Lavallois ne vont pas mieux. Le chiffre 13 aura porté malheur aux “tangos”. En effet, près 13 saisons passées parmi l'élite, le Stade Lavallois termine sa saison relégable et va donc retrouver la 2e Division. Et malgré des hauts et des bas, ils n'ont jamais réussi à renouer abec leur glorieux passé...

 

 

 

 

 

1988-1989

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE DEUXIÈME DIVISION (groupe B) :

 

Entraîneur : Christian Courguff

16/07/88 à Gueugnon : FC Gueugnon bat MUC 72 1-0

23/07/88 à La Flèche : MUC 72 et En Avant Guingamp 2-2 Beganovic, Dostanic

27/07/88 à Quimper : Quimper CFC bat MUC 72 2-0

30/07/88 à Pierre Piffault : MUC 72 et Stade de Reims 2-2 Beganovic (2)

06/08/88 à Abbeville : SC Abbeville et MUC 72 2-2 Beunardeau, Beganovic

13/08/88 à Pierre Piffault : FC Mulhouse 1893 bat MUC 72 2-0

17/08/88 à Valenciennes : US Valenciennes-Anzin bat MUC 72 3-0

20/08/88 à Pierre Piffault : US Créteil bat MUC 72 2-0

27/08/88 à Pierre Piffault : MUC 72 et AEP Bourg-sous-La Roche 1-1 Colas

03/09/88 à Rennes : Stade Rennais FC bat MUC 72 6-0

10/09/88 à Léon Bollée : FC Brest-Armorique bat MUC 72 3-1 Larvaron

17/09/88 à Nancy : AS Nancy-Lorraine bat MUC 72 3-0

20/09/88 à Léon Bollée : MUC 72 et Angers SCO 1-1 Beganovic

01/10/88 au Touquet : MUC 72 bat Le Touquet AC 2-1 Garrault, Beganovic

08/10/88 à Léon Bollée : MUC 72 bat AS Beauvais-Marissel 1-0 Beganovic

15/10/88 à Dunkerque : MUC 72 bat USL Dunkerque 1-0 Larvaron

29/10/88 à Léon Bollée : MUC 72 et FC Rouen 0-0

05/11/88 à Guingamp : En Avant Guingamp bat MUC 72 2-0

12/11/88 à Léon Bollée : Quimper CFC bat MUC 72 4-2 Loison, Garrault

26/11/88 à Reims : Stade de Reims bat MUC 72 5-1 Beganovic

03/12/88 à Léon Bollée : MUC 72 bat SC Abbeville 2-0 Beganovic, Garrault

10/12/88 à Mulhouse : FC Mulhouse 1893 bat MUC 72 1-0

 

Entraîneur : Christian Letard

11/02/89 à Léon Bollée : MUC 72 et US Valenciennes-Anzin 1-1 Garrault

18/02/89 à Créteil : US Créteil bat MUC 72 3-1 Beganovic

22/02/89 à La Roche : AEP Bourg-sous-La Roche bat MUC 72 3-0

25/02/89 à Léon Bollée : Stade Rennais FC bat MUC 72 5-0

11/03/89 à Brest : FC Brest-Armorique bat MUC 72 1-0

18/03/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat AS Nancy-Lorraine 2-1 Affaire (2)

25/03/89 à Angers : Angers SCO bat MUC 72 1-0

01/04/89 à Léon Bollée : MUC 72 et Le Touquet AC 1-1 Affaire

12/04/89 à Beauvais : AS Beauvais-Marissel bat MUC 72 2-0

22/04/89 à Léon Bollée : USL Dunkerque bat MUC 72 3-1 Rémy

06/05/89 à Rouen : FC Rouen et MUC 72 2-2 Beunardeau, Garrault

13/05/89 à Léon Bollée : FC Gueugnon bat MUC 72 3-1 Beganovic

 

A titre exceptionnel, la victoire rapporte 3 points

MUC 72 : 18e sur 18 avec 24 points.

Statistiques : 5 victoires, 9 nuls et 20 défaites, buts pour : 27, buts contre : 69, différence : - 42.

Pour la saison 1989-1990, le MUC 72 est rétrogradé en 3e Division.

 

COUPE DE FRANCE :

 

7e tour (avec Christian Courguff) :

16/12/88 à Léon Bollée : Paul-Bert N-O de Rennes (DH) bat MUC 72 4-2 après prolongation. Beganovic, Loison

 

 

SAISON 1989-1990

TROISIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)

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L’objectif de Christian Letard est, bien sûr, la remontée en 2e Division. Celui-ci devrait être atteint, au plus tard, lors de sa seconde saison complète au Mans, en 1990-1991.

 

Départs : Sanid Beganovic (Créteil), Alain Larvaron (entraîneur à Loudun), Jean-Marc Trinita et Bruno Vérien (Ancenis), Albert Nelson, Claude Colas, Jean-Luc Lemonnier et Thierry Savignard.

Arrivées : Le manceau Thierry Froger (26 ans) qui a joué à à Lille en 1e Division puis à Grenoble en 2e Division est de retour au Mans. Contrairement à Christian Gourcuff qui semblait manquer de contact auprès de ses joueurs, Christian Letard n’hésite pas à faire venir ses connaissances au Mans. Ainsi, Fabrice Moreau, (ex-La Roche-sur-Yon et PSG), Youssef Touati (ex-PSG et Red Star) et surtout Joël Bossis (24 ans, le jeune frère de Maxime) qui a joué à La Roche-sur-Yon, signent au MUC. Il complète son recrutement avec Marc Eschbach (23 ans, ex-Strasbourg et Abbeville). En plus, des jeunes de l’équipe B (qui évolue en 4e Division) tels qu’Olivier Legrand (formé à l’USM), et Cyril L'Helgouach seront inclus à l’équipe fanion pour quelques matchs. Le dernier d’entre eux, alors junior, signera pour le Stade Rennais FC en 1e Division à la fin de la saison. Jean-Luc Oltra (ex-Nice) rejoindra l’effectif manceau un peu plus tard, en cours de saison.

 

L’EFFECTIF DU MUC 72 :

Gardiens : Alain Jacotin (c) et Mario Acard.

Défenseurs : Christian Penaud, Pierre Crimetz, Ratko Dostanic, Thierry Froger, Marc Eschbach et Christophe Jarno.

Milieux : Fabrice Moreau, Régis Beunardeau, Youssef Touati, Joël Bossis, Gilles Papillon et Richard Viot.

Attaquants : François Rémy, Régis Garrault, Pascal Affaire et Philippe Loison.

 

LES CARTES POSTALES DES JOUEURS

C’est avec Christian Letard, que le MUC 72 a fait éditer la première collection de cartes postales des joueurs du club. iIl s’agit d’une série de portraits noir et blanc. Tous les joueurs du club qui figurent dans l’effectif ci-dessus (sauf Richard Viot) en bénéficient. Je me suis mis en demeure d’avoir la collection complète (17 cartes postales) dédicacée par chaque joueur. Je l’ai gardé précieusement. C’était une bonne idée. Tous les sportifs de haut niveau avaient leur carte postale : les cyclistes du Tour de Fance, les pilotes automobiles. Tous, sauf les footballeurs du Mans. Voilà une lacune comblée.

 

CHAMPION DE TROISIÈME DIVISION

En championnat, la saison se déroule très bien et le MUC 72 termine premier du groupe Ouest. Le retour en 2e Division se fait donc après une seule saison en 3e Division. L’équipe B termine à la 4e place du Groupe D de 4e Division.

 

Le 2 septembre 1989, mon frère vient me chercher à la maison et me propose d’aller à Angers, au Stade Jean Bouin, assister au match Angers SCO (B) contre le MUC 72. Grâce à un but du jeune Vincent Girard, qui joue habituellement avec l’équipe B, les deux équipes se quittent dos à dos (1-1). Le 28 octobre 1989, toujours avec Jean-Yves nous allons à Laval. Cette fois, le MUC 72 colle un 3-0 au Stade Lavallois B (buts de Garrault, Bossis et Affaire). Point commun entre ces deux rencontres : que c’est triste un grand stade vide ! Dans les deux cas, le MUC a affronté la réserve de l’équipe “pro”. Vivement que nous rencontrions les équipes premières !

 

Le 20 janvier 1990, mon fils Florian, 8 ans, et moi allons à Vannes, avec le car des supporters, voir un match de championnat au stade de la Rabine. Sur ce petit stade sympa, par un bel après-midi ensoleillé nous assistons à une rencontre agréable au cours de laquelle, le Véloce Vannetais et le MUC font match nul, 1-1 (but de Régis Garrault). Un bon souvenir...

 

LA COUPE DE FRANCE

Pour la toute première fois avec Florian, le 11 novembre 1989, je me rends à Évron pour assister à un match du MUC à l’extérieur. Je suis revenu satisfait de cette petite balade en Mayenne, car Florian ce jour-là, a vu cinq buts signés Loison, Froger, Bossis, Garrault et Houssin.

 

Le 28 janvier 1990, à l’occasion du 8e tour de la Coupe de France, les joueurs du MUC 72 se voient offrir un voyage à La Réunion. Là, je ne pouvais y aller et j’ai écouté le match à la radio, à la maison. Je fêtais mon 39e anniversaire avec mes parents. Après 120 mn de jeu, les deux équipes sont encore à égalité : 1-1 (but de joël Bossis). Le MUC se fait éliminer au tirs au but par l’équipe de Saint-Pierre menée par un certain Roger Milla.

 

LES MATCHS DE COUPE DE FRANCE AU STADE LÉON BOLLÉE

Le 17 février, le public manceau assiste au stade Léon Bollée à un match de 1/32e de finale de cette même Coupe de France. Le Racing de Paris 1 avec Pascal Olmetta et Ali Ben Mabrouk bat Angers SCO, 3-2 après prolongation. Les parisiens iront jusqu’à la finale au Parc des Princes, où ils seront battus par Montpellier, 2-1 (but de David Ginola). Lors de ce match de Coupe, Florian était ramasseur de balles avec ses copains du CO Pontlieue.

 

 

 

 

 

 

1989-1990

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE TROISIÈME DIVISION (groupe Ouest) :

 

Entraîneur : Christian Letard

12/08/89 à Ancenis : MUC 72 bat RC Ancenis 2-1 Garrault, Froger

19/08/89 à Cherbourg : AS Cherbourg et MUC 72 0-0

26/08/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat Véloce Vannetais 3-0 Bossis (2), Affaire

02/09/89 à Angers : Angers SCO (B) et MUC 72 1-1 Girard

09/09/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat US Saint-Malo 3-0 Penaud, Affaire, Bossis

16/09/89 à Concarneau : MUC 72 bat US Concarneau 2-1 Garrault, Affaire

23/09/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC St-Lô 3-0 Bossis (2), Garrault

30/09/89 à Guingamp : En Avant Guingamp (B) bat MUC 72 3-1 Papillon

06/10/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC Nantes (B) 1-0 Penaud

14/10/89 à Lochrist : US Montagnarde et MUC 72 1-1 Dostanic

21/10/89 à Léon Bollée : MUC 72 et UCK Vannes 1-1 Garrault

28/10/89 à Laval : MUC 72 bat Stade Lavallois (B) 3-0 Garrault, Bossis, Affaire

04/11/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat FC Brest-Armorique (B) 1-0 Affaire

18/11/89 à La Rochelle : Entente Rochelaise bat MUC 72 2-1 Bossis

02/12/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat Stade Rennais FC (B) 1-0 Oltra

09/12/89 à Léon Bollée : MUC 72 et AS Cherbourg 0-0

20/01/90 à Vannes : Véloce Vannetais et MUC 72 1-1 Garrault

03/02/90 à Léon Bollée : Angers SCO (B) bat MUC 72 2-1 Bossis

10/02/90 à St-Malo : MUC 72 bat US Saint-Malo 2-1 Affaire, Penaud

24/02/90 à Léon Bollée : MUC 72 et US Concarneau 0-0

03/03/90 à St-Lô : MUC 72 bat FC Saint-Lô 2-1 Affaire, Bossis

17/03/90 à Léon Bollée : MUC 72 bat En Avant Guingamp (B) 2-0 Affaire, Rémy

24/03/90 à Nantes : FC Nantes (B) bat MUC 72 3-2 Affaire, Garrault

31/03/90 à Léon Bollée : MUC 72 bat US Montagnarde 1-0 Moreau

07/04/90 à Vannes : UCK Vannes et MUC 72 2-2 Rémy, Beunardeau

21/04/90 à Léon Bollée : MUC 72 et Stade Lavallois (B) 0-0

28/04/90 à Brest : FC Brest-Armorique (B) et MUC 72 1-1 Bossis

05/05/90 à Léon Bollée : MUC 72 bat Entente Rochelaise 5-1 Beunardeau, Affaire, Garrault, Bossis, Touati

12/05/90 à Rennes : MUC 72 bat Stade Rennais FC (B) 3-1 Garrault (2), Affaire

19/05/90 à Léon Bollée : MUC 72 bat RC Ancenis 5-0 csc, Affaire, Bossis, Froger, Loison

 

La victoire rapporte de nouveau 2 points

MUC 72 : 1er sur 16 avec 42 points.

Statistiques : 16 victoires, 10 nuls et 4 défaites, buts pour : 51, buts contre : 23, différence : + 28.

Pour la saison 1990-1991, le MUC 72 accède à la 2e Division.

 

COUPE DE FRANCE :

 

5e tour :

11/11/89 à Évron : MUC 72 bat CA Évron 5-0 Loison, Froger, Bossis, Garrault, Houssin

6e tour :

25/11/89 à La Flèche : MUC 72 bat US La Flèche (D4) 5-1 Loison (2), Garrault, Froger, Bossis

 

7e tour :

16/12/89 à Léon Bollée : MUC 72 bat UCK Vannes (D3) 6-3 Loison, Bossis, Garrault (2), Oltra, Affaire

8e tour :

28/01/90 à St-Pierre : La St-Pierroise bat MUC 72 1-1 après prolongation. Bossis

Éliminé aux tirs au but : 4-1. Tir réussi de Dostanic, tirs ratés de Bossis, Affaire. Les deux derniers tirs sont inutiles.